A L AUTEUR
des SONNEURS DE SONNETS
Frère, c'est bien parler. Foin i:}es sonneurs de cor Où maint aigle a brisé son front, faute d'espace, L'apcfte de Ronsard passe libre et repasse, Car l'horizon des fleurs suffit à son essor.
Alvéole et sonnet tiennent la mi}mc place, Et la Muse f;auloisc est sœur des mouches d'or : Leur murmure est musique, clic en retint l'accord ; Leur forme est élégance, elle en garda la grâce.
Sonnons comme l'abeille, et, comme elle, volons Ni trop haut, ni trop bas, des coteaux aux vallons, Cueillant les sucs divins et les senteurs suaves,
Tandis qu'au sol cloué par l'élytre exécré, Le béat escarbot, stercoraire sacré.
S'ébat dans les odeurs Jétides et les baves.
2 avril 1867.