‹ Les Sonnets de la guerreChapitre 54 sur 74 · BOUVINES · texte numérisé non relu

BOUVINES

Passant, arrête-toi : cette plaine est Bouvlne.

Ici, l'envahisseur germain fut rejeté.

Et l'on vit se fonder la durable unité

D une France obstinée à demeurer latme.

Ces champs dont la moisson à tous les vents s'mchne. Le sang qui les couvrit fit leur fertilité ; Cet horizon de calme et de sérénité Fut fatal à l'orgueil de la race voisine.

Ici l'on vit combattre et vaincre, un contre trois, Les Français, et flotter l'oriflamme des rois Au-dessus d'une enseigne en nos mains prisonnière.

Passant, au monde entier dis que comme autrefois

La nation demeure héroïque et guerrière

Où le vieux sang romain se mêle au sang gaulois.

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