TOME V CHAPITRE ÏX
Dans les trois premiers volumes de la Bibliographie ont été énumérées et analysées les sources générales qui permettent de connaître l'histoire d'un homme, d'une période, d'une guerre, d'un règne. Mais les notions seraient incomplètes si l'on se bornait à consulter exclusivement ces sources.
Avec le quatrième volume a donc commencé ce que Ton peut appeler l'étude des sources particulières : personne en effet ne contestera la nécessité de savoir quelles appréciations, impartiales ou non, les journaux et les pamphlets ont portées sur certains événements et certains personnages.
La même préoccupation a présidé à l'élaboration du présent volume, destiné à signaler les documents publiés sur des faits particuliers d'histoire politique et militaire, sur des « détails ».
Sans doute la Bibliothèque historique du Père Lelong énumère beaucoup de ces sources. Mais, depuis son apparition, les recherches des érudits ont continué, se sont développées et ont abouti à la mise au jour de relations, lettres, mémoires, etc., inconnus au xvme siècle. Les travailleurs provinciaux surtout, flattés peut-être de découvrir un texte, une pièce, qui leur paraissait devoir faire honneur à leur petite patrie, ont répandu à foison dans les revues des sociétés, dont ils étaient membres, le résultat de leurs investigations pa-
tientes dans les archives communales et départementales. Les éditeurs de mémoires ou correspondances ont, eux aussi, pris l'habitude fort louable d'ajouter au texte, qu'ils publiaient, des pièces justificatives en nombre plus ou moins grand. Il serait évidemment regrettable que toutes ces découvertes, dispersées à l'infini, restassent ignorées. Car, si, souvent, certaines ne peuvent intéresser l'historien, d'autres apportent des indications utiles et parfois précieuses.
Comment caractériser ces sources multiples, tantôt simples plaquettes de quelques pages, tantôt écrits plus développés, mais généralement assez brefs? De prime abord, leur importance apparaît fort minime et l'on est amené à se demander si ces « détails » sont réellement importants pour l'histoire du xvne siècle. En modifier les grandes lignes, on ne saurait évidemment le prétendre avec leur aide, et il a été indispensable pour nous de rejeter de nombreux écrits de cette sorte, qui n'avaient aucune valeur. Leur intérêt se montre seulement quand on projette d'étudier à fond un point particulier, par exemple un siège ou une bataille, une révolte, une négociation, un homme, etc. Rien alors n'est négligeable, et ces ouvrages, menus le plus souvent, permettent de combler une lacune, d'atteindre une précision satisfaisante, de lever un doute, de caractériser un personnage, son action, sa responsabilité dans un événement quelconque. Les Etats-Généraux de 1614, le siège de La Rochelle, la Fronde en province, les négociations de Westphalie ou de Nimègue, la bataille de Denain, pour ne citer que quelques exemples pris au hasard, ne s'éclairent-ils pas à la lecture des relations, courtes sans doute, mais curieuses, dues à des témoins oculaires et rédigées, peut-on dire, à l'instant même? Pour l'histoire générale, ces écrits ne sont guère utiles : pour les détails, ils ont une valeur, parfois même très grande.
Dans cette masse de documents, les recherches auraient été facilitées s'il avait été formé des recueils généraux, dans lesquels auraient été publiés des documents embrassant une longue période. Il n'existe pas de recueils de ce genre, — et cela est d'ailleurs com-
préhensible, — pour l'histoire politique intérieure aux aspects si variés et si changeants selon les époques.
11 en est autrement pour la diplomatie1. Des traités, des instructions, des correspondances ont été rassemblés dans des ouvrages qui constituent ainsi de réels instruments de travail et auxquels il est presque toujours nécessaire de recourir. Sans doute ces recueils ne sont pas parfaits : ils ont même été l'objet de critiques assez vives. A ceux qui renferment le texte des traités, par exemple, on a reproché d'être incomplets et, surtout, d'omettre les conventions secrètes ; à ceux qui reproduisent les instructions données aux ambassadeurs, de ne pas traduire exactement la politique des souverains, dont les intentions ou les projets ont dû aux circonstances d'être lîien souvent modifiés. Justifiées ou non, ces réserves ne doivent pas nous interdire de signaler, dès le début de ce chapitre, les ouvrages généraux qui peuvent être utiles pour l'étude de plusieurs périodes, nous réservant d'indiquer à leur place chronologique ceux qui se rapportent à l'histoire d'une époque restreinte et nettement délimitée et de compléter ces renseignements dans le chapitre consacré aux Sources étrangères.
Recueils de traités.
3205. Ci-iifflet (Jean Jacques), 1588-1673. Recueil des traités de paix, trêves et neutralité entre les couronnes de France et aVEs-
1. La diplomatie prenant une importance de plus en plus grande, il était inévitable que des traités techniques fussent rédigés. Certains d'entre eux sont intéressants, p. ex. les trois suivants. — Rousseau de Chamoy (Louis), 1645?- 1711, L'idée du parfait ambassadeur, pub. p. L. Delavaud, Paris, 1912, in-8°, 55 p. : dédié à Pomponne en 1697, cet ouvrage d'un homme qui fut chargé de nombreuses missions est le « manuel du diplomate ». — Callières (François de), 1G45-1717, De la manière de négocier avec les souverains, Paris, 1716, in-12", 400 p. : nombreuses édit. jusqu'en 1757, — trad. angl. et ital. Callières, qui a joué un grand rôle dans les négociations avec la Hollande pour préparer le congrès de Ryswick, prouve, par les nombreux conseils qu'il donne, qu'il était un homme fort avisé et expérimenté. — Pecquet (Antoine), 1668-1728, De l'art de négocier, Paris, 1737, in-12°, — La Haye, 1738, 128 p. Premier commis de Torcy, Pecquet a voulu compléter l'ouvrage précédent qu'il trouvait trop théorique et multiplie les conseils pratiques.
pagne, Anvers, 1643, in-12°. — Aut. édit. : Anvers, 1645, 1650, 1664 (473 p., plus les tables).
Franc-Comtois, sujet du roi d'Espagne, médecin très réputé, Chifflet a réuni dans son ouvrage les actes diplomatiques signés entre les deux pays de 1526 à 1659. En réalité, deux traités seulement sont utiles pour l'histoire du xvne siècle : celui de 1611 relatif à la neutralité entre les « duché et comté de Bourgogne » et celui des Pyrénées de 1659. Chifflet reproduit simplement le texte, mais n'ajoute aucune note.
3206. Rymer (Thomas), 1641-1713. Fœdera, conventiones, litlerse et cujuscumque generis acta publica inter reges Anglise et alios quosvis lmperatores, reges, pontifices, principes et communitates, Londres, 1704-1735, in-f°, 20 vol.
Chargé par la reine Anne de composer un recueil de documents depuis le début du xne siècle, Rymer fit exécuter un très grand nombre de copies dans les archives : à partir de 1707, Robert Sanderson lui fut adjoint et c'est lui qui a publié les derniers volumes. Pour le xviie siècle, il faut voir depuis le tome XVI : la publication s'arrête à l'année 1654. On peut y rencontrer des actes importants pour l'histoire de France.
G. Holmes donna une seconde édition plus correcte à Londres, 1737-1745, in-f°, 10 vol. (v. les t. VII à IX). — La « Record Commission » en entreprit une troisième en 1816, mais ne la poussa que jusqu'à l'année 1383. — Consulter, pour faciliter les recherches, le Syllabus of Rymer s Fœdera, pub. p. Sir Thomas Duffus Hardy, Londres, 1869-1885, in-4°, 3 vol.
3207. Recueil de traités de confédération et d'alliance entre la couronne de France et les princes et états étrangers depuis l'an MDCXXI jusques à présent, 1651, in-8°. — Aut. édit. : Amsterdam ou si., in-12°, 1664, 1668, 1672, etc.
Entreprise d'un libraire, qui augmente son volume avec les années : simple reproduction du texte des traités, aucune annotation ou explication.
3208. Recueil des traités de paix, de trêve, de neutralité, de confédération, d'alliance et de commerce, faits par les rois de
France avec tous les princes et potentats de l'Europe et autres depuis près de trois siècles, Paris, 1693, in-4°, 6 vol.
Recueil connu sous le nom de recueil Léonard, du nom du libraire-éditeur. Dès 1692, celui-ci avait fait paraître une première ébauche avec des Observations historiques et politiques sur les traités des princes, rédigées par Nicolas Amelot de La Houssaye.
Il ne s'agit en réalité que des traités conclus par la France : pour le xvue siècle, v. les t. III à VI. Lenglet-Dufresnoy (t. II, p. 381) signale des inadvertances. Dumont (v. ci-dessous) dans son Corps diplomatique, édit. de 1726, t. I, préface, écrit : « Ce n'est point un livre qui puisse beaucoup servir à la connaissance du droit public de France. On ne peut pas dire non plus que ce soit une collection du droit des gens universel, puisqu'on n'y trouve que des traités, manifestes, déclarations de guerre et autres semblables pièces concernant les intérêts de la couronne de France » .
3209. Recueil des principaux traités de paix faits et conclus pendant ce siècle..., Luxembourg, 1698, in-12°.
Ce recueil comprend les traités de 1648 à 1697, mais l'éditeur publie seulement les grandes conventions : de là de nombreuses lacunes. De plus, il s'-agit uniquement du texte : aucun commentaire.
3210. Dumont (Jean), 1666-1726. Nouveau recueil des traités d'alliance, de trêve, de paix, de garantie et de commerce faits et conclus entre les rois, princes et étals souverains de l'Europe depuis la paix de Munster jusques à l'année 1709, Amsterdam, 1710, in-12°, 2 vol.
Dumont, dont il a été déjà question (chapitres Géographie et Journaux et Pamphlets), a réuni dans ce volume de nombreux actes diplomatiques, sauf les grands traités : son recueil peut ainsi servir de complément aux autres qui l'ont précédé. Généralement, Dumont indique la source où il a puisé; il publie le texte, quelquefois même les articles secrets; mais il n'insère aucun commentaire. Dans son ouvrage, on trouve peu de traités signés par la Fiance.
Voir : — n° 3212.
3211. Les grands traités du règne de Louis XIV, pub. p. H. Vast, Paris, 1893-1899, in-8°, 3 vol.
Le t. I comprend les traités de Munster, de la Ligue du Rhin et des Pyrénées : le t. H, ceux d'Aix la Chapelle, de Nimègue, de Saint-Germain, de Ratisbonne, de Turin et de Ryswick; le t. III, ceux d'Utrecht, de Rastadt et de Bade. L'éditeur publie le texte intégral, ajoute de longues introductions, une bibliographie et, parfois, des pièces annexes : indication des sources manuscrites et imprimées et aussi des ouvrages contemporains. Recueil très utile.
3212. Dumont (Jean), 1666-1726. Corps universel diplomatique du droit des gens, contenant un recueil des traités d'alliance, de paix, de trêve, de neutralité, de commerce, d'échange, de protection et de garantie, de toutes les conventions, transactions, pactes, concordats et autres contrats, qui ont été faits en Europe depuis le règne de l empereur Charlemagne jusqu'à présent, Amsterdam, 1726-1731, in-fo, 8 vol.
Pour le xviic siècle, v. du t. V (partie 2) au t. VIII (partie 1), . ainsi que le t. III du Supplément, pub. p. J. Rousset en 1739.
Dumont travailla quinze ans à ce recueil et, dans la préface, il explique longuement comment il a conçu son ouvrage. Celui-ci contient des pièces de toutes sortes, avec indication de la source. Mais il est incomplet puisqu'on n'y trouve pas les traités secrets. De plus, aucune traduction du texte en langue étrangère, aucune note historique, aucun commentaire : les copies ne sont pas toujours exactes. Malgré ces imperfections, le recueil de Dumont a une importance capitale.
On peut d'ailleurs suppléer à l'absence de commentaire par les deux ouvrages suivants :
— Saint-Prest (Yves de). Histoire des traités de paix et autres négociations du XVIIe siècle depuis la paix de Vervins jusqu'à la paix de Nimègue, Amsterdam, 1725, in-f°, 2 vol.
Saint-Prest, secrétaire de Torcy, a pu se documenter aisément. Son ouvrage, aux divisions très nettes, est un résumé historique des conditions qui ont provoqué la conclusion de chaque traité : on y trouve toutes les notions indispensables.
— Flassan (de). Histoire générale et raisonnèe de la diplomatie
française depuis la fondation de la monarchie jusqu'à là fin du
règne de Louis XVI, Paris, 1809, in-8°, 6 vol. (2e édif., 1811, 7 vol.).
Historiographe du ministère des Affaires étrangères jusqu'en 1829. Flassan a pu composer un ouvrage qui, malgré des lacunes et des inexactitudes, reste encore utile : seuls les t. II, III et IV concernent le xvne siècle.
Voir : — n° 3210.
3213. Lamberty (Guillaume de), 1660?-I742. Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIIe siècle, contenant les négociations, traités, résolutions et autres documents authentiques, concernant les affaires d'état, liés par une narration historique des principaux événements dont ils ont été précédés ou suivis, et particulièrement de ce qui s'est passé à La Haye, qui a toujours été comme le centre de toutes les négociations, La Haye, 1724-1734, in-4°, 12 vol. — Aut. édit. : Amsterdam, 1735 et sq., in-4°, 14 vol.
Suisse d'origine italienne, né dans le canton des Grisons, Lamberty devint en Hollande l'ami de Bayle et le secrétaire de Bentinck, comte de Portland, favori et ambassadeur de Guillaume III : il fut chargé de plusieurs missions diplomatiques. Son recueil constitue un vaste répertoire, indispensable pour la période s'étendant de 1696 à 1715. Il n'est pas cependant sans défauts : les textes des documents ne sont pas toujours transcrits correctement, quelquefois même on peut douter de leur authenticité. Peut-être aussi est-il permis de suspecter l'impartialité de l'auteur qui, protestant, a fait un choix parmi les pièces et a publié surtout celles favorables à la Hollande; il semble avoir voulu aider et fortifier les rancunes de ceux que la révocation de l'édit de Nantes avait forcés à l'exil.
Instructions.
3214. Recueil des instructions données aux ambassadeurs et ministres de France depuis les traités de Westphalie, Paris, in-8°, en cours de publication depuis 1884.
Voir : — n° 1057. — La publication, interrompue pendant quelque temps, a été reprise. Ont actuellement paru les trois volumes relatifs à la Hollande (L. André et E. Bourgeois).
o histoire politique et militaire.
Relations entre la France et d'autres puissances.
3215. Rott (Edouard). Histoire de la représentation diplomatique de la France auprès des Cantons suisses, de leurs alliés et de leurs confédérés, Berne et Paris, in-8°, en cours de publication.
Pour le xviie siècle, v. à partir du t. III : — le t. VIII, paru en 1923, arrive jusqu'à l'année 1684. — Compléter avec Y Inventaire sommaire des documents relatifs à l'histoire de Suisse conservés dans les archives et bibliothèques de Paris, du même auteur, Genève, 1882-1895, in-8", 5 vol. (t. II, III et IV, de 1610 à 1700, — t. V, tables).
I. — Régence de Marie de Médicis, 1610-1614. 1° Les débuts et le sacre de Louis XIII, 1610.
3216. Du Ruau (Florentin). Le tableau de la régence de Blanche Marie de Médicis, reine mère du roi et du royaume, contenant tout ce qui s'est passé es régences des régents et régentes depuis Clotilde jusques à présent..., Poitiers, 1615, in- 12°.
Du Ruau s'est proposé de prouver que les femmes ont les mêmes talents politiques que les hommes : à l'appui de sa démonstration, il emprunte à toute l'histoire de nombreux exemples. Il fait preuve d'une grande partialité en faveur de Marie de Médicis, répond à plusieurs pamphlets, et use d'un style extraordinaire. L'intérêt historique est restreint.
Voir : — B. Zeller, Marie de Médicis et, Sully, Paris, 1892, in-8°; — id., Marie de Médicis et Villeroy, Paris, 1897, in-8°; — Perrens, Les mariages espagnols (s'est servi de l'ouvrage de Du Ruau); — A. Power Lord, The regency of Marie de Médicis, Londres, 1904, in- 12°.
3217. Hermant (Godefroy), 1617-1690. Histoire de Beauvais, encore inédite : ext. pub. p. E. Griselle, Bul. Bib., 1908, p. 109- 128, 171-182 (avec une introduction, p. 89-96).
Hermant a été renseigné par les évêques de Beauvais, Potier et Buzenval : le premier de ces prélats avait assisté à la séance du Parlement et au sacre de Louis XIII. Si l'auteur s'attache trop à
raconter les querelles de préséance, il n'en fournit pas moins des renseignements précis et curieux.
3218. Gillot (Jacques), - 1619. Relation, pub. dans les collections Petitot (lre série, t. XLIX) et Michaud et Poujoulat (lre série, t. XI).
Conseiller au Parlement de Paris, Gillot est témoin des faits qu'il raconte (séances des 14 et 15 mai 1610). Emotion causée par l'assassinat du roi, délibérations du Parlement sur la question de la régence, séance solennelle, discours prononcés, voilà ce qu'il rapporte.
Cette relation a été insérée dans le Traité de la majorité de nos rois et des régences du royaume, par P. Dupuy, Amsterdam, 1722, t. II, p. 263.
3219. Procès-verbal du lit de justice tenu par le roi pour la régence de sa mère (16 mai), si., 1610, in-12°, 19 p.
Liste des personnalités présentes; texte de l'arrêt; compte-rendu détaillé avec publication intégrale ou résumé des discours. Complète Gillot.
3220. Relation autographe du voyage du Prince, pub. p. d'Aumale, Histoire des princes de Condè, t. II, p. 579.
Détails assez précis sur le retour d'Henri II de Condé à Paris le 16 juillet.
3221. Le voyage de Reims, avec V entière et très exacte description tant des cérémonies de la confirmation, sacre, couronnement et réception en l'ordre du Saint-Esprit que du touchement des malades du roi Louis XIIL par le sieur D. L. R., Paris, 1610, in-12°, 21 pages (doubles).
Ecrit à la louange de Marie de Médicis et de Louis XIIL Intéressant néanmoins : car l'auteur « a pu remarquer les particularités » qu'il décrit. Itinéraire du voyage de Paris à Reims du 2 au 14 octobre : réception à Reims, poésies composées, inscriptions françaises et latines : cérémonies à la cathédrale et à Saint-Remy.
3222. Le sacre et couronnement du roi de France avec toutes les cérémonies qui se sont faites audit sacre et couronnement en l'église métropolitaine et archiépiscopale de Reims : ensemble les
noms des princes et seigneurs qui y ont assisté, Orléans, l(>10, in- 12°.
Ce n'est pas un ouvrage de première main : il a été fait d'après les relations imprimées à Troyes et à Reims. Quelque précision, des noms de personnages. Ne vaut pas l'écrit précédent, mais est plus étendu.
3223. Remond (Charles de), abbé de La Frenade. Le sacre et le couronnement du roi Louis XIII, Paris, 1610, in-12°, 73 p. (doubles).
Dédié à Marie de Médicis. Style hyperbolique : divagation presque continue.
3224. Remond (Charles de), abbé de La Frenade. Les cérémonies observées au sacre et couronnement du roi Louis XIII, Paris, 1010, in-12°, 32 p.
Même genre pour le style; mais, cette fois, description. « Voilà ce que j'ai vu et remarqué », dit l'auteur : il a assisté aux*cérémonies religieuses auprès du cardinal de Joyeuse et d'autres prélats. Il fournit beaucoup de détails curieux, et renvoie à P. Matthieu qui, d'après lui, compose un long récit pour la suite de son Histoire.
3225. Baussonet (G.). Inscriptions principales des portes et arcs de triomphe faits pour rentrée, sacre et couronnement du roi Louis treizième en sa ville de Reims, Reims, 1610, in-12°, 19 p. — Aut. édit. : Rouen et Lyon, 1610.
Ce Rémois s'est borné à reproduire simplement les inscriptions latines et françaises, dont quelques-unes se trouvent dans le n° 3221.
3226. Du Bray (Raimond), dit Saint-Germain. Discours panégyrique sur le sacre du roi Louis XIII, fait à Reims le dix-sept d'octobre, Paris, 1610, in-12°, 46 p.
Docteur en théologie, conseiller, prédicateur du roi et aumônier de Monsieur, Du Bray a dédié ce discours à Louis XIII et l'a prononcé à Saint-Germain en Lave devant les enfants de France. Dans cet ouvrage, beaucoup d'inutilités, citations latines en marge, rappel de faits historiques relatifs aux anciens rois de France, vœux pour la santé de Louis XIII et de Marie de Médicis, etc. En somme, peu de chose.
3227. Vallaimer (André). Parenese royale sur les cérémonies du sacre du Très Chrétien Louis XIII, roi de France et de Navarre, Paris, 1611, in-120, 112 p.
Docteur en théologie, protonotaire apostolique, aumônier, prédicateur du roi, vicaire général de l'évèque de Metz, cardinal de Givry, l'auteur avait été chargé de prêcher à Reims le jour du sacre : mais, la foule ayant été telle qu'il fallut fermer les portes de la cathédrale, il a résolu d'écrire un livre. Ce n'était guère la peine. Son discours, émaillé de citations bibliques, expose les devoirs du roi avant et pendant le sa^cre (veillée religieuse, serment à l'autel, chausses et éperons d'or, etc.). Tout cela est encombré par six comparaisons de Louis XIII avec Hercule, David, Henri IV, etc. Cela se termine par des indications sur l'onction royale, l'inviolabilité du souverain, sa dépendance à l'égard de Dieu, et enfin le privilège de guérir les écrouellesî
2° Assemblées de Saumur et de Privas, 1611-1612.
3228. Documents sur l'assemblée de Saumur, pub. p. Anquez, Histoire des assemblées politiques des réformés de France, Paris, 1859, in-8°, p. 228-256.
On y trouve en particulier le serment des députés, p. 512, appendice x, et le règlement de 1611, p. 246.
3229. Bullion (Claude de), f 1640. Lettres sur l'assemblée de Saumur, 1611 : y. n° 946.
Bullion, envoyé avec Boissise par la cour à l'assemblée protestante de Saumur, écrit à Villeroy de mai à septembre 1611 dix lettres intéressantes. Il y fait le portrait de Sully et attaque Du Plessis-Mornay. Il montre que, dans cette réunion de 80 personnes, les chefs sont constamment divisés et que les intérêts particuliers dominent. La tendance à la soumission prévaut cependant et, après la nomination de six députés, Bullion presse la dissolution de l'assemblée, qui a lieu le 12 septembre.
3230. Véritable discours de ce qui s'est passé en l'assemblée politique des églises réformées de France, tenue à Saumur par la permission du roi l'an 1611, servant de supplément aux mémoires du duc de fiohan, édit. de 1646, in-4°, p. 248-253.
L'auteur développe trois points : les réformés doivent rester unis, — être admis à toutes les charges, — et pourvoir à leur sûreté.
3231. Harangue de M. de Sully, prononcée en l'assemblée générale de Sawnur, slnd., in-12°, 8 p.
Sully parle de sa destitution des charges de surintendant des finances et de capitaine de la Bastille et demande à l'assemblée de lui indiquer quelle conduite il doit tenir. — Suit un Extrait des actes de l'assemblée générale des églises réformées de France convoquées à Saumur : Sully doit obtenir satisfaction et les députés insisteront à cet égard auprès du roi, Sully ne doit pas se démettre de la charge de grand maître de l'artillerie et peut compter sur l'assemblée. — Suit enfin le pamphlet adressé aux députés, Le surveillant de Charenton : l'auteur, tout en louant l'ancien ministre, proteste contre sa harangue et contre la décision de l'assemblée.
3232. Cahier de ceux de l'assemblée de Saumur, Paris, 1611, in-12°, 20 p., ou dans les mémoires de Rohan, édit. de 1646, in-4° (avec la date de 1616).
Les députés, en cinquante-sept articles, réclament l'application intégrale de l'édit de Nantes. Ils traitent de toutes sortes de questions (théologie, places de sûreté, garnisons) : ils demandent la périodicité des assemblées (tous les deux ans) et le séjour permanent auprès du roi de deux délégués.
3233. Copie de la lettre d'un de la R. P. R. à un autre sur l'assemblée de Saumur, Paris, 1611, in-12°, 30 p.
Critique des protestants que l'auteur divise en malicieux, zélés et judicieux ou politiques : ne trouve pas justifiées les réclamations de l'assemblée et s'en tient à la formule, « Craignez Dieu, honorez le roi ». Se refuse à admettre que le gouvernement de la régente ait violé l'édit de Nantes : au contraire tout est pour le mieux sous la direction de Marie de Médicis.
3234. Déclaration des églises réformées de France réunies en synode national à Privas, slnd., 1612, in-12°, ou dans V. Chareton, La réforme et les guerres civiles en Vivarais, Paris, 1913, in-8°, appendice, p. 366-8, note 3.
Synode réuni le 1er juin 1612 : protestation de service et fidélité au roi.
Voir : — Felice (G. de), Histoire des synodes nationaux..., Paris, 1864, in-8°.
3235. Documents sur les premiers démêlés entre Marie de Médicis et Rohan, pub. p. Ch. Pradel, Mèm. Acad. Toul., 1884, 8e série, t. IV, p. 107.
Lettres de Rohan à Marie de Médicis, mémoires pour le député Saujon, lettres des députés généraux protestants à la ville de La Rochelle, de la fin 1612 au début 1613.
3° L'émeute de Nîmes, 1613.
3236. Mémoires sur V émotion arrivée en la ville de Nîmes, en Languedoc, le quinzième de juillet 1613, envoyés par les sieurs consuls dudit Nîmes aux sieurs députés généraux des églises réformées de France, résidant près de Leurs Majestés, avec l'excommunication de Jèrémie Ferrier telle quelle a été prononcée en l'église de Nimes, le dimanche 14- de juillet, pub. dans Arch. cur., 2e série, t. I, p. 227-261.
Jérémie Ferrier (v. n° 2700), nommé conseiller au présidial de Nîmes, fut mal vu des protestants de cette ville, qui le soupçonnaient de méditer sa conversion au catholicisme (ce qui eut lieu). De là l'émeute qui est racontée en détail par un réformé. En plusieurs endroits de leur publication, Cimber et Danjou ont reproduit, en note, des ext. d'un Récit véritable de l'émotion faite à Nîmes, qui permet de contrôler les mémoires et qui est souvent en contradiction avec* eux.
3237. Considérations d'état sur les mémoires envoyés par les consuls de Nîmes..., à la justification des calomnies faussement imposées au sieur Ferrier, ci-devant ministre audit Nîmes, avec une exhortation à lui-même, le conjurant par des raisons invincibles d'embrasser la foi et la religion catholique, si., 1613, in-4°, 16 p.
Contre-partie du numéro précédent : adressé aux consuls de Nîmes. L'auteur s'indigne contre ceux qui blâment Ferrier d'avoir accepté du roi la charge de conseiller au présidial. Le consistoire l'ayant excommunié, Ferrier a dû se retirer à Beaucaire, fuyant devant l'émeute. L'auteur réfute alors, d'une façon serrée, l'ordon-
nance des consuls et conclut que la haine contre Ferrier est telle qu'il n'a plus comme ressource que l'abjuration.
3238. Le procès de la ville de Nîmes, fait, et, formé tant sur les mémoires envoyés par l'assemblée des trois villes de Montpellier, Nîmes et Czès aux députés généraux de leurs églises que sur toutes les séditions advenues audit Mines depuis fe quinzième juillet jusqu'au mois de novembre 1613, Chantely (?), 1013, in- 12°, 76 p. — Aut. edit. : 1614.
L'auteur, qui dédie son ouvrage à Marie de Médicis, a assisté à
l'émeute du 15 juillet, qu'il décrit amplement. Il donne des détails
précis^sur cette querelle et conclut à la culpabilité des Nîmois. Il
termine en réclamant que l'union revienne. Cet écrit, assez long,
1 gagnerait à être résumé.
3239. Arrêt de la Chambre de l'èdit de Castres contre les séditieux de la ville de Nîmes en Languedoc, avec un avertissement aux rebelles, 1614, in- 12°.
4° Politique extérieure, 1610-1613.
3240. ANGLETERRE. — Traité de confédération et alliance entre Louis NUI, roi de France, et Jacques 1er, roi de la Grande- Bretagne, slnd., in-4°, 23 p.
Il s'agit d'un traité (29 août 1010) contenant des clauses politiques, militaires, commerciales, etc. On y trouve aussi le Serment solennel du roi, qui fit ensuite l'objet d'une publication particulière plus tard (si., 1620, in-12°).
3241. MANTOUE ET SAVOIE. — Lettres du duc de Nevers et de Lesdiguières , mai-juin 1613, pub. p. E. Griselle, Doc. Hist,, 1911, t. II, p. 3-10.
Ces lettres se rapportent à l'affaire du Mantouan, dont le duc de Savoie voulait s'emparer. Celles du duc de Nevers, écrites de Nice ou de Casai au nombre de trois (30 mai, 9 et 22 juin), exposent les divers détails de la politique savoyarde. Dans celle du 30 mai, Lesguidières propose de secourir le duc de Mantoue.
— Yilleroy (Nicolas de Neufville, seigneur de), 1543-1617. Avis à la régente sur les affaires de Mantoue, pub. p. Nouaillac, Rev. hist., t. CV, ]). 74-83.
REGENCE DK MARIE DK MÉMOS, 1610-1014. 15
Ce mémoire esl divisé en deux parties. Villeroy rappelle d'abord les vains efforts de la diplomatie française depuis la mort du duc François de Mantoue pour arrêter les projets belliqueux de Charles Emmanuel Ier, duc de Savoie. 11 examine ensuite la conduite à tenir, la négociation ou la guerre : il faut employer le premier moyeu en essayant de connaître les intentions de l'Espagne, et se résoudre au second si les tentatives pacifiques échouent : car la France ne doit pas abandonner le duc de Mantoue.
Voir : — Nouaillac, Villeroy, secrétaire d'état et ministre de Charles IX, Henri 1H et Henri IV, Paris, 1909, in-8°.
3242. ALLEMAGNE. — Plusieurs brochures relatives à cette histoire sont indiquées dans I. Kont, Bibliographie française de la Hongrie. Paris, 1913, in-8°.
Elles n'ont pas un très grand intérêt pour la France. On peut parcourir les suivantes, pub. p. l'imprimeur Jean Richer, qui, d'ailleurs, renvoie au Mercure français. *
— Nouvelles d'Allemagne ou la surprise de Prague par V archiduc Léopold et ce qui s'est passé es mois de février et mars derniers, avec un abrégé des choses les plus remarquables advenues depuis six mois, tant en Allemagne, Bohême, Transylvanie..., si., 1611, in- 12°, 59 p.
— Recueil de ce qui s'est passé es mois de février et mars derniers, avec les choses les plus remarquables..., Paris, 1611, in-12°,
té pu
— Discours sur ce qui s'est passé à Francfort sur le Main es mois de mai et juin 1612 en l'élection et couronnement de l'archiduc Mathias d'Autriche, roi de Hongrie et de Bohême, en l'Empire, comme aussi de l'impératrice, épouse de Sa Majesté, Paris (1612), in-12°, 48 p.
5° Les mariages espagnols, 1612.
(Voir les nos 940, 941, 951 et 2009-2022.)
3243. Rosset (Eraneois de). Le roman des chevaliers de la gloire, contenant plusieurs hautes et fameuses aventures des princes et des chevaliers qui parurent aux courses faites à la place Royale pour
la fête des alliances de France et d'Espagne, avec la description de leurs entrées, équipages, habits, machines, devises, armes et blasons de leurs maisons, Paris, 1612, in-4°. — Aut. édit. : 1613. — Publié en 1616 sous le titre suivant : L'histoire du palais de la félicité.
Description des fêtes par journées : récit des différents concours et combats.
3244. Laugier de Porchères (Honoré), -j- 1653. Le camp de la place Royale ou relation de ce qui s'y est passé les 5e, 6e et 7e jour d'avril 1612 pour la publication des mariages du roi et de Madame avec Vinfante et le prince d'Espagne, le tout recueilli par le commandement de Sa Majesté, Paris, 1612, in-4°, 368 p., plus 32 p. pour les vers composés à cette occasion. — Aut. édit. : 1612, in-8°.
Né à Forcalquier, Laugier de Porchères, l'un des premiers académiciens, fut un poète au service de la princesse de Conti et un organisateur de ballets. Après avoir exposé succinctement les raisons qui l'ont poussé à écrire, il décrit la place Royale et le palais de la félicité qui y avait été construit, puis il raconte longuement les trois journées des fêtes.
Sur l'auteur, voir : — Pellisson et d'Olivet, Histoire de V Académie française, et De Berluc-Pérussis, C. se. Fr., 1878. — Sur les fêtes, Bazin, Histoire de France sous Louis XIII, t. I, p. 118, et Perrens, Les mariages espagnols, p. 388 et sq.
3245. Le car roussel des pompes et magnificences faites en faveur du mariage du Très Chrétien roi Louis XIII avec Anne, infante d'Espagne, les jeudi, vendredi, samedi, 5, 6, 7 d'avril 1612, en la place Royale à Paris par tous les princes et seigneurs de France, avec leurs noms, Paris, 1612, in-12°, 16 p. — Aut. édit. : Lyon.
Beaucoup plus succinct que le n° précédent : quelques détails complémentaires à la fin.
3246. Le triomphe royal, contenant un bref discours de ce qui s'est passé au parc Royal à Paris au mois d'avril 1612 en faveur du mariage du roi avec Vinfante d'Espagne, Paris, 1612, in-12°, 23 p. — Aut. édit. : Troyes.
Beaucoup moins précis que les deux nos précédents : du vague et du verbiage, pas un nom cité.
3247. Les courses de bagues en la place Royale en faveur des heureuses alliances de France et d'Espagne par les princes et seigneurs de France, composé par N. L. M. S. D. P, Paris, 1612, in-12°, 13 p.
Aucune précision sur les fêtes elles-mêmes : mais raconte en détail la reprise des courses à Pâques et donne le résultat.
3248. Beaunis (Pierre) de Chanterein, sieur des Viettes. La réjouissance des compagnies qui auraient fait montre devant le roi et la reine régente, étant armées à Paris, avec la sapience manifestée qui leur a été présentée en avril, slnd., in-12°, 8 p.
Beaunis, dont il a été souvent question à propos de la polémique (t. en particulier n° 2030), se sert d'un langage amphigourique et d'une obscurité stupéfiante : son écrit est en grande partie inintelligible.
3249. Navières. Les alliances royales et réjouissances publiques précédant les solennités du mariage des enfants des plus célèbres et augustes rois de l'Europe, 1612.
Simple poésie en l'honneur des mariages espagnols et des fêtes.
3250. Pelletier (Jacques). L'èjouissance des Français à la reine, sur la solennité et publication des nouvelles alliances de France et et Espagne, Lyon, 1612, in- 12°, 14 p.
Secrétaire de Marie de Médicis, Pelletier (v. n° 2653) célèbre, avec enthousiasme, dans son discours, les actions de la régente : « C'est, dit-il, témoigner de n'avoir pas aimé nettement le père de ne voir de bon œil la félicité du fils et l'heureuse conduite de la mère. » — Intérêt médiocre.
3251. Les feux de joie de la France, sur les pompes et magnificences faites à Paris pour l'heureuse alliance de son roi avec V infante d'Espagne, Paris, 1612, in-12°, 14 p. — Aut édit. : Lyon.
L'auteur anonyme est partisan des mariages espagnols : son style a quelque allure.
3252. Les magnificences faites au carroussel de la ville de Naples en faveur du mariage du roi de France et de l'infante d'Espagne (13 mai), Paris, 1612, in-12°, 37 p.
Description minutieuse du carrousel, du combat, de la distribution des prix, du bal, etc. : des noms et de la précision.
3253. Le magnifique tournoi de Naplespour la fête des alliances de France et d'Espagne, où est faite la description des plus somptueux habits, des plus ingénieuses machines et des plus rares inventions qui se puissent imaginer...; ensemble les ambassades des ducs de Mayenne et de Pastrana ou relation très particulière et très véritable de tout ce qui s'est passé en leurs voyages, Paris, 1612, in-8°, 120 p.
Il convient de distinguer entre les diverses parties de cet ouvrage. La plus précise est le récit de l'ambassade du duc de Mayenne : on y rencontre des détails nombreux et intéressants. En ce qui touche Je duc de Pastrana, il n'est pas question de son voyage, mais de son entrée à Paris et de sa réception par le roi : ici encore des détails. Au contraire la description du tournoi ressemble fort à celle du n° 3252 et forme double emploi avec elle.
3254. Baudoin (Jean), 1590?-1650. L'entrée de Monseigneur le duc de Pastrana, ambassadeur extraordinaire de Sa Majesté Catholique, faite à Paris le 18 d'août pour l'accomplissement de l'heureux mariage de Madame Elisabeth de France, sœur du roi, et de Philippe Dominique Victor, fils aîné, d'Espagne, avec l'ordre que tenaient les seigneurs qui accompagnaient Son Excellence : ensemble leurs devises, armoiries et titres, Paris, 1612, in-12°. — Aut. édit. : Lyon.
Traducteur d'ouvrages grecs et latins, et plus tard membre de l'Académie française, Baudoin célèbre, avec des hyperboles et un enthousiasme délirant, les mariages espagnols. Peu de valeur historique.
Sur l'auteur, voir : — n08 1479 et 1488 ; — Sauzet, Ami. Soc. Le Puy,
3255. Discours sur ce qui s'est passé à l'arrivée de M. le duc de Pastrana, ambassadeur d'Espagne; ensemble une réjouissance sur le bonheur des alliances de France et d'Espagne, avec Vexplication d'une prophétie de Nostradamus sur le même sujet, par le sieur D. S. A., Paris, 1612, in-12°, 13 p., plus un sonnet à la reine.
RÉGENCE DE MARIE l>K MEDICIS, 1610-4614. 19
Beaucoup de verbiage, et assez succinct : peut cependant compléter le n° 3253. Partisan des mariages.
3256. La réception faite dans te Louvre à M. le duc de Pastrana, ambassadeur extraordinaire de Sa Majesté Catholique, pour l'accomplissement des heureuses alliances de France et d'Espagne; ensemble l'ordre, les cérémonies et les réponses qui lui furent faites en l'audience qui lui fat donnée par Leurs Majestés, Paris, 1612, in-120, 13 p.
Audience du roi du 16 août. Beaucoup plus succinct que le n° 3253 : le complète sur certains points de détail.
3257. Histoire entière et véritable de tout ce qui s'est passé en Espagne pour r accomplissement du mariage du roi et de l'infante depuis le départ de Monseigneur le duc de Mayenne... jusque* 'à son retour; ensemble, de l'ambassade de M. de Puyzieulx ; faite par un gentilhomme ayant charge eu la conduite dudit seigneur duc de Mayenne, Paris, 1012, in-12°, 53 p.
Comparer avec les mémoires de Fontenay-Mareuil, pub. p. Micliaud et Poujoulat, 2e série, t. V, p. 51 et sq. — Cet écrit est d'une précision extrême. Peut-être l'auteur est-il Fontenay-Mareuil qui accompagna Mayenne en Espagne : en tout cas, il déclare vouloir rectifier les erreurs commises et dire « toutes les occurrences, comme en ayant été témoin oculaire et l'un de ceux qui avaient charge de conduire son train ». Les détails sont fort nombreux sur l'itinéraire, les incidents de voyage, les réceptions, etc. : les noms des personnages sont soigneusement mentionnés.
Voir : — duc de La Force, Rev. D. M., mars 1923.
3258. Relation de ce qui s'est passé sur l'arrivée de M. le duc de Mayenne et d'Aiguillon, ambassadeur extraordinaire en Espagne, pour I accomplissement du mariage de Louis XIII, Très Chrétien roi de France et de Navarre, avec l'infante des Espagnes, d<> la réception qui lui a è\tè faite à Madrid et de V ordre qu'il tint eu y entrant; avec les noms des seigneurs français qui l'accompagnèrent, ensemble des grands seigneurs d Espagne qui le reçurent; et de l'audience qui lui fut donnée, Paris, 1612, in- 12°, 16-p.
Malgré la longueur du titre, cet écrit, tout en donnant des noms,
est assez bref. Il faut le comparer avec l'ouvrage précédent, qu'il permet de compléter, mais dont il n'a pas la valeur.
3259. Articles et conventions arrêtées en Espagne le mercredi 20 d'août 1612 par M. le duc de Mayenne, assisté de M. de Puyzieulx et M. de Vaucelas, avec le sieur duc de Lerme sur le mariage du roi Louis X11I avec l'infante, dame Anne, princesse d'Espagne, si., 1614, in-8°. — Trad. allemande, Francfort sur le Mayn, 1610, in-4°. — Contrat de mariage de Louis, treizième de ce nom, roi de France et de Navarre, fils de feu Henri le Grand et de Marie de Médicis, avec la séréhissime infante, dame Anne d'Autriche, fille de dom Philippe, troisième roi des Espagnes, slnd., in-8°.
3260. Les articles du mariage de dom Philippe d'Espagne et de Madame Elisabeth de France, arrêtés à Paris le 20 d'août 1612 par le très illustre seigneur duc de Pastrana et le très vertueux seigneur dom Inigo de Cardenas, ambassadeur ordinaire de Sa Majesté Catholique, si. (Paris?), 1615, in-12°, 15 p.
Édition du texte : dot et renonciation à la couronne de France. Livret composé pour montrer « l'égalité des alliances de France et d'Espagne » contre ceux qui, mécontents, répandent de fausses nouvelles.
6° Révolte des princes et voyage du roi, 1614. (Voir nos 2023-2090.)
3261. La naissance et le progrès de la rébellion, Paris, 1617, in-8°.
Ce discours, adressé au prince de Condé, contient toute l'histoire du règne de Louis XIII jusqu'en 1617 : l'auteur raconte ce que les mécontents ont tenté, année par année, depuis la mort de Henri IV. Il exhorte le prince à ne pas les suivre et à se contenter de sa fortune : s'il voulait lutter contre le roi, il risquerait d'entraîner sa perte et celle de sa famille. — Ecrit raisonnable.
3262. Discours de ce qui s'est passé à Mèzières, slnd., in-8°, 7 p.
Condé, Nevers et Mayenne ont quitté la cour : Bouillon annonce que le mécontentement des princes est dû « au désordre et à la con-
fusion, laquelle, depuis la mort du feu roi, s'est introduite dans le gouvernement de l'état », et que4 les princes doivent s'assembler, le 15 février, à Mézières, qui va être prise par eux. Mais la régente prend des mesures pour que cette place soit remise sous l'autorité des rois. L'auteur, quoiqu'il soit assez favorable aux mécontents, a fait un récit intéressant, émaillé de détails suffisants.
3263. Articles accordés par le sieur duc de Ventadour, pair de France, et les sieurs De Thou, Jeannin, Boissise et de Bullion, tous conseillers d'état et commissaires députés par Sa Majesté..., à Monseigneur le prince de Condé, premier prince du sang, tant en son nom que des autres princes, officiers de la couronne et seigneurs (/ni I ont assisté, présents ou absents, Paris, 1614, in-12°, 8 p. — Nombreuses éditions en 1014 sous des titres divers.
C'est la paix de Sainte-Menehould : édition du texte. Le roi accorde la réunion des Etats-Généraux, licenciera ses troupes, reconnaît l'innocence et les bonnes intentions des princes et leur consent de nombreux avantages, surtout à Condé (financiers et autres).
3264. Malingre (Claude), sieur de Saint-Lazare, 1580-1653? Entrée magnifique du roi, faite en sa ville d'Orléans le mardi huitième juillet 161 4-, avec l'ordre et cérémonies observées en icelle, Paris, 1614, in-12°, 12 p.
L'historien Malingre ne sait pas se borner suffisamment : toutefois, malgré son verbiage, on peut recueillir dans son écrit des renseignements sur l'entrée du roi et les réjouissances qui l'ont suivie.
3265. Procès-verbal de la révolte faite par messieurs de Poitiers à leur gouverneur, M. le duc de Roannez, envoyé à Sa Majesté, si., 1614, in-12°, 15 p.
L'auteur (Roannez?), arrivant à Poitiers le 25 juin, trouve des barricades élevées dans toute la ville et est blessé dans une bagarre. Le chef des émeutiers semble être l'évèque. Le gouverneur, d'abord gardé comme prisonnier, peut sortir le lendemain de l'échauffourée. Protestation contre ces violences et appel au roi.
3266. Entrée royale faite en la ville de Poitiers au Très^Chrètien roi de France et de Xavarre, Louis XIII, et à la reine, sa
mère, s'y trouvant ensemble pour pacifier les troubles du royaume, et tout ce qui s'y est passé à ce sujet, Paris, 1619, in-12°, 8 p.
Récit très simple, mais précis. Itinéraire dû roi par Orléans, Blois et Tours, à cause des bandes levées par Condé et Bonnivet, qui ruinaient les environs de Poitiers. Envoi à Tours d'une délégation des habitants auprès du roi. Préparatifs à Poitiers : portique, tableaux. Te Deum.
3267. Le Bourdays (Hardouin). Discours sur Tordre tenu à l'entrée de Leurs Majestés en la ville du Mans, Le Mans, 1014, in- 8° (non paginé) : — édit. G. Esnault, Le Mans, 1880, in-8°.
« Ce n'est pas un ouvrage d'une laborieuse préparation », dit l'auteur dans sa dédicace à Marie de Médicis. Des hyperboles et des vers. Députation envoyée à Nantes, le 26 août, pour demander au roi et à sa mère de venir au Mans (les discours prononcés à cette occasion sont insérés dans l'ouvrage). Détails très précis sur l'arrivée de Leurs Majestés (autres discours insérés). Séjour du 5 au 0 septembre. — En somme,, quelque valeur.
3268. Jourdan (C). L'ordre, entrée et cérémonies observées par la ville de Paris à l'heureux retour de Louis Xlll, roi de France et de Navarre, avec la montre générale faite au Pré aux Clercs , et à la réception des sieurs prévôt des marchands et échevins de ladite ville, faite à Sa Majesté le 16 de septembre, Paris, 1614, in- 12°, 45 p. — Aut. édit. : Lyon.
Parisien, huissier des comptes, Jourdan veut montrer qu'il a des connaissances littéraires et, ainsi, parle de Troie, de Carthage, etc. : son style est épouvantable. Cependant, sur les préparatifs et sur l'entrée du roi, les détails sont précis et nombreux.
3269. Bernard (Pierre de). Discours au roi sur son retour et entrée faite à Paris le seizième jour de septembre 161 â, présenté à Sa Majesté, Paris, 1614, in-12°, 12 p. — Pub. aussi sous le titre : Harangue présentée au roi le jour de sa majorité, même date.
Écrit hyperbolique et enthousiaste d'un conseiller au Parlement de Toulouse : d'après lui, le roi, grâce à son voyage, « en peu de temps a retiré par ce moyen la France du bassin de sa ruine, de l'enfer de ses confusions, des frayeurs de tous les monstres du monde », etc., etc.
7° Majorité du roi, 2 octobre 1614.
(Voir nos 2091-2093.)
3270. Relation du lit de justice tenu par le roi, le 2 octobre 1614, dans le Mercure français, t. III. — A été édité aussi sous le titre : Ordre de la séance tenue en Parlement, le roi séant en son lit de justice, pour la déclaration de sa majorité, le deuxième d'octobre, l'an de grâce mil six cent quatorze, Vienne, sd., in-f°. — Aut. édit. : Paris, 1614, in-f°.
3271. Servin (Louis). Action des gens du roi sur la déclaration de Louis XI 11, roi de France et de Navarre, séant en son lit de justice en sa cour de Parlement, au jour de Sa Majesté, Paris, 1615, in- 4% 69 p.
Discours de l'avocat général. Après un éloge du roi et de Marie de Médicis, Servin examine quels sont les devoirs du souverain : s'il les accomplit, — et il ne faut pas en douter, — le royaume sera heureux et tranquille. Servin aurait pu être beaucoup plus bref.
3272. Bernard (Pierre de). Les cérémonies qui ont été observées en la déclaration du roi, Paris, 1614, in-12°, 8 p. — Aut. édit : Troyes.
La description de Bernard (v. n° 3269) commence seulement à la page 6 : quoique fort courte, elle est précise et rend compte avec détails de la cérémonie.
3273. L'ordre et cérémonies observées à la majorité du roi, avec la réception de M. le prince de Condé et la requête des prisonniers de Sa Majesté, Paris, 1614, in-12°, 7 p.
Sur quelques points, ce livret complète le précédent. — Les prisonniers demandent leur libération : il est décidé que les détenus pour dettes jusqu'à 2,000 écus seront élargis, mais que les criminels resteront enfermés. — En somme, peu important.
3274. Baudoin (Jean), 1590?-1650. Les feux de joie pour la réjouissance publique par la déclaration de la majorité du roi en sa cour de Parlement de Paris, le jeudi deuxième de ce présent mois d'octobre 1614, Paris, 1614, in-12°, 15 p.
Dans son discours, Baudoin (v. n° 3253) commente longuement l'importance de l'événement : hymne enthousiaste à la fin.
S0 États-Généraux, 1614-1615.
(Voir nos 2094-2119 : — Recueil de pièces originales et authentiques concernant la tenue des États- Généraux (Paris, 1789, in-8°), t. V, et Recueil des cahiers généraux des trois ordres aux États-Généraux (Paris, 1789, in-8°), t. IV, pub. p. Lalourcé et Duval; — Gh. J. Mayer, Des Etals-Généraux et autres assemblées nationales, La Haye et Paris, 1788-1789, t. XVI et XVII; — B. Zeller, Marie de Médicis, chef du Conseil, Paris, 1898, in-8° (bibliographie, p. 1, note.)
3275. Malingre (Claude), sieur de Saint-Lazare, 1580-1653. Histoire générale des Étals assemblés à Paris en 1614, Paris, 1616, in-8°.
Se trouve dans son Histoire du règne de Louis XIII (n° 619).
3276. Relation de tout ce qui s'est passé aux Étals-Généraux convoqués en 1614, pub. dans Arch. cur., 2e série, t. I, p. 7-225.
Récit complet et précis sur les Etats-Généraux : détails sur les cérémonies et les délibérations, résumé ou extraits des discours, reproduction des textes officiels.
3277. Behety (Pierre de), abbé de Sainte-Grâce. Procès-verbal contenant les propositions, délibérations et résolutions prises et reçues en la Chambre ecclésiastique des États-Généraux du royaume de France, convoqués par le roi Très Chrétien Louis XIII..., Paris, 2e édit., 1650, in-f°, 371 p., plus 99 p. pour le cahier du clergé.
Rédigé par ordre de l'assemblée générale du clergé de France. Behety, l'un des secrétaires de la Chambre ecclésiastique, a composé un ouvrage précis et complet. Il fournit les noms et les qualités des représentants du clergé, s'étend longuement sur les séances du 14 octobre et sur la question du cérémonial avec la noblesse, rapporte toutes les délibérations des députés ecclésiastiques et insère des textes, en particulier les harangues de Denis de Marquemont et de Richelieu. Pour connaître les prétentions et les réclamations du clergé, son mémoire est indispensable.
Voir : — G. Hanotaux, Histoire de Riclieliev, t. II, ]>. 9.
RÉGENCE DE MAHIE DK MEDIUS, 1610-1614. 25
3278. Rapine (Florimond). Recueil très exact et curieux de tout ce qui s'est fait et passé de singulier et mémorable en l'assemblée générale des États tenus à Paris en l'année 1614 et particulièrement en chacune séance du tiers ordre, Paris, 1651, in-4°. — Réimprimé sous un titre différent dans l'ouvrage deMayer(v. ci-dessus), t. XVI, p. 47 et sq., et t. XVII, p. 1-161.
Avocat du roi au présidial de Saint-Pierre le Moustier et député aux États-Généraux, Rapine a été un témoin oculaire. Il a fait pour le tiers état ce que Behety a fait pour le clergé. Son livre donne des détails précis et très nombreux sur les délibérations du tieçs : le récit est complété par la reproduction de textes, décisions, harangues, etc. Source de premier ordre.
3279. Le Doux de Menneville (Claude), 1576-1641. Recueil ou Journal de ce qui s'est négocié et arrêté en la Chambre du tiers état en l'assemblée générale des États tenus à Paris es années 1614- 1615, pub. par Ch. Molle, Rec. Soc. Eure, 1889-1890, 4e série, t. VIII, p. 495-697; ou dans Doc. Hist., 1911, t. II, p. 171-183 (extrait).
Lieutenant général civil et criminel d'Evreux, puis conseiller maître des requêtes, conseiller d'état, Le Doux fut chargé de nombreuses missions. Député du tiers état en 1614, il raconte à peu près complètement les faits jusqu'au 5 avril 1615. Il n'a pas d'idées générales sans doute et les questions relatives à la Normandie l'intéressent plus particulièrement : mais, sur le détail des réunions, les conflits entre les trois ordres, sa narration complète utilement celle de Rapine. Il est sincère, mais ne cache pas ses affections et ses préférences.
3280. Remontrances faites au roi par les députés du pays d'Agenais à la tenue des États- Généraux convoqués dans la ville de Sens en l'année 1614, pub. p. G. Tholin, Doléances du tiers état du pays d'Agenais aux États-Généraux de 1588, 16/4, 1649 et 1789, Paris, 1885, in-8\ p. 14-53 (ext. de Rev. Ag.).
Ces remontrances, très longues et très détaillées, en 127 articles, se divisent de la façon suivante : de l'Église, — des Universités, — de la justice, — des suppressions (offices jugés inutiles), — de la noblesse, — des tailles et impositions, — de la police. Elles forment
comme un tableau en raccourci des vœux multiples de la bourgeoisie.
3281. Extraits des cahiers du tiers état et de la ville de Beauvais, pub. p. G. Monbeig, Bul. Soc. Oise, t. IV, 1908, p. 1-82.
3282. Documents sur la nomination des députés du clergé bordelais aux Etats-Généraux de 1614, pub. dans Arch. hist. Gir., t. X, 1868.
On trouve là le procès- verbal des assemblées du clergé bordelais, de l'assemblée provinciale et le cahier du clergé. — Dans ce même volume est aussi publié le mémoire remis par la noblesse de la Guyenne à son député.
3283. Documents relatifs aux Étals-Généraux de 1614 pour la ville de Paris, pub. p. G. Picot, Paris, sd., in-f°.
Ces documents, extraits des A. N., sont les suivants : — 1° lettre de convocation du roi aux échevins de la ville de Paris et délibérations de ces échevins (ces délibérations, juin-octobre, portent sur les doléances qu'il conviendra d'insérer dans les cahiers), p. 1-49; — 2° cahier de la ville et faubourgs de Paris (texte signé par Miron : 359 articles), p. 50-87; — 3° doléances diverses anonymes (elles portent sur toutes sortes de questions, clergé, noblesse, justice, finances, vénalité des charges, etc.), p. 88-196. Le tout forme un ensemble intéressant : comparer avec le n° 3280.
Voir : — A. Miron de Lespinay, Robert Miron et l'administration municipale de Paris de 161k à 1616, Paris, 1922, in-8°, 362 p. : — cf. Bul. Soc. Hisl. Par. et I. de F., 1888, l. XV.
3284. Formes observées en 1614 pour parvenir à l'assemblée des citoyens du bailliage de Rouen à l'effet d'élire leurs députés aux Etats-Généraux de la même année 1616, si., avril 1789, in-12°, 34 p.
Très précis. Lettres de Louis XIII : textes de convocation adressés au bailli de Rouen; convocation de l'assemblée électorale; nomination et noms des députés.
3285. Cahier du tiers état de la sénéchaussée de Sau?nur aux Etats-Généraux de 1614, pub. p. C. Port, Rev. Anj., 1867, t. 1,
p. 203-210. — Réimprimé par le même dans Notes et notices angevines, p. 6-13.
Cahier très bref : réclamations, non pas violentes, mais humbles, à propos du clergé, de la noblesse, de la justice, des tailles, du sel, etc. — Est imprégné d'un esprit monarchique.
3286. Cahier du tiers état de Touraine, pub. p. Ch. de Grandmaison, Bul. Soc. Tour., 1889-1891, t. VIII, p. 32.
Dans ce cahier, très développé, le tiers réclame contre les impôts, les Irais de justice, les voies de communication, le clergé, la noblesse, etc. On y trouve rarement des idées générales. — Est aussi publié le mandement du roi pour la convocation (7 juin 1614).
3287. Cahier du clergé du bailliage de Troyes, pub. p. G. Hérelle, Documents inédits sur les États-Généraux, Paris, 1879, in-8°, p. 108-139.
Ce cahier comprend 87 articles : il est longuement commenté par l'éditeur, p. 22-26.
3288. Cahiers du tiers état vendomois, pub. p. Ch. Bouchet, lUil. Soc. Vendant., 1872, t. XI, p. 80 et 145.
Ces cahiers se distinguent des autres par certaines demandes curieuses, comme l'élection des évêques, des curés et des juges, la gratuité de la justice, etc. Ils élèvent des plaintes contre le clergé, la noblesse, la justice, les finances, la police. Ils comprennent il articles, qui furent presque tous adoptés dans l'assemblée réunie le 31 août 1614.
3289. Délibération pour la nomination des commissaires qui dresseront le cahier du tiers état de Vitry et Remontrances présentées par un inconnu (probablement protestant), pub. dans l'ouvrage de G. Hérelle, n° 3287, p. 100-108.
3290. Lettres du roi contenant le mandement de Sa Majesté pour la convocation des Etats-Généraux de ce royaume en la ville de Sens au 10 décembre 1614, Paris, 1614, in-8°.
Les Etats-Généraux se tinrent à Paris à partir du mois d'octobre.
3291. Grelin (Henri). Ordre observé en la convocation et assemblée des Etats-Généraux de France tenus en la ville de Paris en
l'année 1614, avec les noms, surnoms et qualités des députés des trois ordres, selon comme ils marchent aux cérémonies. Ensemble la division des bailliages en douze gouvernements pour opiner es dites chambres, Paris, sd., in-8°, 56 p.
Parisien et huissier de salle aux Etats-Généraux, Grelin a simplement dressé une liste des députés d'après l'ordre dans lequel ils votaient : à cet égard, son écrit peut être utile.
3292. Jourdan (G.). L'ordre observé en la procession générale faite à Paris le 26 octobre 16 lé, le roi, la reine, princes et princesses y assistant, pour émouvoir le peuple à dévotion sur l'heureux succès des États-Généraux, Paris, sd., in-8", 21p.
Jourdan (v. n° 3268) use d'un langage ampoulé et emphatique. D'après lui, Louis XIII a convoqué les Etats-Généraux « afin de purger la France des immondices qui la peuvent suffoquer et la rendre pure et nette ». Puis vient la description de la procession, et l'auteur termine en exprimant l'espoir que tout se rétablira en France. — Intérêt médiocre.
3293. Harangue du roi, à l'ouverture des Etats-Généraux, dajis F. Rapine ou dans Lalourcé et Duval, t. V, p. 126.
Excessivement courte et insignifiante.
3294. Harangue prononcée en la salle du Petit Bourbon le 27 octobre 16 lé à l'ouverture des Etats par le Révérend Père en Dieu messire Denis Simon de Marquemont, conseiller du roi en son Conseil d'état et privé, archevêque comte de Lyon et primat de France, Paris, 1615, in-8°. — Imprimée aussi dans le Mercure français, t. III, année 1616, 3e continuation, p. 52, — dans Bêhety, p. 56, — dans Lalourcé et Duval, t. V, p. 127-132 : ext. dans B. Zeller, Marie de Mèdicis, chef du conseil, p. 17-19.
Marquemont fait l'éloge de la régente, approuve le roi d'avoir commencé son gouvernement personnel par la convocation de cette^ assemblée qui sera fort utile et termine par des protestations de fidélité et d'obéissance.
3295. Harangue de Pierre de Roncherolles, baron de Pont Saint-Pierre, dans le Mercure français, t. III, année 1616, 3e continuation, p. 57, — dans Lalourcé et Duval, t. Y, p. 132-137 : pub. aussi à part, Paris, 1615, in- 12°.
Délégué de la noblesse, le baron de Pont Saint-Pierre exprime les mêmes idées que Marquemont.
3296. Harangue de Robert Miron, Paris, 1615, in-12°. — Imprimée dans le Mercure français, t. III, année 1616, 3e continuation, p. 63. — dans F. Rapine, p. 50, — et dans Lalourcé et Durai, t. V, p. 138-141.
Le prévôt des marchands de Paris, au nom du tiers état, fait comme ses collègues : v. les deux n08 précédents.
3297. Le premier article du cahier général du tiers état de France, assemblés (?) à Paris aux Augustins en Vannée Î6I4, si., 1615, in-12°, 7 p.
Simple édition, par Cl. Le Prestre, de ce premier article relatif à la souveraineté du roi et qui souleva tant d'orages.
3298. ï)v Perron (Jacques Davy, cardinal), 1556-1618. Harangue faite de la part de la Chambre ecclésiastique en celle du tiers état sur l'article du serment, Paris, 1615, in-4° et in-8°, — 1826, in-8°, 104 p. (avec notes et préface).
Prononcée le 2 janvier 1615. Du Perron demande le retrait de l'article premier, parce qu'il touche aux questions de foi : d'après lui, le roi et l'église doivent être intimement unis : sinon, toutes sortes de malheurs sont à craindre.
Voir la réponse de Viole d'Atbis : — n° 2111.
3299. Les résolutions arrêtées de la Chambre du tiers état, touchant le premier article de leur cahier présenté au roi, Paris, 1615, in-4° et in-8°, 95 p.
Publication des textes relatifs au premier article : convocations, arrêts et discours. Il est utile de contrôler ces documents avec d'autres : comparer, p. ex., la harangue de Du Perron avec les paroles qui lui sont attribuées dans cet écrit.
3300. Avis donné au roi en son Conseil par Monseigneur le Prince sur l'article du tiers état, contradictions du clergé et arrêt du Parlement, le 4 de janvier 1615, slnd., in-8°.
Condé propose d'évoquer l'affaire au grand Conseil et de satisfaire le clergé et la noblesse en empêchant la publication do l'arrêt du Parlement.
3301. Le véritable de ce qui s'est passé en la présence du roi le 8 janvier 1615, la loi proposée aux États touchant la sacrée personne des rois, conformément aux arrêts de la cour de Parlement. slnd., in-12°, 8 p.
A propos du premier article. L'auteur expose la démarche du clergé auprès du roi et la discussion très vive entre les prélats et les princes.
3302. Manifeste de ce qui se passa dernièrement aux États-Généraux entre le clergé et le tiers état, si., 1615, in-12°, 8 p.
L'auteur adopte d'abord le ton de la polémique pour encourager les cardinaux dans leur opposition à l'article premier du tiers. Il revient ensuite au calme pour raconter les faits avec une très grande précision : peut-être était-il un des députés du clergé. Puis il reprend ses invectives contre les fauteurs de troubles et termine en publiant les textes par lesquels le roi interdit toute nouvelle délibération sur ce sujet.
3303. Camus (Jean Pierre), 1582-1652. Homélie des désordres des trois ordres de cette monarchie, haranguée en rassemblée des États-Généraux du royaume, à Paris, en l'église des Augustins, le cinquième dimanche après l'Epiphanie, Paris, 1615, in-8°, 86 p.
Dans un style boursouflé et encombré de citations, l'évêque de Belley constate avec vivacité de nombreux désordres dans l'état : abus des commendes, mœurs du clergé et de la noblesse, insuffisante discipline de celle-ci, etc. Il ne faut pas dissimuler ces causes de troubles et, pour y mettre fin, on doit se grouper autour du roi. — Harangue de polémique, comme beaucoup d'autres écrits du prélat.
Voir : — chapitre Pamphlets, n° 2723.
3304. Cahiers généraux des articles résolus et accordés entre les députés des trois états, Paris, 1615, in-8°.
Le texte des cahiers des trois ordres se trouve dans le Recueil Mayer, t. IV, p. 1-476. — En outre, celui du clergé est dans l'ouvrage de Behety. — Celui du tiers état est reproduit par F. Rapine. On a publié aussi -.Articles présentés au roi par les députés de la Chambre du tiers état de France, ensemble les réponses de Sa Ma-
j esté accordées sur iceux, Paris, 1614, in-4° et in-8°. — Aut. édit. : Lyon.
Voir : — H. Hauser, Bul. Soc. //. .)/., 1905, n° 7.
3305. Harangue prononcée en la salle du Petit Bourbon, le xxiij février 1615, à la clôture des Etats tenus à Paris par le Révérend Père en Dieu messire Armand Jean Duplessis de Riclvilieu, évêque de Luçon, Paris, 1615, in-8°, 64 p. — Ext. dans le Mercure français, t. III, année 1616, p. 404. — Réimprimée, avec des erreurs et des incorrections, dans Y Histoire de Louis XI II par Cl. Malingre, dans le Procès-verbal de Behety et dans le Recueil de Lalourcé et Duval, n° 98 : — d'après redit, originale, dans les Mémoires du cardinal de Richelieu, édit. de la S. H. F., t. I, p. 340-365.
Richelieu approuve les mariages espagnols, défend les privilèges «le l'Eglise et accepte les décrets du concile de Trente sous réserve du maintien des libertés gallicanes.
Voir : — Avenel, Lettres et Papiers d'état..., t. I, p. 140.
3306. Harangue de Henri de Bauff remont, marquis de Seuecey, dans le Recueil de Lalourcé et Duval, n° 99.
Le délégué de la noblesse a prononcé un discours banal et sans importance.
3307. Harangue de Robert Miron, Paris, 1615, in-8°, ou dans FI. Rapine-, p. 443, — le Recueil Mayer, t. XVII, p. 79, — le Recueil Lalourcé et Duval, n° 100.
Le prévôt des marchands, délégué du tiers état, examine longuement l'état du royaume : corruption du clergé, débauches et violences de la noblesse, misère extrême du peuple qui pourrait bien se révolter si le gouvernement reste inerte, contre la vénalité des charges, etc. Il supplie le roi de remédier à tous ces maux.
3308. Malingre (Claude), sieur de Saint-Lazare, 1580-1653. Remontrances, discours et arrêt interlocutoire du Conseil privé du roi pour la réformation et règlement des officiers et ministres de juslice, secrétaires du roi et avocats audit Conseil privé, suivant l'avis contenu aux cahiers de la dernière assemblée générale des trois
états de France, tenus à Paris es années 1614 et 1615, Paris, 1621, in-8°, 62 p.
Malingre écrit d'abord une préface au roi : il y parle de la justice, affaiblie par l'avarice et l'arbitraire des juges : le roi doit donc tenir compte des doléances formulées par les députés. L'auteur s'adresse ensuite à ces derniers et, pour fortifier son argumentation, il accumule les citations : il demande en somme et surtout la réduction du nombre des avocats du Conseil privé, qui ne pourraient plus être en même temps secrétaires du roi.
3309. Remontrances présentées au roi par nosseigneurs de Parlement le 21e mai 1615, si., 1615, in-8° (nombreuses édit.), ou dans le Recueil Mayer, t. XVII, p. 138-175 (seconde pagination).
Le Parlement voulait se réunir pour examiner la situation du royaume. Il revendique le droit de donner des conseils à la royauté et cite à cet égard de nombreux exemples historiques. Puis il aborde la question des désordres : il se méfie des conseillers du roi et demande le rappel des anciens. Il passe en revue toute l'administration, proteste contre la prodigalité financière depuis 1610. Le roi et sa mère ne sont pas coupables, mais leur entourage. En réalité, c'est une vive critique de toute la régence.
3310. Discours de ce qui s'est passé en la présentation des remontrances par écrit, que le Parlement alla faire en corps au roi le mardi 22e de mai 1615, si., 1615, in-8°, 16 p. — Se trouve dans le Mercure français, t. IV, p. 54, et dans les Mémoires de Mathieu Mole, t. I, p. 28 et sq.
L'auteur raconte l'entrevue qui eut lieu au Louvre. Après la lecture des remontrances, Louis XIII et sa mère expriment leur mécontentement, en disant que le roi seul est le maître et que le Parlement n'a pas à se mêler de la conduite et direction des affaires : Jeannin, les ducs de Guise, d'Epernon, etc., émettent un avis semblable. — Ce récit est simple, précis et curieux : pas de polémique, ton calme, véritable compte-rendu : — compléter avec le n° suivant.
3311. Discours véritable de ce qui s'est passé au Parlement en suite de l'arrêt de la cour du 28 mars dernier et des remontrances, si., 1615, in-8°, 87 p.
GOUVERNEMENT l>K CONCINI, 1615-4647. 33
L'auteur reprend plus haut que le précédent. 11 commence à l'assemblée du Parlement tenue le 27 mars 1615 et en expose les longues délibérations. 11 raconte ensuite les entrevues avec la cour et s'étend surtout sur celle du 22 mai. Puis il continue le récit des discussions jusqu'à la fin du mois de juin. — Tout ce récit, malgré des longueurs, est intéressant.
1° Assemblées de Grenoble et de Aunes, juillet 1615-février 1616.
3312. Les documents sur ces assemblées protestantes sont en majeure partie réunis dans : Négociations, lettres et pièces relatives à la conférence de Loudun, pub. p. Bouchitté, Paris, 1862, in-4° (C. 1). L), p. 1-95, 96-159. On y trouve des lettres au roi et à sa mère, des extraits des cahiers présentés à Louis XIII avec les réponses, etc. — Ouvrage essentiel, auquel nous nous bornons à ajouter des écrits qu'on n'y rencontre pas.
Voir : — Anquez, Histoire des assemblées politiques des réformés de t'rance, Paris, 1859, in-8°, |>. 265-277 : — les ouvrages de Laugel sur Rohan et de Dufayard sur Lesdiguières.
3313. Discours fait au roi étant en son Conseil à Tours, le 28 août 16 15, par les députés de rassemblée de Grenoble, si., 1615, in-12°, 18 p.
Les députés se déclarent partisans de l'autorité royale sans contrôle : ils protestent contre la publication des décrets du concile de Trente et serviront le roi fidèlement s'il répond favorablement à leur cahier de doléances. Le prince de Gondé ayant demandé à l'assemblée de prendre son parti, ils remettent à Louis XIII cette lettre et la réponse qui y a été faite. Ils terminent par une profession de foi.
3314. La lettre envoyée au roi en la ville de Bordeaux par le maréchal de Lesdiguières, Lyon, sd., in-8°.
Le gouverneur du Dauphiné informe Louis XIII, à la fin du mois de septembre 1615, que l'assemblée des réformés a quitté Grenoble.
S. H. K. XV. — A.NDBÉ 5. -i
•il- HISTOIRE POLITIQUE ET MILITAIRE.
3315. Articles accordés entre Monseigneur le Prince et les députés de l'assemblée générale de Mutes au nom de ceux de la religion de ce royaume et du pays et souveraineté de Bèarn. si., 1616, in-12°, 1 i j). (pub. aussi sous des titres différents). . '
Accord du 27 novembre 1615 signé au camp de Sânsay en Poitou. Union pour prendre la défense de la vie du roi (article premier du cahier du tiers état), s'opposer aux décrets du concile de Trente et à l'alliance espagnole, obtenir la réforme du Conseil et l'observation stricte de Ledit de Nantes. Promesse de ne pas traiter séparément. L'assemblée nommera aux charges dans les villes, et<\
3316. Manifeste de ce qui s'est passé en l'assemblé:; de Ximes, envoyé par les députés d'i celle à toutes les églises réformées de France, slnd., in- 12°, 8 p.
Après avoir conclu avec Coudé un accord (v. n° précédent), les députés ont rédigé une lettre pour leurs coreligionnaires. Ils font l'historique des négociations entamées depuis de longs mois avec la cour et des réponses dilatoires et peu satisfaisantes de celle-ci. Ils expliquent ainsi leurs pourparlers avec Coudé et terminent en rapportant la conclusion du traité.
3317. Remontrance faite au roi par les députés de la religion au lieu de La Rochefoucauld le 30 décembre 1015, slnd., in- 12°, 8 p. — Pub. aussi sous le titre : Harangue dernière des déjjutés de rassemblée de Ximes au roi, prononcée par la bouche du sieur de Berteville à La Rochefoucauld, le 3 janvier 1616, slnd., in- 12°,
Malgré la différence de date, il s'agit du même ouvrage. Les députés de l'assemblée de Nîmes supplient Louis XIII d'apporter à la mauvaise situation du royaume « des remèdes convenables ». Par ces mots, ils entendent qu'il faut mettre fin à la guerre et, dans ce but, prendre l'avis de la reine mère, des princes, officiers de la couronne et des « anciens et fidèles conseillers non intéressés en ses affaires ». Cette critique du gouvernement est assez intéressante.
3318. Recueil véritable de ce qui s'est passé à l'assemblée de Ximes, si., 1616, in- 12°, 23 p. — Pub. aussi sous un titre inexact : Réponses de MM. les députés de Grenoble, adressées à M. le mare-
GOUVERNEMENT DE f.ONC.lxr. 1615-1617. 35
chai de Lesdiguières et autres de ladite assemblée, si.. 161.6, in-8°, 15 p.
Lettre écrite par les députés de l'assemblée de Nîmes aux églises réformées : puis viennent les articles (n° 3315), la harangue du dépoté Berteville (n° 3317) et la lettre présentée à Louis XIII par les délégués. — Exposé correct et clair.
2° Les mariages espagnols, octobre-novembre 1015. (Voir nos 2176-2211, 3242-3259.)
3319. Histoire journalière de tout ce qui s'est passé au voyage du roi depuis le hindi 17 août 16 15, jour de son, parlement de sa vide de Paris, jusques au mois de janvier 1616, de son retour en sa ville de Tours, Paris. 1616, in-12°. — Pub. dans Arch. rur., 2e série, t. I, p. 279-287.
Bulletin officiel du voyage de Louis XIII à l'occasion du double mariage espagnol : simple itinéraire extrêmement sec, comprenant tout le voyage.
3320. Sorkl (Pierre), héraut d'armes de Normandie. Recueil de ce qui s'est passé durant le voyage que le roi a fait en Guyenne, ensemble des cérémonies faites tant à cause de son mariage que de relui de Madame, sa sœur, princesse d'Espagne, célébrés en la ville de Bordeaux, et de Ventrée solennelle que Sa Majesté a faite en icelle', pub. par Tamizey de Larroque, Louis XIII à Bordeaux, Bordeaux, 1870, in-8°, 47 p. (en appendice, bibliographie des opuscules relatifs au séjour de Louis XIII à Bordeaux).
Le héraut d'armes de Normandie a rédigé un procès- verbal officiel : son écrit est d'une sécheresse extrême, mais minutieux et exact. Il est utile.
('('. Tamizey de Larroque, Une fclc bordelaise ni 1615, Cordeaux, 1892,
in-- '. 8 |>.
3321. Moiuliiox (dp;). Le Pcrsée français, Bordeaux, 1010, in-12°, 500 p.
L'auteur use d'un style verbeux et boursouflé d'un bout à l'autre de son ouvrage, qui gagnerait à être réduit de moitié. Si l'on fait abstraction de ce défaut, sa description est fort détaillée et établie
d'après des sources sérieuses : Morilhon déclare en effet qu'il a reçu des mémoires de la cour, des jurats de Bordeaux, et en particulier du sieur de Fontanel, qui fut l'un des organisateurs des cérémonies. Ce livre mérite donc d'être consulté.
3322. Les magnificences faites en la ville de Bordeaux à l' entrée du roi le mercredi 7 de ce mois (octobre), Paris, 1615, in-12°, 13 p.
Le narrateur abuse des souvenirs antiques. Après un éloge de Louis XIII, il décrit les préparatifs faits par les Bordelais, le cortège , etc. Cette description est très simple et brève.
3323. La royale réception de Leurs Majestés Très Chrétiennes en la ville de Bordeaux, ou le siècle d'or ramené par les alliances de France et de Navarre, recueilli par le commandement du roi, Bordeaux, 1615, in-8°, 123 p. (puis toute une série de discours adressés au roi au cours de son voyage, des vers, des descriptions).
Sur l'exemplaire de la B. N., on trouve inscrit au crayon le mot Garasse : serait-ce l'auteur, qui aurait abandonné poui* une fois la polémique? En tout cas, après la dédicace au roi et des vers français et latins, la description, malgré beaucoup de verbiage, est très précise et très détaillée, encombrée cependant par des poésies et des devises. L'auteur raonte le voyage à Bordeaux et à Bayonne, l'échange des princesses et le retour à Bordeaux. — Livre d'une lecture pénible, mais eu somme assez utile.
3324. L'heureuse arrivée du roi dans Bordeaux et ce qui s'y est passé depuis, avec les cérémonies qui furent faites aux épousailles de Madame, sœur aînée de Sa Majesté, jusques à son départ vers l'Espagne, Bordeaux, 1615, in-12°, 24 p. — Aut. édit. : Lyon. — Pub. aussi sous le titre : Le bonheur de la France ou les allégresses publiques des bons Français par les augustes mariages...
Compte-rendu précis depuis le départ de la cour de Poitiers, le 28 septembre, jusqu'au mariage par procuration de Madame à Bordeaux le 18 octobre : détails nombreux.
3325. Godefroy (Théodore). L'ordre et cérémonies observées aux mariages de France et d'Espagne..., Paris, 1627, in-4°, 191 p.
L'auteur, qui dédie au roi son ouvrage, expose les faits depuis le
GOUVERNEMENT DE CONinxi, 1615-1017. 37
17 octobre (mariage d'Elisabeth de France), puis l'échange des princesses à la frontière et poursuit jusqu'à la tenue du lit de justice à Bordeaux le 10 décembre. Le récit est simple et fort complet. — A la fin sont : le contrat de mariage d'Elisabeth et de Philippe IV, les actes de renonciation des princesses à la succession de leurs parents et des tableaux généalogiques.
3326. Les pompes, magnificences et cérémonies faites dans F église Saint-André de la ville de Bordeaux pour le mariage de Philippe, prince d'Espagne, avec Madame Elisabeth de France, sœur du roi, Paris, 1615, in-12°, 16 p.
Journées des 17 et 18 octobre : cérémonies du mariage; détails précis qui complètent ceux des nos précédents.
3327. Lettre du roi, envoyée à M. le premier président en la cour de Parlementa Paris, sur les mariages des Majestés de France et d'Espagne, le dix-huitième jour d'octobre 1615, Paris, sd., in-12°. 5 p.
Peu importante. Louis XIII annonce que, lorsque tout sera terminé, il reviendra à Paris; il charge le premier président, Nicolas de Verdun, d'informer de ses intentions les habitants et de maintenir l'ordre.
3328. Discours véritable de ce qui s'est passé à Bordeaux sur les fiançailles et épousailles de Madame, sœur du roi, avec le prince juré (t Espagne, où sont décrites les cérémonies, les noms des assistants et les adieux de part et d'autre au département de Madame, ensemble les noms des chefs de ceux qui ont pris les armes et passé la rivière de Garonne pour empêcher le voyage et de ceux qui sont délègues par Sa Majesté pour les repousser, Paris, 1615, in-12°, 16 p.
« Ecrit à la hâte à Bordeaux, ce 22 octobre 1615 », dit l'auteur. 11 donne d'abord des nouvelles militaires, parle du rassemblement de troupes protestantes vers Tonneins et des mesures de sécurité prises par ordre du roi. Il note que le pays situé au sud de Bordeaux est tranquille et ne suscitera aucune difficulté. Il décrit ensuite les cérémonies du mariage d'Elisabeth. — Assez précis, des noms.
3329. Lettre envoyée au roi par les quatre principaux ministres
de la religion prétendue réformée du pays de Languedoc, Paris. 1615, in-J2°, 6 p.
Lettre datée de Montpellier, 20 octobre. Les ministres protestants espèrent que les mariages espagnols n'auront aucune conséquence fâcheuse pour la liberté de conscience et de culte.
3330. L'arrivée de la reine à Saint- Jean de Luz et ce qui s'est passé de plus remarquable tant à l'échange des infantes de France et d'Espagne que des pompes et magnificences faites de part et d'autre..., Paris, 1615, in-12°.
Ecrit sous forme de lettre, le 6 novembre, par un témoin oculaire. Celui-ci se borne à exposer en détail les préparatifs qui sont faits : mais, malgré le titre, il n'est pas question de la cérémonie de l'échange des princesses.
3331. Lettre contenant au vrai le discours de ce qui s'est passé en la cérémonie de l'échange de la reine et de Madame sur la rivière entre Saint- Jean de Luz et Fontarabie, avec toutes les circonstances les plus remarquables ; ensemble les noms des princes et seigneurs qui y ont assisté, Paris, 1615, in- 12°, 14 p.
Ecrit sous forme de lettre, le 19 novembre, par un témoin oculaire, qui fournit des détails excessivement précis et nombreux. Peut être considéré comme un complément et une suite du n° précédent.
3332. L'ordre prescrit des cérémonies faites et observées à Saint- Jean de Luz à rechange des infantes de France et d'Espagne, avec les harangues faites par les ambassadeurs, Paris, 1615, in-12°, 14 p.
Eerit d'un caractère officiel : c'est un règlement pour l'ordre du cortège et des discours que doivent prononcer les ambassadeurs des deux cours au moment de leur rencontre.
3333. Récit véritable des choses plus remarquables passées à V arrivée de la reine en France et de sa réception par M. de Guise, ensemble la conduite de Madame par ledit seigneur et sa réception en Espagne, avec les noms et surnoms des ambassadeurs et autres seigneurs et dames qui les ont assistés, par D. F., Paris, 1615, in-12°, 16 p.
Lettre rédigée immédiatement après l'échange des deux prin-
cesses. Non seulement l'auteur raconte 1rs cérémonies, mais il décrit même le pays. Détails minutieux : correctement écrit.
3334. Les adieux de la France à Madame, sœur du roi, sur son voyage en Espagne, Paris, 1615^ in- 12°, 15 p.