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GOUVERNEMENT DE CONCINI, 1 1> I •)- I 0 I

I trtieulier vers Saint-Sever, les habitants, sans distinction de religion, se son! unis, ont donné la chasse aux rebelles et les ont forl'uir. C'est ce que raconte le 6 décembre « un gentilhomme de Pamiers à un sien ami dans Paris ».

3372. Les promesses et protestations faites au roi par les bourgeois de sa ville de Bordeaux^ au départ de Leurs Majestés, avec la cou /irritation de leurs privilèges, faite par Sa Majesté, Paris, 161(3, in-12°, 7 p.

Les capitouls renouvellent (le 9 décembre Kilo) les assurances de leur dévouement : le bruit court que la paix est prochaine.

3373. La sortie du roi de sa ville de Bordeaux pour retourner à Paris, ensemble le nombre des seigneurs, chefs, capitaines et gens de guerre qui l'assistent au retour de sou. voyage de Guyenne, Paris,' l-!.i. in-12°, 8 p.

Détails précis sur les forces royales, qui, une fois réunies, atteindront le chiffre de 40.000 hommes. Il n'est donc pas probable que Condé osera les attaquer : déjà même des négociations sont, dit-on, engagées en vue de la conclusion de la paix.

3374. //arrivée du roi en sa ville d'Angoulêuie le dimanche J-'i décembre, avec le nombre des chefs et gens de guerre qui conduisent Sa Majesté, Paris, 1615, in-12°, 8 p.

Mêmes détails que dans le numéro précédent. En plus, récit de l'arrivée du roi à Angoulême avec 0.000 hommes : en avant, sont encore 10.000 hommes, commandés par des chefs, dont les noms sont donnés. Situation des diverses armées. Condé et Bouillon d'une part, Bois-Dauphin et Vendôme de l'autre. L'auteur envisage donc vec optimisme le voyage du roi, qui doit s'opérer sans difficulté.

3375. La défaite des retires et autres troupes de M. le prince de Coudé, faite par Monseigneur le duc de Guise, devant la ville de Sainte-Foy assiégée par les troupes dudit sieur prince, Paris,

Combat sur la Dordogne le 18 décembre : les soldats de Condé. battus, doivent lever le sic.

3376. La prise et défaite des troupes du prince de Tingry par les soldais de la garnison de Metz. Paris, 1615, in-120, 7 p.

48 HISTOIRE l'OUTIOlK Kl MILITAIRE.

Tingry, ne pouvant payer ses troupes, les laisse piller. Attaqués en Champagne, ces pillards vont vers la Bourgogne, puis vers Sedan et Mézières. La garnison de Metz marche contre eux, les tue. les prend et les disperse. Ce récit est rédigé très simplement : il rend un compte exact de la misère qui sévit alors sur les provinces de l'est.

3377. La défaite des troupes du sieur de Rohan. enrouées pour l'entreprise faite et découverte sur la ville de Hèziers eu Languedoc, dont ils avaient été repousses honteusement le vingtième décembre 1615, Paris, 1616, in-12°, 8 p.

Verhiage prolongé : cependant récit curieux pour l'étude des coutumes de la ville : à la fin, un sixain et un quatrain, qui ont le même intérêt à cet égard.

3378. Retraite de M. le duc de Rolian en la ville de Pamiers, au comté de Foix, après la prise de la ville et château de ùectaùre en Gascogne, Paris, 1015, in- 12°, 7 p.

Verbiage royaliste au début : l'auteur houspille la noblesse gasconne qui a laissé prendre Lectoure par Rohan : ne doit-elle pas la reconquérir, puisque Rohan n'a pas osé attaquer l'armée royale et s'est retiré à Pamiers?

3379. Discours de ce qui s'est passé en la province de Champagne sous la conduite de M. d'Andelot, lieutenant général pour le roi en ladite province, es mois de novembre et décembre 1615 et commencement de janvier 1616, à la réduction des places occupées contre le service de Sa Majesté, ïroyes, 1616, in-12°, 22 p.

Récit simple, mais étendu, de tous les faits militaires concernant ïroyes, le Bassigny et le Barrois, les châteaux de Rosnay, Brienne, Pougy, etc.

3380. Dacreigne (Claude). Récit véritable de la défaite des troupes de M. le prince par M. le duc de Guise le septième de ce mois, ensemble le départ du roi pour venir à Tours, Paris, 1616, in-12°. 8 p. — Aut. édit. : Lyon.

Tullois, avocat, polémiste à l'occasion (n° 2189), Dacreigne rapporte brièvement un petit fait d'armes, qui eut lieu vers Lusignan le 7 janvier 1616 : mais il abuse de la grandiloquence.

La même brièveté se retrouve dans une autre plaquette : Défaite

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d'une partie des troupes de M. le prince de Condè par M. le dur de Guise..., Paris, sd. bu 1616, in-12°, 6 p.

3381. Ces ((larmes suscitées en la cille d'Orléans à l'occasion des troupes de lu garnison de Jargeau, Paris, 1616, in-12°, 7 p.

Jargeau a pris des mesures de protection contre les rebelles. Mais sa garnison bai la campagne et moleste les habitants : le 27 mars 1616, p. t\\.. les Orléanais en procession s'enfuient précipitamment à la vue de ces pillards et le 1er avril l'alarme se renouvelle. — Ce récit est donc intéressant pour se rendre compte des misères causées par la guerre civile.

4° Paix de Loudun, 6 mai 1616.

(Voir n°* 2277-2290.)

3382. Négociations \ lettres et pièces relatives à la conférence de Loudun, pub. par Bouehitté, Paris, 1862, in-4° (G. I). I.) : v. n° 3312.

3383. Lettre de M. le maréchal de Lesdiguières, envoyée tant à MM. de La Rochelle qu'autres chefs de la religion réformée, le 28 décembre dernier. Paris, 1616, in-12°, 8 p.

Lettre énergique du maréchal qui conseille aux habitants de La Rochelle de rester tranquilles : « Soit rebelle qui voudra au roi, mais soyez-lui fidèles... Le roi est le maître qui dispose de ses biens ainsi qu'il lui plaît. »

3384. Lettre de Monseigneur le duc de Sully au roi, Lyon, 1 C> 1 6,

Le 2(.) décembre Kilo, Sully résume son ministère et compare l'état de la France d'alors à la situation présente. Malgré les calomnies dirigées contre lui, il a tenté le rôle de médiateur entre les partis. Il supplie le roi de procurer la paix au pays : si sa requête nVsl pas agréée, il se mettra du côté de ceux qui luttent contre les mauvais conseillers du souverain.

3385. Temps de trêve accordé pur le roi à Monseigneur le prince pour traiter lu paix, accordé le fj de juucier /676\ Paris, 1616,

in-12°, 7 p.

Ordonnance du roi, datée de Poitiers : trêve de deux mois.

S. II. F. XV. — ANDRÉ 5. i

3386. Les articles présentés au roi par Monseigneur le prince de Coudé pour la paix, avec les députés de l'assemblée de Nîmes joints à lui, ensemble la réponse faite par Sa Majesté sur lesdits articles, Paris, 1616, in-12°, 6 p.

Huit articles : Coftdé et l'assemblée de Nîmes enverront des députés à la future assemblée de la paix : élargissement de plusieurs personnes détenues. Le roi a accepté ces conditions, du moins l'auteur le dit-il : car il n'y a pas le texte de la réponse royale.

3387. Récit véritable des choses plus mémorables demandées au roi par ceux de la religion, ensemble les serments de fidélité pâteux faits à Sa Majesté, Paris, 1616, in- 12°, 8 p.

Peu important : assurances réciproques données par le roi et les protestants.

3388. Récit de ce qui s'est passé entre le roi et ceux de la religion sur la fin de la conférence de Loudun, Paris, 1616, in-12°, 7 p.

Comme le précédent, cet opuscule a trait aux difficultés relatives à la paix avec les protestants. L'auteur de cette lettre, outre des nouvelles de la cour, annonce que Sully est allé à La Rochelle pour arriver à une entente et qu'on attend son retour avec espoir.

3389. Remontrance au roi sur la réunion de ses sujets, ordre de l'état, tranquillité et soulagement de son peuple, par les députés de MM. les princes, accompagnés de MM. de Nevers, de Brissac, médiateurs de la paix, et autres députés de Sa Majesté, avec la réponse de Sa Majesté auxdits sieurs députés, Paris, 1616, in- 12°, 15 p.

Le 22 avril 1616, cette délégation demande à Louis XIII de « pourvoir » aux désordres, sinon la France est ruinée. Le remède est simple : il faut donner les charges seulement à ceux qui sont capables de les remplir. — La réponse du roi est brève et vague.

3390. Les cérémonies faites à l'entrée du roi et de la reine en leur bonne ville d'Orléans, le dimanche huitième de mai, Paris. 1616, in-12°, 8 p. — Aut. édit. : Lyon.

Soupirs de soulagement en apprenant la signature de la paix. L'auteur décrit la réception de Leurs Majestés, mais surtout de la reine à qui les Orléanais font un accueil enthousiaste.

3391. Remontrance faite au roi par MM. de la ni Ile d'Orléans

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pour la conservation de la paix, Paris, 1646, in-12°. 7 p. — ■ Aut. édit. : Lyon.

Félicitations à ceux qui dirigent le gouvernement : espoir que les ancien? rebelles seront désormais fidèles. — Style ampoulé, réminiscences antiques.

3392. L'ordre tenu à la réception du roi et de la reine en leur bon ne ri lie de Paris, le lundi 16 de mai 1616, Paris, 1616, in-12°, 16 p.

Récil très détaillé de cette réception : puis des vers, non signés.

5° Arrestation de Coudé et guerre civile, 1616-1617. (Voir nos 2291-2297.)

3393. La seconde guerre civile... : v. n° 3347.

3394. Histoire de la troisième guerre civile, 1616, pub. dans Arch. eur., 2e série, t. I, p. 299-399, d'après le Mercure de France.

Elle commence à la prise de Péronne au mois de juillet 1616 et s'arrête en décembre de la même année, au moment où Richelieu dévient ministre. Elle semble une simple compilation de pièces contemporaines.

3395. Manifeste des Pèronnais aux fidèles Français, pub. p. A. Danicourt, Une révolte à Péronne sous le gouvernement du maréchal d 'Ancre, l'an 1616, Péronne, 1885, in-8°.

Attaque du duc de Longueville : détails sur le « tumulte ». On trouve là d'autres documents : déclaration du roi du 25 octobre, des pièces tirées des archives de la ville et relatives au gouvernement de Goncini.

3396. Manifeste de tout ce qui s'est passé en la ville et château de Sancerre. si., 1616, in-12°, 16 p. : — pub. clans Rev. Berry, 1967, t. XII, ]). 80.

Les protestants de Sancerre racontent leurs dissensions avec les catholiques : ils se sont emparés du château le 3 septembre pour se prémunir et sont chargés, le 7, par le roi de prendre toutes mesures pour assurer la tranquillité jusqu'à nouvel ordre. — Renseignements sur la vie locale et sur l'antagonisme entre civils et militaires.

3397. Déclaration du roi sur V arrêt fait de la personne de M. le prince de Condè, sur V èloignement de sa cour des autres princes, seigneurs et gentilshommes, publiée es Parlement le 7 septembre, Paris, 1616, in-4°.

3398. L'ordre tenu en, la déclaration du roi sur la détention de M. le prince, Paris, 1616, in-12°, 8 p. — Aut. édit. : Lyon.

Illustre le n° précédent par le récit de la tenue du lit de justice. Renseignements précis sur les personnes présentes, sur la succession des harangues prononcées.

3399. Arrêt de la personne de M. le prince de Condè, dans Anecdotes de la cour de France tirées de la bouche de M. Du Vair, pub. dans Mémoires de Marguerite de Valois, édit. Lalanne, Paris,

Récit de l'arrestation : émotion qu'elle provoque; fuite des princes.

3400. Lettre envoyée au roi par M. le duc de Nevers sur l'arrêt fait de M. le prince, Paris, 1616, in- 12°, 8 p.

Ecrivant de Charleville, Nevers s'étonne de l'arrestation de Condé et demande que la vérité soit éclaircie. En attendant, il ne poursuivra pas la mission dont il était chargé en Allemagne cl prendra des mesures pour assurer la tranquillité sur la frontière.

Sur les négociations de Richelieu et de Nevers au mois d'octobre, v. les indications données par B. Zeller, Richelieu ministre, p. 21), note 3.

3401. Remontrance envoyée au roi par messeigneurs les princes, ducs et pairs et officiers de la couronne, sur la détention de Monseigneur le prince, Soissons, 1616, in-12°, 8 p.

Ecrite à Coucy le 7 septembre. Les princes protestent de la pureté de leurs intentions : ils rendent responsable de leur attitude présente Concini, auteur de violences à Péronne et de l'arrestation de Condé. Ils s'élèvent contre les assertions contenues dans la déclaration royale, véritables calomnies à leur avis. Ils ne rentreront dans le devoir que si Condé est libéré, Concini expulsé de France, Barbin et Mangot renvoyés du ministère.

3402. Lettre envoyée au roi par M. le duc de Guise, Paris, 1616, ni-12°, 7 p.

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De Soissons, le (-l septembre, Charles de Lorraine écrit pour affirmer sa fidélité. Il demande à connaître la cause de l'arrestation de Condé : il pourra ainsi informer les autres princes et les maintenir dans le devoir.

3403. Manifeste et véritable discours des raisons qui ont mû le duc d' Epernon à prendre les armes pour faire reconnaître l'autorité du roi en son. gouvernement de Saintonge et Aunis contre la désobéissance des Rochelois, Bordeaux, 1016, in-12°, 14 p. — Pub. sous des litres différents à Paris.

Le vieux duc, qui résume son existence et ses services, espérait pouvoir vivre désormais en paix. Mais il comptait sans les Rochelais qui, après l'arrestation de Condé, se sont emparés de Rochefort. Il l'ail donc connaître à toute la France qu'il va reprendre les armes pour mettre les ennemis à la raison.

Voir : — n" 3406.

3404. Traité de ce qui s'est passé ta/tt en. Picardie qu'ailleurs depuis la retraite de MM. les princes jusques à présent, Paris, 1616, in-1'20, 12 p. — Aut. édit. : Lyon.

Va jusqu'au 13 septembre. Verbiage royaliste : donne quelques détails sur les dispositions des princes et de plusieurs villes; manifeste l'espoir que la guerre n'éclatera pas; le roi a d'ailleurs envoyé à Soissons un émissaire auprès des princes pour savoir leurs intentions réelles.

3405. Articles présentés au roi de la part des princes, ducs, pairs, officiers fie la couronne, seigneurs et gentils boni mes retirés de la cour depuis la détention de la personne de Monseigneur le prince de Condé, Paris, 1616, in-12°.

Ces articles du ('» octobre sont publiés dans le Mercure, t. IV, Pi H», p. 259 et 264, «4 dans P. Zeller, Richelieu ministre, p. 16, avec la réponse du roi.

3406. Déclaration des maire, ècheoins, pairs et bourgeois de la cille de La Rochelle, avec la conférence faite entre M. le duc d' Epernon et M. de Genouillé, député de la province de Saintonge, et une

réponse à certain livret imprimé il Saintes, si., Il» 16, in- 12", 2() p. Par la déclaration, les habitants de La Rochelle se disculpent et

s'engagent à servir le roi. — La conférence a été réunie pour terminer le différend : le narrateur rapporte les paroles conciliantes du député et l'obstination du duc qui ne veut rien entendre. — Le livret imprimé à Saintes était favorable à d'Epernon : la réponse défend, en rappelant des faits précis, l'attitude des habitants de La Rochelle. — Cet ouvrage a donc une allure officieuse et paraît avoir été écrit par un Rochelais.

3407. M. Du Vair remet les sceaux, 25 novembre 1616, dans Anecdotes de la cour de France tirées de la bouche de M. Du Voir, pub. dans les Mémoires de Marguerite de Valois, édit. Lalanne, 1858, p. 316-320.

Discours de Du Vair au roi : le garde des sceaux y montre son désintéressement et l'absence de toute ambition.

3408. Journal de la cour du temps du maréchal d'Ancre, pub. dans Cad. Hist., t. I, 1855, p. 93-101.

Récit de la disgrâce du chancelier Du Vair et de l'entrée au ministère de Richelieu. — Il est analysé, mais d'une façon sommaire, dans les Mémoires de Pontchartrain.

3409. Lettre de M. le duc de Nevers au roi sur la déclaration publiée contre lui sous le nom de Sa Majesté, si., 1617, in-4° ou in-8° : se trouve aussi dans le Mercure, t. IV, 4e partie, p. 36.

Nevers proteste le 31 janvier 1617 parce qu'il a été déclaré criminel de lèse-majesté et fait l'apologie de sa conduite depuis 1614.

3410. Manifeste des ducs et pairs de France, de Vendôme, de Mayenne, maréchal de Bouillon, marquis de Cœuvres et le président Le Jau, etc., si., 1617, in-12°, 8 p.

Manifeste daté de Soissons le 2 février 1617. Les chefs rebelles regrettent de n'avoir pu faire connaître au roi le mal de son état et en rejettent la responsabilité sur Concini et sa femme, qu'il faut chasser. Ils justifient le duc de Nevers, réclament l'observation du traité de Loudun et le retour au pouvoir des princes et des conseillers de Henri IV. — Ecrit très violent.

On a publié aussi le Manifeste de MM. les princes, du 12 février, si., 1617, in-12°, où sont pris à partie Marie de Médicis, Concini, et les nouveaux ministres (Richelieu).

Voir : — Hanotaux, llist. du cardinal de Richelieu, t. Il, p. 165.

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3411. Déclaration du roi sur le sujet des nouveaux remuements de sua royaume (14 février 1617).

Elle a été écrite par Richelieu. Des extraits et une analyse sont donnés par Hanotaux, t. II, p. 165-166.

3412. Déclaration et protestation des princes, ducs, pairs, officiers de la couronne, gouverneurs de provinces, seigneurs, chevaliers, gentilshommes, villes et communautés, associés et confédérés pour le rétablissement de l'autorité du roi et la conservation du royaume contre la conjuration et tyrannie du maréchal d'Ancre et de ses adhérents, si., 1617, in-4°. — Trad. en allemand et en latin.

C'est plutôt un ouvrage de polémique (5 mars) : on y accuse Concini d'avoir projeté de faire assassiner le duc de Mayenne et tous les princes et de vouloir .devenir un maire du palais.

3413. La descente des Anglais pour le secours des princes, empêchée par le marquis de Spinola, ensemble ce qui s'est passé à La Rochelle sur ce sujet, Paris, 1617, in-12°, 13 p. — Aut. édit. : Lyon.

L'auteur raconte les intrigues du duc de Bouillon à l'étranger. En Hollande et en Allemagne, on ne l'a pas écouté. En Angleterre, il a fait lever six mille hommes qui ont tenté vainement de débarquer près de Dieppe. Avertis des mesures prises par Concini, ces soldats se dirigent vers La Rochelle. Dans cette ville, on a consenti à faciliter leur débarquement. Mais, d'Epernon s'étant avancé avec des troupes, les Anglais n'osent pas tenter l'aventure. L'auteur, royaliste, espère que les princes rebelles seront bientôt châtiés.

3414. Déclaration des plus importantes et principales raisons qui font reconnaître la nécessité d'une assemblée générale des Eglises réformées en la ville de La Rochelle pour le service du roi et conservation desdites Eglises, Paris, 1617, in-12°, 8 p.

Les motifs pour cette réunion sont la division du royaume en deux partis et sa ruine. Il faut demander l'exécution des édits de Nantes et de Loudun, et examiner des cas particuliers, p. ex. celui du Béarn. L'assemblée doit donc se tenir le 15 du mois prochain (mars), non pas pour s'opposer au roi, mais pour défendre la religion.

Sur cotte assemblée, voir : — Ànquez, Histoire des assemblées politiques

(les réformes de France, Paris, 1859, in-8°, p. 297-300.

3415. Récit de ce qui s'est passé nouvellement en Picardie et en Champagne et la prise de Sainte- Me ne hould et de Saint-Florentin par le sieur de Praslin, avec la défaite de quelques Wallons par M. le maréchal de Thèmines, ensemble le siège et prise du château de Richecourt par M. le duc de Guise le dimanche 5 mars 1617, Paris, 1617, in-12°, 15 p.

Ecrit contre les princes révoltés qui dévastent la Picardie et la Champagne. Echec de Nevers à Reims et à Chàlons ; menées de Bouillon, de Mayenne et de Vendôme. Mais leurs défaites rendent leur situation fort embarrassée. — Seule, la prise de Richecourt est racontée avec quelques détails.

3416. La prise du château de Rozoïs en Thièrache et de la ville de Château- P or cien, faite par Monseigneur le duc de Guise les dixième et treizième de ce mois 1617 , avec ce qui s'est passé au duché de Rèthelois depuis la prise de Richecourt, Paris, sel., in- 12°, 8 p.

Continuation du n° précédent. — Guise poursuit ses succès : les princes n'osent pas l'attaquer, et les places se rendent sans résistance. Récit fort bief de ces petits combats.

3417. La prise et réduction de la ville et place de Clamée y eu Nivernais, pub. p. V. Guéneau, Mèm. Soc. iViv., 1900, t. IX, p. 30-36.

Récit assez succinct, mais net, de la prise sans résistance de cette ville : quelques autres se rendent aussi au roi, le 10 mars. La publication comprend d'autres documents se rapportant à des faits particuliers.

3418. Fabri (de). Les mémoires de ce qui s'est passé durant le siège de Soissons, eu celte présente année 1617, tant dedans que dehors la place, avec le plan et fortifications faites au dehors, les ■machines dont on se servait, et les tranchées, batteries et quartiers des assiégeants, Paris, 1617, in-4°, 26 p.

Le rédacteur est Melchior Tavernier qui a mis en œuvre les documents de l'ingénieur Fabri. Celui-ci était dans Soissons, pendant le siège (9-24 avril), avec le duc de Mayenne. Sa description renseigne sur toutes les péripéties de l'attaque et de la défense avec

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une extrême minutie. Viennent ensuite des détails techniques sur tes fortifications : plans et dessins.

Voir : - G. Gomart, But. Soc. Laon, 18G8, t. XVII, p. 90.

3419. Prise et réduction des ville et château de Rèthel par Monseigneur le duc de Guise le dimanche 16 avril 1617, Paris, in-12", S p. Discours sur le sujet du siège mis devant la ville de Rèthel par M. le duc de Guise, lieutenant général des armées de Sa Majesté, Paris, 1617, in-120, 8 p.

Le premier de ces ouvrages donne des détails précis, mais très brefs, sur les opérations militaires, et se poursuit par des considéra lions morales. — Le début du second est un verbiage grandiloquent : peu de chose ensuite sur le siège de Rèthel, mais des indications sur les mesures prises par le roi pour mettre à la raison les princes révoltés.

3420. Discours véritable du combat naval et de la déroute des capitaines Blanquet, Gaillard et autres pirates et rebelles du roi, (ail par M. de Barrault, vice-amiral de Guyenne, le dernier juin 1617, pub. dans Arch. car., 2e série, t. II, p. 181-191.

Combat vers l'embouchure de la Seudre. Récit d'un royaliste, appartenant probablement à l'entourage de Barrault, qu'il loue copieusement.

6° Politique extérieure, 1616.

3421. Mémoire présenté au roi par le Père Joseph, capucin, en suite du voyage quil a fait vers le Saint-Père par ordre de Sa Majesté, pub. p. G. Fagniez, Le Père Joseph et Richelieu, t. 11,

Ce mémoire important est divisé en trois parties. L'auteur examine d'abord la situation des états chrétiens de l'Europe pour déterminer s'ils sont disposés à terminer leurs différends et a vivre en paix. Il propose ensuite que toutes leurs forces soient tournées contre les Tons, présentemenl affaiblis. Il croit enfin que, contre ces infidèles, (l<-s diversions puissantes pourront être effectuées avec l'aide des peuples de l'Asie et de L'Afrique (Perse, Géorgie, Druses, le prêtre Jean, le roi de Congo, etc.). La conclusion est que Le roi de

France doit prendre l'initiative et la direction de cette croisade et envoyer tout d'abord en Europe des émissaires pour préparer le terrain avec ses ambassadeurs.

3422. Traité et articles de paix entre Son Altesse de Savoie et M. le duc de Nemours, Paris, 1617, in 8°, 12 p. — Aut. édit. : Lyon.

Traité en sept articles du 14 novembre 1616. Le duc de Savoie remet au duc ce qu'il avait pris, lui promet le paiement de sommes élevées, etc.

7° Mort de Concini, 1617.

(Voir nos 1602, 2298-2375.)

3423. Réception de M. le baron de Vitry eu la dignité de maréchal de France, faite en Parlement le mardi 23 mai 1617 , Paris, 1617, in-12°, 8 p.

D'abord pampblet contre Concini : puis récit de la séance du Parlement. — Peu de chose en somme.

3424. Harangue faite au roi par les députés du synode national des églises réformées de France, avec la réponse de Sa Majesté, le 27 mai 1617, La Rochelle, 1617, in-12°. — Aut. édit. : Paris, Lyon.

Simple compliment sur la mort de Concini : promesse d'obéissance.

3425. Récit véritable de ce qui s'est passé au Louvre... : — v. n° 1602.

Arrestation de Barbin ; départ de Marie de Médicis et de Richelieu.

1° Charges d'Albert de Luyncs.

(Voir nos 1781, 2493-2530.)

3426. Arrivée du roi en la ville de Soissous le lundi pronier jour d'octobre, ensemble la réception faite à Sa Majesté par les habitants de ladite ville et aussi l'établissement de M. de Luyncs au

gouvernement de F Ile-de-France et ville de Soissons, Paris, 1618, "111-12', li p.

Récit probablement officieux : éloge de Louis XIII, détails sur sa réception par Luynes. Succinct et net.

Le discours à MM. de Soissons sur Varrivèe du roi en leur ville, par G armer, Paris, Kil8, in 12°, 16 p., n'a pas de valeur.

3427. Cérémonies observées à la réception de AI. de Luynes en la qualité de duc et pair de France, faite en Parlement le jeudi li novembre 1619, ensemble les noms des princes et seigneurs qui y ont assisté, Paris, 1619, in-12°, 13 p.

Ecrit en faveur de Luynes. On discute beaucoup, dit l'auteur, sur sa fortune politique : mais elle n'est pas suspecte. Puis récit de la réception : des détails et des noms.

3428. Les cérémonies rot/aies faites en baillant, par les mains du roi, l'èpèe de connétable à Monseigneur le duc de Luynes eu la galerie des peintures du château royal du Louvre le 2 avril i62i , avec les noms des princes et seigneurs qui y ont assisté, Paris, 1621, in-12°, 14 p.

Des généralités sur le titre de connétable. Puis récit précis et détails curieux sur la réception.

2° Assemblée des notables de Rouen, décembre 1617. (Voir nos 2391-2395.)

3429. Xouvelles de Normandie sur tout ce qui s'est passé au voyage du roi depuis l 'onzième novembre jusqu'à présent, Paris. Ml 17, in-8°, 15 p.

Chronologie simple et précise du voyage de Saint-Germain en Lave à Dieppe, Le llàvre et Rouen : réception dans cette dernière ville. — Trop enthousiaste parfois,* intéressant néanmoins.

3430. Documents, dans recueil Mayer, t. XVIII, p. f-153.

3431. Documents, dans Beaurepaire (Ch. de), Louis Xlll et rassemblée des notables à Rouen. Rouen, 1S8H, in-8° (indications bibliog.).

Dans ce volume sont "publiés des Extraits des registres des délibérations di' l'hôtel de ville de Rouen (le!, de Louis Xlll, réception),

— des plumitifs du chapitre de Rouen et de la Chambre des comptes de Normandie, et deux ouvrages signalés ci-dessous.

Voir : — Chantérac (B. de), Les assemblées des notables dans l'ancienne France, Paris, 1919, in-8°, 56 p.

3432. L'ordre tenu à l'ouverture de l'assemblée faite à Rouen par le commandement du roi et en sa présence le 4 de ce mois..., Paris, 1617, in-12°, 8 p.

Assemblée de cinq quarts d'heure. Description du rang qu'occupaient les membres présents : des noms.

3433. Picardet (Hugues), f 1641. L'assemblée des notables de France, faite par le roi en sa ville de Rouen, avec les noms desdits élus et notables, Paris, 1617, in-12°, 15 p. — Aut. édit. : Rouen, 8 p. — Pub. dans n° 3431.

Procureur général au Parlement de Dijon et député, Picardet traite d'abord du gouvernement de la France dans lequel se trouvent réunies la monarchie, l'aristocratie et la démocratie. Il donne les noms des notables, « qui appliqueront comme bons médecins les vrais remèdes aux plaies et ulcères en cet empire ». Vient ensuite la liste, incomplète d'ailleurs, en suivant l'ordre par huit Parlements : on y remarquera que l'auteur range les notables de la magistrature sous le vocable Tiers-Étal. Cet ouvrage est utile.

Voir : — n° 3558.

3434. Sommaire des propositions présentées par écrit de la part du roi en l'assemblée de Rouen avec les réponses et avis de ladite assemblée sur icelles, si., 1618, in-12°, 14 p. — Pub. dans n° 3431.

Vingt propositions du roi, avec les réponses des notables.

3435. Articles des remontrances faites en la convention des nouveaux états ternis à Rouen le 24e jour de novembre et autres jours, avec la réponse et ordonnance sur ce faite par le roi, étant eu son conseil tenu à Paris le 14e jour de février 1018, Paris, 1618, in-12°.

Erreur de date, dans le titre, sur l'assemblée. Remontrances en M articles. Le clergé demande le maintien de l'exemption de la gabelle; la noblesse, l'exemption de tout impôt; le tiers état, la diminution des impôts et des tailles.

3° Fuite de Marie de Médicis et paix cFAngoulême, 1619. (Voir nos 2450 et sq., 2485-2495.)

3436. Histoire véritable de tout ce qui s'est passé depuis le premier janvier td 19 jusqu'à présent tant en, Guyenne, Languedoc, Angoumois, La Rochelle que Limousin et autres lieux circou voisins, fidèlement rapporté par témoins qui ont vu et été sur les lieux, où le lecteur verra choses rares et particulières des affaires du temps, Poitiers. 1619, in-12°. — Aut. édit. : Paris, in-12°, 20 p. — Pub. en grande partie par E. Griselle, Louis XIII et Richelieu, 1914, in-8", p. 385 etsq.

Cet écrit, assez rare, contient l'histoire des six premiers mois de l'année 1619. Favorable au roi et fort hostile à d'Epernon, il manque d'impartialité, mais est vivant, plein de verve et sincère. Il décrit les divisions qui existent dans La Rochelle à propos de la guerre civile, rapporte les événements survenus en Guyenne et le supplice de Vanini à Toulouse (détails). Il raconte enfin avec précision l'évasion de Marie de Médicis et le conflit qui suivit et va jusqu'à la paix d'Angoulême. Il faut tenir compte des sentiments catholiques de l'auteur et, par suite, lire son livre avec précaution.

3437. Instruction de Cadenet s'en allant à Blois voir la reinemère, pub. p. E. Griselle, Doc. Hist., 1910, t. I, p. 40-41.

Instruction très courte pour le frère de Luynes et relative au différend survenu entre Louis XIII et sa mère.

3438. Relation de la sortie de la reine-mère de Blois, dans Aubery, Mémoires sur Vhistoire du cardinal de Richelieu, X. I, p. 273.

Cette relation serait due au cardinal de La Valette à qui Richelieu l'aurait demandée : v. Richelieu, Mèm. (S. H. F.), t. II, p. 315).

3439. Négociation commencée au mois de mars de l'année 1619 avec la reine Marie de Médicis... par M. le comte de Réthune et continuée conjointement avec M. le cardinal de La Rochefoucauld, Paris, 1073, in-f", 195 p.

Livre essentiel pour la période mars-avril 1619. Il ne s'agit pas d'un récit des négociai ions, mais d'un recueil de documents. Outre

les instructions de Béthune (5 mars) et du cardinal de La Rochefoucauld (8 avril), on y trouve de très nombreuses lettres de Louis XIII, Marie de Médicis, Epernon, Béthune, Mayenne, Montmorency, Luynes, Sully, Lesdiguières, Schomberg, Du Vair, Jeannrn, Arnoux (le Père jésuite), etc. — Le classement, qui n'est pas fait par ordre chronologique, rend les recherches assez délicates. Néanmoins, grâce à cet ouvrage, on peut se dispenser de recourir aux publications particulières, qui ont été faites pour ces lettres el dans lesquelles les dates ne sont pas toujours exactes.

Voir : — Bertrand, La vie de mesure Henry de Béthune, t. I, p. 23, note 2; — Houssaye, Le Père de Bertille et l'Oratoire de Jésus, Paris, 1874, in-8°, p. 262-300; — Avenel, Rev. Quest. HisL, 1870, t. IX, p. 77 el sa,.

3440. Documents, pub. p. P. de Fleury, Le second séjour de Marie de Médicis à Angoulême (mars-août 1619), Angoulême, 1894, in-8°, 16 p. (ext. de But. Soc. Char.).

Ils comprennent : — 1° un marché conclu entre la reine-rnère et des fournisseurs pour approvisionner en vivres les châteaux d' Angoulême, Saintes et Cognac (17 mars); — 2° une lettre de Marie de Médicis à Louis XIII, où elle le remercie de l'assurance, qu'il lui a donnée, de sa liberté et lui demande une entrevue (4 juin).

3441. Récit de ce qui s'est passé en Limousin et aux environs et' particulièrement à la prise du fort de Luzarche entre M. le duc d'Epernon et M. le comte de Schomberg (11 avril), Paris, 1619, in- 12°, 12 p.

Récit officieux, relatif à la lutte entre d'Epernon et Schomberg, lieutenant général en Limousin, à propos de la « bicoque » de Luzarche : détaillé.

3442. Traité de la paix par l'heureux accord et amiable réconciliation du roi avec la reine sa mère, ensemble tout ce qui s'est passé tant d'une part que d'autre à ce sujet depuis le voyage du roi jusques à présent, Paris, 1619, in-12°, ou dans Arch. cur., 2e série, t. II, p. 97-105.

Récit assez sec des négociations et de la conclusion de la paix d'Angoulême au mois de mai.

Il faut le compléter par les deux opuscules suivants : — Articles

accordés par MM. le cardinal de La Rochefoucauld et de Bèthune, au nom du roi. à la reine sa mère, si., 1619, in- 12°, 6 p. (dix articles); — Articles accordés à M. le duc d'Épernon, Paris ou Lyon, 1619, in-12B, 15 p. (Long commentaire moral et plein de souvenirs historiques, texte dos six articles, conclusion brève sur la bonté du roi.)

3443. Récit véritable de ce qui s'est fait et passé à la ville de Metz et en la province de Champagne en conséquence du traité fait entre le roi et la reine sa mère, Paris, 1619, in-12°, 15 p.

Peu utile. L'auteur est un royaliste exagéré qui fulmine contre les rebelles et loue le roi pendant 13 pages sur 15 : après quoi, il se borne à annoncer que d'Epernon a ordonné à son fils, qui le remplace à Metz, de licencier les troupes.

3444. Préparatifs faits en la ville de Poitiers pour la prochaine entrevue de Leurs Majestés, ensemble le pourparler de MM. les princes de Savoie avec la reine, mère du roi, et tout ce qui s'est passé à Tours, Ludc, Angoulème et Poitiers depuis le 15 juin jus que s à présent, Paris, 1619, in-12°, 15 p.

Iléjoui par la paix, le narrateur explique longuement le licenciement des troupes en Champagne, en Guyenne, etc. Il décrit ensuite abondamment les préparatifs faits à Poitiers en prévision de l'entrevue du roi et de sa mère. Il parle de l'intervention des princes de Savoie en faveur de la réconciliation, du voyage à Angoulème des sœurs de Louis XIII, etc. Ce livret est très intéressant par la précision des renseignements : l'auteur est bien informé.

3445. Les triomphes et magnificences faits à Ventrée de la reine, mère du roi, en la ville de Tours, le sixième jour de septembre 1619, ensemble les honneurs, cérémonies, noms et qualités des princes et seigneurs qui l'ont assistée et accompagnée tant à son voyage qu'à sou entrée audit Tours, Lyon, 1619, in-12°, 8 p.

Du même genre que le précédent, qu'il complète et continue : rédigé simplement. Il s'agit surtout des préparatifs faits à Tours, « où n'y a plus moyen de se loger tant la cour est grosse depuis que la reine y est arrivée ». Détails sur l'entrevue de Louis XIII et de sa mère à Plessis lès Tours. De la précision et des noms.

3446. L'audience donnée pur le roi à la reine sa mère, coule-

liant les propos mémorables tenus entre Leurs Majestés, Paris, 1619, in-12°, ou dans Arch. cur., 2e série, t. II, p. 91-95. Récit très sec de l'entrevue du 5 septembre.

3447. Récit de tout ce qui s'est fait et passé à Tours sur /' heureuse entrevue du roi et de MM. les princes, Paris, 1619, in-12°, (S p.

L'auteur, qui dédie son ouvrage à Louis XIII et écrit simplement, passe en revue les princes, ducs de Guise, Mayenne, Nevers, Vendôme, etc., et, à propos de chacun d'eux, expose ce qu'ils ont fait contre les rebelles.

3448. La royale entrée du roi et de la reine en la ville de Chartres avec les magnificences et cérémonies qui s'y sont observées le jeudi 26 septembre, Paris, 1619, in-12°, 15 p.

De même qu'autrefois les empereurs victorieux, montés sur leurs chars, célébraient leur triomphe à Rome, de même Louis XIII a surmonté tous les obstacles. Après ce verbiage du début, le livret devient intéressant. L'auteur multiplie les détails dans son récit des préparatifs faits à Chartres et de la réception du roi et d'Anne d'Autriche. C'est en quelque sorte la suite du n° 3445.

3449. Récit et véritable discours de rentrée de la reine-mère dans la ville d'Angers, faite le 16 octobre 1619, Angers, 1619, in-4°, 106 p.

Verbiage constant, style contourné et fatigant. Néanmoins, des détails nombreux, minutieux môme : reproduction des discours prononcés, devises, inscriptions, réjouissances, jeux, naumachies, etc. Considérablement réduit, cet ouvrage aurait de l'intérêt.

3450. Rosdières (sieur de). La réception véritable faite par le roi à Monseigneur le prince de Condè au château de Chantilly le dimanche vingtième d'octobre 1619, Paris, 1619, in-12°, 13 p.

Rapport très simple et très précis. Condé libéré va de Vincennes à Chantilly où il est reçu par le roi. Rosdières est évidemment un témoin oculaire qui s'est appliqué à dresser un compte-rendu minutieux et exact.

4° Assetnblées de Loudun et de La Rochelle, 1 (il 9-1 621.

3451. LOUDUN. — Lettre d'un gentilhomme de la religion à un sien ami député en rassemblée générale des Églises réformées

GOUVERNEMENT DE LUYNES, 16 17-1021. Ii:>

de France à Loudun, contenant avis sur les principales propositions qui y seront faites, slnd., in-12°, 15 p.

Livret bien écrit par un homme intelligent et instruit (25 août 1619). L'auteur, désolé des divisions entre les protestants, indique comme remède qu'il faut à la future assemblée observer trois maximes : crainte de Dieu, fidélité au roi, honneur personnel. Il n'y a pas, en effet, incompatibilité entre le zèle envers Dieu et l'affection envers le prince. Que les députés ne se laissent pas gagner par les faux frères; que, « pour l'ambition particulière des grands, on n'emprunte pas la cause et le nom de Dieu pour bâtir, sur ce plan spécieux, un édifice de confusion et de rébellion » ; qu'on évite les divisions et les querelles, « qui nous font la risée de ceux qui ne nous aiment pas ».

— Ouverture de l'assemblée générale de ceux de la religion prétendue en la ville de Loudun, avec les articles nécessaires pour l'entretien de la paix, Paris, 1619, in-12°, 14 p.

Verbiage presque constant : les articles sont de simples considérations morales.

— Lettre écrite au roi par l'assemblée des Eglises de la religion réformée de France et pays souverains, assemblés par permission de Sa Majesté à Loudun, ensemble la harangue faite au roi et prononcée par M. le' marquis de La Moussaye à Compiègne le 23 octobre 1619, si., 1619, in-12°, 13 p.

Dans la lettre, les députés, tout en remerciant le roi de son autorisation, protestent contre la violation des édits. Dans la harangue, ils certifient leur fidélité et annoncent la présentation d'un cahier en sept articles. — Ecrit très simple, sans violence de langage.

— Résolution de l'assemblée générale de ceux de la religion réformée, assemblée à Loudun par la permission du roi, du septième de décembre 1619,* si., 1620, in-12°, 6 p.

Les députés affirment qu'ils demeureront réunis jusqu'à ce qu'une réponse favorable soit donnée à leurs plaintes.

— Harangue faite au roi par MM. de Couvrelles, de Houteroue et Alain, députés de l'assemblée de Loudun, le 20 décembre 1619, si.. 1619, in-12°, 5 p.

Ils viennent présenter les demandes de l'assemblée et se plaindre

que le roi n'ait pas voulu recevoir les premiers cahiers. Ils affirment être guidés non pas par l'intérêt particulier, mais par celui de l'état, et espèrent que le roi satisfera à leurs demandes. — Le ton n'est pas exagéré.

— Harangue faite de la part du roi par les sieurs Du Maine, conseiller au Conseil d'Etat de Sa Majesté et gentilhomme ordinaire de sa chambre, et Marescot, conseiller et secrétaire de Sa Majesté, à MM. les députés de la religion prétendue réformée, assemblés à Loudun par permission du roi, prononcée par ledit sieur Du Maine le dixième janvier 1620, Paris, 1020, in-12°, 7 p. — A ut. édit. : Lyon.

Le roi tient à rassurer les protestants : il veillera à l'observation des édits et répondra incessamment aux demandes formulées dans le cahier général qu'il a reçu avec faveur. Mais il ordonne aux députés de se séparer sans attendre sa réponse et leur fixe un délai de quinze jours. Ces députés pourront élire six délégués, entre lesquels le roi en choisira deux pour résider auprès, de lui. — Le ton est assez ferme.

— Lettre envoyée au roi par les députés des Eglises réformées de France et souveraineté de Bèarn, assemblés par sa permission en sa ville de Loudun, avec la harangue prononcée au roi par les députés de ladite assemblée, Loudun, 1620, in-12°, 12 p.

Dans la lettre du 16 janvier, les députés s'élèvent contre ceux qui veulent la ruine des réformés et demandent que le roi, avant la séparation de l'assemblée, fasse quelque concession. Dans la harangue du 25, ils se montrent plus énergiques : ils protestent contre l'obligation, pour l'assemblée, de se séparer avant d'avoir reçu une réponse aux cahiers : ils énumèrent les violations diverses des édits anciens et les attribuent à certains ministres du roi.

— Lettre de l'assemblée de Loudun, envoyée aux provinces, si., 1620, in-12°, 15 p. — Nombreuses édit.

Pour justifier sa résistance, l'assemblée informe, le 18 janvier, les provinces des faits qui se sont passés depuis le 30 décembre 1619 et résume les négociations infructueuses qui ont suivi.

— Copie de deux lettres écrites de Loudun à MM. les ducs de Lcsdiguiéres, pair et maréchal de France, et de Châtillon, colonel

<;<>l IVERNEM

CMENT DE LUYNBS, 1617-1621. 07

de Vinfanterie française aux Pays-Bas, 19 février..., si., 1620, in-120, 38 p.

Dans ces lettres, l'assemblée de Loudun s'élève vivement contre la politique suivie par le roi à propos des affaires de Béarn, politique contraire aux ('dits : elle demande à Lesdiguières etChàtillon d'intervenir auprès de Louis XIII. — On trouve ensuite diverses lettres peu importantes.

— Déclaration du roi par laquelle ceux de la religion prétendue réformée assemblés à Loudun sont déclarés criminels de lèse-majesté à faute de se séparer dans le temps porté par icelle, Paris, 1620, in-8°.

Vérifiée au Parlement le 27 février, cette déclaration exige la séparation de l'assemblée dans un délai de trois semaines.

— Dernière harangue des sieurs de Denonville, de Maurice, de Livache, députés vers le roi par rassemblée générale de Loudun et prononcée à Sa Majesté par ledit sieur de Denonville, le lundi 30 mars 1620, si., 1620, in-12°, 7 p.

Ils viennent apporter des protestations d'obéissance entière et présenter au roi une liste de six délégués, entre lesquels il en choisira deux. En échange, ils espèrent « des réponses promptes, assurées pour notre conservation ».

— Le cahier de l'assemblée générale de Loudun, présenté au roi par MM. les députés, si., 1620, in-12°.

Les revendications sont au nombre de cinq : remplacement du gouverneur de Lectoure, deux conseillers protestants au Parlement de Paris, maintien pour quatre ans à partir du 1er août des places de sûreté, 150.000 livres aux pasteurs et autant à l'assemblée, autorisation aux députés du Béarn d'exposer leurs griefs.

— La réponse faite par le roi aux députés des gens de la religion prétendue réformée, Paris, 1020, in-12°, 10 p.

Titre trompeur. C'est non pas la réponse royale, mais un commentaire fait par un partisan zélé de la royauté absolue : éloge de Louis XIII d'un bout à l'autre. En somme, fort peu utile.

3452. LA ROCHELLE. — Déclaration de MM. de la religion prétendue réformée au roi faite à Sa Majesté par les députés dr leur assemblée le t5 juillet 1020, Paris, 1620, in-12", 14 p.

Faite pendant que Louis XIII est en Normandie. Protestations d'obéissance et de respect : remerciement du roi.

— Actes de l'assemblée générale des Eglises réformées de France et souveraineté de Bèarn, pub. p. A. de Barthélémy, dans Arch. hist. Po., 1876, t. V, ou, à part, Paris, 1877, in-8°.

Publication importante, malgré plusieurs défauts. Il ne s'agit pas des procès-verbaux des séances, mais des communications reçues par l'assemblée et des décisions prises par elle. Il semble que l'éditeur ait eu le désir de dissimuler les faits désagréables : par suite, sa publication donne une idée inexacte et incomplète de la situation du parti protestant en 1620. En échange, on se rend vraiment compte de la façon dont l'assemblée dirigea la lutte contre le pouvoir royal, de son activité et de son énergie. On peut ainsi contrôler et compléter l'ouvrage d'Anquez.

— Documents relatifs à l'assemblée de La Rochelle, pub. p. A. de Barthélémy, dans Arch. hist. Po., 1879, t. VIII, ou, à part, Poitiers, 1879', in-8°.

Ces documents sont de deux sortes. Les uns, déjà publiés, sont simplement analysés : les autres, inédits, sont reproduits. Ce sont à la fois des mémoires et des lettres, en particulier de Louis XIII, Lesdiguières, Rolian, etc. Ils vont du 16 août 1620 au 25 novembre 1622. — En plus, p. 2, note 1, liste de plaquettes, parues en 1621 et 1622, relatives à cette assemblée et aux polémiques qu'elle souleva. — Cet ouvrage complète heureusement le précédent.

— Procès-verbal contre l'assemblée tenue à La Rochelle au mois de novembre l'an 1620 par ceux de la religion prétendue réformée sans le consentement et permission du roi .., Paris, 1620, in-12°, 16 p.

Discussion ardue sur la légalité ou l'illégalité de la réunion. Utilisant les textes, dont il publie quelques-uns en partie, l'auteur conclut à l'illégalité.

— Sommation et commandement fait par M. le duc d'Epernon aux habitants de La Rochelle et autres personnes de la religion prétendue réformée, assemblés en ladite ville sans le consentement et permission du roi..., Paris, 1620, in-12°, 14 p. — Aut. édit. : Lyon, Rouen.

Considérations morales sans utilité au début. Fuis récit des faits : d'Epernou ordonne à l'assemblée de se dissoudre, sinon il emploiera la force, Enfin éloge de Louis XIII. — En somme, fort peu important.

— Très humbles remontrances au roi par les députés des Eglises réformées de France et souveraineté de Béarn, assemblés à La Rochelle, La Rochelle, 1621, in-12°, 14 p. — Pub. sous des titres divers.

Remontrances du 2 janvier 1621. Discussion sur la légalité de la réunion : résumé des griefs depuis l'assemblée de Loudun ; nulle réalisation des promesses faites; accusation contre Luynes et Condé, hostiles aux protestants; demande que justice soit enfin tendue. — Livret utile.

— Les desseins et entreprises faites à La Rochelle par MAI. de l'assemblée contre le service du roi, avec les commissions, fortifications, levées et contraintes qu'ils font aux habitants es lieux circonvoisîns, Paris, 1621, in-12°, 8 p.

Lettre d'un « gentilhomme de qualité, voisin de La Rochelle », qui signe C. B. L'auteur constate l'échec des réformés dans leurs négociations avec les Anglais, les Suisses, les Flamands et les Allemands. Les rebelles ne peuvent plus maintenant compter que sur le concours, d'ailleurs aléatoire, des grands. Ils élèvent partout des fortifications, mais manquent d'hommes et d'argent : « Il est impossible que ces gens-là puissent résister ni rien faire. » Le roi doit donc aller de l'avant.

— La réponse de M. le duc de Lesdiguièrcs aux plaintes à lui envoyées par ceux de l'assemblée de La Rochelle, Paris, 1621, in-12°.

Pour Lesdiguières, l'assemblée est illégale et doit se dissoudre : il soutiendra les réformés, mais en servant fidèlement son roi et son pays. — V. le livre de Dufayard, p. 438-439.

— Déclaration générale des premiers et principaux ministres de la religion prétendue réformée, envoyée à l'assemblée de La Rochelle, le 17 février 1621, Paris, 1621, in-12°, 14 p.

Entièrement inutile.

— Harangue dernière des députés de La Rochelle faite au roi, Paris, 1621, in-12°, 14 p.

Discours écrit dans un style extraordinaire : absolument inutilisable.

— Dernier avis de M. le maréchal de Lesdiguières à MM. de La Rochelle sur la dernière résolution du roi, du 5 mai 1621, Paris, 1621, in-12°.

Lesdiguières conseille la soumission au roi qui doit être reçu dans La Rochelle. — V. le livre de Dufayard, p. 463.

— Harangue à MM. de La Rochelle prononcée en leur assemblée le 9 de mai 1621 par M. le comte de La Cressonnière, leur président, touchant la réponse qu'ils ont eue de M. de Lesdiguières par le sieur de Clairville, et ensemble les tumultes et dissensions qui y arrivèrent, si., 1621, in-12°, 12 p.

Le président, après avoir examiné la situation, conseille la soumission : l'assemblée se divise en deux partis et se sépare sans conclure. L'auteur, trop optimiste, croit que les pacifiques l'emporteront. — Assez intéressant.

— Règlement sur l'amirauté fait en l'assemblée de La Rochelle, pub. p. Anquez, Histoire des assemblées politiques des réformés de France, Paris, 1859, in-8°, appendice XII, p. 515.

— Règlement général fait en rassemblée de La Rochelle le dixième mai 1621 tant pour la subvention de la guerre que pour l'ordre des armées et chefs d'îcelle, slnd., in-12°.

La France est divisée en huit cercles ou départements : dans chacun est institué un gouverneur assisté de deux conseils (politique, militaire). Puis viennent 47 articles relatifs à la police et à la discipline.

Sur ce sujet, il y eut des publications sous des titres différents : voir, par exemple, les textes reproduits dans le livret qui est à la B. N., Lb361638.

— Le bannissement des prêtres de l'Oratoire hors de La Rochelle, avec la harangue que leur fit le maire auparavant que de les en chasser, et généralement tout ce qui s'est passé en cette action..., Paris, 1621, in-12°, 16 p.

Récit très curieux et très pittoresque, fait sans nul doute par un

témoin oculaire, de l'incident qui eut lieu le 20 mai 1621. L'auteur ajoute (1rs détails précis à propos tics violences exercées contre les catholiques par les Hoehelais. On peut ainsi connaître quel état d'esprit régnait alors dans la ville.

— Dernière sommation envoyée aux habitants de La Rochelle de mettre la ville entre les mains du roi et obéir aux commandements de Sa Majesté, Paris, 1621, in-12°, 14 p.

Discours écrit le 18 mai par le marquis de Bergeville. Il montre aux rebelles les conséquences fatales de leur désobéissance et leur faiblesse réelle : seuls, ils ne peuvent rien. Ils n'ont plus qu'à envoyer au roi une députation pour implorer leur pardon : Louis XIII usera envers eux de clémence. — Cette admonestation a de l'allure.

o° Révolte de Marie de Mèdicis et traité d'Angers, 1620. (Voir nos 2450 et sq.)

3453. Lettre de M. le duc d'Épernon aux gouverneurs de la citadelle et habitants de Saintes pour empêcher l'exécution des commissions de Sa Majesté, ensemble la louable réponse tant dudit gouverneur que desdits habitants, Paris, 1620, in-12°, 14 p.

Gouverneur de la Saintonge et de l'Aunis, d'Epernon, partisan de Marie de Médicis, défend aux habitants de Saintes, le 29 juin 1620, de s'enrôler sans sa permission. Le 2 juillet, le commandant de la citadelle lui répond qu'avant de le reconnaître comme lieutenant du roi il est au service du roi, et le même jour les habitants disent : « Nous ne' voulons point être autres que serviteurs du roi. »

3454. Richelieu. Harangue à la reine, mère du roi, contre les 'plaintes de messieurs les princes, faite à Sa Majesté sur les affaires de ce temps, prononcée en présence de toute sa cour..., au château d'Angers, le S juillet 1620, Paris, 1620, in-12°.

Sur cette harangue, v. Avenel, Lettres et papiers d'état..., introd., p. lxxxix; — G. Hanotaux, Hist. du cardinal de Richelieu, t. II, p. 343.

3455. L'ordre établi par le roi eu toutes les provinces de son royaume pour prévenir aux désordres de son état, Paris, 1620, in-12°, 16 p.

Discours d'un royaliste. Il passe en revue les divers pays de France et renseigne sur les mesures prises depuis le 7 juillet. Indications précises, parfois bien succinctes : néanmoins peut être utile.

3456. Manifeste envoyé au roi par la reine, mère de Sa Majesté, 8 juillet, si.. 1620, in-12°, 16 p.

Dans ce manifeste, Marie de Médicis conseille, pour remédier aux désordres, d'établir quatre conseils (religion, guerre, finances, justice). Puis vient une série d'articles relatifs à toutes sortes de matières : clergé, noblesse, contre les favoris, augmenter l'importance des parlements, révision des finances, suppression des pensions trop élevées, réglementation des gabelles et des aides, etc.

3457. Véritables relations de ce qui s'est passé de jour en jour au voyaye du roi depuis sou départ de Paris qui fat le septième juillet jusque s à son retour du pays de Hèaru à la fin du mois d'octobre 1620, Paris, 1620, in- 12°, ou dans Arch. car., 2e série, t. II, p. 203-241. — Pub. sous des titres divers.

Itinéraire assez sec. Voyage en Normandie (Rouen et Caen), dans le Maine (combat des Ponts de Ce et traité d'Angers), en Poitou et à Bordeaux. — L'auteur est favorable à Louis XIII et à Luynes.

3458. Prou des Carneaux (Nicolas), f 1640. De yestis Ludovici XIII, Gallise et Navarrœ reyis Christian issimi, in X or mania et Aquitania, compendiosa descriptio, Paris, 1620, in-32°, 72 p.

Gouverneur des pages de la petite écurie, historiographe du roi, l'auteur a composé un récit bref, mais précis, en suivant l'ordre chronologique, du voyage de Louis XIII : on trouve là quelques détails sur le séjour à Rouen et à Caen, le combat des Ponls de Ce, puis le séjour dans le Bigorre et le Béarn, etc.

3459. Véritable relation de ce qui s'est passé au voyaye du roi depuis le septième juillet jusqu'au vinyt-sixième du même mois, Paris, sd., in-8°, 26 p.

Expose le voyage de Louis XIII en Normandie, jusqu'à Laigle, où le roi attend son armée de Champagne pour marcher ensuite vers la Loire : ordre chronologique, beaucoup de détails. On a quelquefois attribué cet opuscule à l'historien Charles Bernard.

3460. Récit véritable de ce qui s'est fait et passé au voyaye du

GOUVERNEMEXT DE LUYNES, 1617-1621. 73

roi depuis le septième jour de juillet que Sa Majesté partit de /V ris. avec les prises des ri Iles, combats et particularités les plus remarquables arrivées durant le voyage, jusques au jour des articles accordés par le roi à la reine, s</ mère, et, eu sa faveur, à ceux qui l'ont assistée, Paris, 1620, in-12°, 32 p. — Aut. édit. : Lyon, Poitiers.

Aussi détaillé que l*ouvrage précédent, plus même au point de vue des faits militaires : va jusqu'à la bataille des Ponts de Ce, qui est racontée avec minutie,, et jusqu'à la conclusion de la paix dont les articles sont publiés. — Utilité indéniable.

3461. NORMANDIE. — Récit véritable de ce qui s'est passé en la ville (Ir Rouen à l'arrivée de Sa Majesté et clans la prorince de Normandie, Paris. 1620, in-120, 14 p. — Aut. édit. : Poitiers.

Royaliste convaincu; peu de faits précis.

— Documents, dans A. Canel, Le voyage du roi Louis XI 11 en Normandie et la réduction du château de Caen, Rouen, 1860, in-4°, 59 p. Sont publiés. : 1° Le voyage du roi... (détails précis sur le séjour à Rouen et le siège de Caen); — 2° Annexe au précédent écrit ou extrait des véritables relations de ce qui s'est passé de jour eu jour au voyage du roi (poursuit le récit jusqu'au 30 juillet : itinéraire assez sec, sorte d'agenda vers la fin); — 3° La réduction de la ville et château de Caen sous l'obéissance du roi (verbiage et considérations peu utiles); — 4° La réduction du château de Caen en l'obéissance du roi (quelques faits, trop rares); — ^Articles accordés ii .)/. Prudent, lieutenant du château de Çaen (texte). — En outre, introduction utile; bibliographie (imprimés et manuscrits).

— Documents, dans L. Puiseux, Le siège du château de Caen par Louis XIII, Caen, 1858, in-8°, 98 p. (ext. de Mèm. Soc. antiq. .\orm., t. XXII). — Pièces justificatives en appendice : lettre de Matignon aux maire et échevins de Caen ; extraits du registre des délibérations de l'hôtel de ville de Caen, etc.

3462. La réduction des villes et châteaux de Dreux et Verneuil

au servie d,, roi. le 26 juillet 1620..., Pari-. 1620, in- 12°. 13 p. Pendant huit pages, l'auteur se livre a (U^ généralités inuliles el ne dit ensuite a peu près rien du siège de ces villes.

3463. Arrivée du roi en la ville du Mans, le 28 juillet 1620. ensemble la harangue faite à Sa Majesté au nom des habitants de ladite ville, Paris, 1(520, in-12°, 15 p.

Quelques détails assez précis : texte de la harangue, emphatique : mais considérations et verbiage au début et à la fin.

3464. PONTS DE CE. — V. n08 3459 et 3460.

— Marillac (Louis de), 1573-1032. Extraits de son récit pub. dans Pavie, La guerre entre Louis XIII et Marie de Mèdicis, Angers, 1899, in-80, p. 676-087.

Le futur maréchal était un des principaux chefs des troupes de la reine-mère et il prit une part active au combat : son récit est très détaillé et très précis et constitue une source de premier ordre.

— Relation du duc de Montbazon au Parlement de Paris, pub. dans Anj. hist., 1901-1902, 2e année, p. 541-543.

Beaucoup moins important.

— Relation du Mercure français, t. VI, p. 326-344, pub. dans Auj. hist., 1915-1916, 16e année, p. 343 et sq.

Fort intéressant : détails nombreux.

— Récit véritable de la prise du Pont de Ce et de sou, château par l'armée du roi après une grande résistance..., Paris, 1620,

Royaliste, l'auteur explique avec une précision et une clarté suffisantes le combat; mais trop bref.

— Le courrier royal des plus véritables affaires de France; ensemble la défaite de Brion en Poitou par M. le comte de La Rochefoucauld, particulièrement tout ce qui s'est passé depuis le traité de la paix jusqu'à l'arrivée du roi en la ville de Loudun, et du départ de la reine de la ville de Paris, Paris, 1620, in-12°, 15 p.

La charge du courrier royal est, dit le rédacteur, « de publier les faits et les victoires du plus grand monarque du monde ». De là, le récit du combat des Ponts de Ce et de la défaite de Soubise à Brion, près de Melle. L'auteur expose en détail les opérations militaires et mène son récit jusqu'au 18 août 1620 : son livret est utile, malgré quelque partialité.

Voir, ou Ire Pavie, Bretaudeau, Histoire des Ponts de Ce, Angers, 1901- 1903, in-8u.

3465. TRAITÉ D'ANGERS, — Instruction de Louis de Marillac après le combat, pub. dans Doc. Hist., 1910, t. I, p. 41-42.

— L'offre de la paix à la reine, mère du roi, de la part de Sa Majesté après la prise des Ponts de Ce, ensemble ce qui s'est fait et passe entre les députés de part et d'autre, Paris, 1620. in-12°, 15 p.

Simple discours d'abord, où l'auteur se borne à faire l'éloge du roi et de sa mère. Puis il raconte brièvement les négociations préliminaires et, comme elles ont marché rapidement, il ne doute pas de la conclusion de la paix.

— Traité de la paix par l'amiable accord du roi avec la reine, sa très honorée dame et mère, fait entre Leurs Majestés en la ville if Angers le dixième août 1620, Paris, 1620, in-12°, 15 p. — Aut. ♦ •dit . : Lyon, Troyes.

Titre trompeur : il s'agit simplement d'un discours moral. On peut y glaner quelques renseignements sur les dernières négociations. Le texte du traité se trouve dans un autre opuscule : Articles accordés par le roi à la reine sa mère et, en sa faveur, à ceux qui l'ont assistée en ces derniers mouvements, Paris, 1620, in-12°.

3466. L'entrevue du roi et de la reine sa mère au château de lirissac et du depuis à Tours, contenant les choses plus mémorables passées au pour par 1er de Leurs Majestés, Paris, 1620, in-12°, 14 p. — Aut. édit. : Lyon.

Considérations générales, éloge de Louis XIII et de Marie de Médieis. Ensuite, vient le récit de l'entrevue : mais « pour les choses qui se traitèrent au cabinet cela se doit passer sous silence; aussi n'en apprenons-nous aucune chose ». L'auteur en est donc réduit aux hypothèses : il suppose que l'entrevue a été heureuse, il est certain qu'elle aura de bons résultats pour le pays. — Exposé fort bref, mais assez intéressant pour connaître l'état des esprits à ce moment.

3467. Assemblée générale de A/M. les princes eu la ville de Poitiers, le S septembre 1620, et leur déclaration faite au roi..., Paris. 1620. in-12°, 15 p. — Aut. édit. : Lyon.

Le seul intérêl de <-e livre! est que l'auteur reproduit la harangue adressée an roi par les princes pour l'assurer de leur fidélité. Le reste n'a pas de valeur.

6° Guerre contre les protestants, \ 620-1 621. (Voir nos 2531-2572.)

3468. Gariel (Pierre), 1584-1674. Discours de la guerre faite contre ceux de la religion prétendue réformée depuis l'an lô'lfJ jusques à la réduction de la ville de Montpellier et la paix faite alors, pub. p. A. Germain, Pierre Gariel, sa vie et ses travaux, Montpellier, 1874, in-8°, 220 p. (ext. de Mém. Soc. arch. Montp., t. VI).

Le savant chanoine de Montpellier (v. n° 2838) a été un témoin oculaire des troubles qui ont alors agité le pays. Son discours est très long, détaillé et a une réelle importance : il n'est pas seulement valable pour la région de Montpellier, mais pour toute la France.

3469. Malingre (Claude), sieur de Saint-Lazare, 1580-1653. Histoire de la rébellion excitée en France par les rebelles de la religion prétendue réformée depuis V établissement de la foi catholique eu

Héarn eu Vannée 1622 jusqu'à présent. Paris, 1622, in-8°.

Le fécond historiographe fit paraître successivement six volumes jusqu'en 1629 sous des titres divers, Histoire générale des derniers troubles de France sous Louis XIII, Intrigues et guerres civiles de France, etc. En réalité il s'agit d'un même ouvrage dont Malingre a rédigé les diverses parties à mesure que se succédaient les événements. Comme le titre l'indique, l'auteur est hostile aux protestants et il a été, à bon droit, accusé de partialité. De plus son ouvrage est extrêmement confus et encombré de détails tout à fait inutiles. Mais Malingre est un témoin oculaire : il sait beaucoup, s'attache à la précision et insère des textes. Par suite on pourra extraire de son livre des faits peu connus et compléter avec lui les renseignements fournis par d'autres sources.

Voir : — n° 619.

3470. Gramond (Gabriel Barthélémy ue), 1590?-! 654. Historia prostratœ a Ludovico XIII sectariorum in Gallia rebellionis, Toulouse, 1623, in-4°, 685 p., plus un index.

Gramond remonte jusqu'à l'époque de Henri IV dans le premier livre : dans les quatre suivants il expose longuement les troubles

des années 1621 et 1022 et s'arrête à la paix de Montpellier. Tirs précis, il rapporte avec de nombreux détails ce qu'il a vu ou appris. Mais, catholique zélé, il dédie son ouvrage à Louis XIII et ne peut être regardé comme un narrateur impartial. — V. pour l'appréciation de ses ouvrages le n° 616.

3471. Chàbans (Louis de Mayne, baron de). Histoire de la guerre des huguenots faite en France sous le règne de Louis XIII avec le plan des villes qui ont été assiégées, Paris, 1634, in-4°. — Aut. édit. : 1665, in-12°, 2 vol.

Militaire, ayant exercé un commandement pendant la guerre, le baron de Chabans en fait un récit dont l'importance est surtout militaire. Ch. Sorel, clans sa Bibliothèque française, édit. de 1667, p. 355, apprécie justement ce livre : « Il a mis le plan des villes qui ont été assiégées et en a décrit les sièges selon la connaissance qu'il avait des choses qui s'étaient faites aux quartiers où il avait commandé. Il n'oublie pas à faire valoir ses conseils et ses exploits... Il a rapporté l'histoire de cette guerre fort exactement. » D'idées générales ou élevées, point : mais, sur des faits particuliers, des détails précis.

Voir : — Anquez, Histoire des assemblées politiques des réformés de France, Paris, 1859, in-8°.

3472. Frauville (Claude Boitel de). Le fidèle historien des affaires de France..., v. n° 618.

3473. Suite des affaires et poursuite des huguenots, recueil de 46 pièces relatives à la guerre contre les protestants (1621). — Cf. Lettres et papiers d'état de Richelieu, t, I, p. 670, note 3.

3474. Entrée royale faite au roi en la ville de Saint- Jean d'Angèly le onzième septembre 1620, ensemble quels ont été les portiques, amphithéâtres, tableaux, devises et emblèmes en icelle cérémonie, et généralement tout ce qui s'est passé de plus particulier, tant en ladite cille que depuis le départ de Sa Majesté de la ville fie Poitiers jusques à son arrivée eu icelle, Paris, 1620, in-12°, 14 p.

Œuvre d'un royaliste enthousiaste. Commence au départ de Poitiers le 1) septembre : décrit avec détails les préparatifs faits à Saint Jean d'Angély; récit intéressant de la réception de Louis XIII.

3475. L'entrée du roi en la ville de Bordeaux, le mercredi seizième de septembre..., Paris, sd., in-12°, 14 p. — Aut. édit. : Lyon, 1620.

Résumé du voyage royal depuis le départ de Paris au mois de juillet : débordant d'enthousiasme, citations latines, vers français, et absence à peu près totale de précision : à peu près rien sur l'entrée à Bordeaux.

3476. BEARN. — La question du rétablissement du catholicisme dans le Béarn arriva k l'état aigu en 1017 et reçut sa solution en 1020. On pourra compléter les renseignements donnés ci-dessous avec la thèse de l'abbé Puyol, Louis Xlll et le Béarn, Paris, 1872, in-8°, 550 p. : des textes sont insérés dans le cours de l'ouvrage et les notes ; à la fin de chaque chapitre sont des appendices avec des indications bibliographiques sur les lettres, brochures, plaquettes, etc., p. ex., p. 302, 373, 4G5. — V. aussi P. Mirasson, Histoire des troubles de Béarn au sujet de la religion dans le XVIIe siècle, Paris, 1768, in-12°; — Poeydavant (abbé), Histoire des troubles survenus en Béarn dans le XVIe et la moitié du XVIP siècle, 1819- 1821, in-8°, 3 vol.

— Narré de ce qui se passa en Béarn du temps de la reine Jeanne, pub. p. V. Dubarat, Documents et bibliographie sur la réforme en Béarn et au pays basque, Pau, 1900, in-8°, p. 17-24.

Récit dû à un chanoine de Lescar, qui résume toute cette histoire jusqu'en 1660 : est utile pour les années 1618-1621.

— Lescun (Jean Paul de), seigneur de Piets, 1576?-1622. Mémoires... sur les oppositions aux poursuites des èvèques d'Oloronet de Lescar et les demandes faites par les églises réformées de la souveraineté de Béarn par devant le roi en son Conseil, avec ce qui s'en est ensuivi de plus remarquable depuis le premier de juin 1616 jusqu'au 28 d'avril 1617, Paris, 1617, in-12°, 272 p.

Lescun (nos 965 et 2535) a été l'agent le plus zélé du protestantisme béarnais : il dédie son ouvrage à Messieurs des églises de la souveraineté de Béarn. Il y raconte, avec pièces à l'appui, les négociations menées par lui à Paris en 1616 et à La Rochelle en 1617. Sa relation, malgré l'ardeur qu'il y montre, a une très grande importance.

GOUVERNEMENT DE I.UVNKS, I (il 7-H>21. 79

Elle «loi t être complétée par l'ouvrage suivant de Lescun, Les demandes des ('(/lises réformées du royaume de Navarre et de la souveraineté (h1 Béarn, présentées au roi en, son conseil de Navarre es années (618 et I fi 11 '..., Paris, 1618, in-12°, 55 p. Ici sont réunis lès documents de toutes sortes, adresses des députés du Réarn au roi, lettres diverses, requêtes, pièces justificatives, etc.

— Arrêt du Conseil d'état du roi, portant règlement fait par Sa Majesté sur les différends de Béarn, ensemble ce qui s'est passé à Bordeaux sur ce sujet, Paris, in- 12°, 1 i p.

Texte de l'arrêt du 25 juin 1617 et des lettres patentes du 2 février 1618.

— Discours des Églises réformées de la souveraineté de Béarn, louchant la main-levée des biens ecclésiastiques accordée par le conseil du roi aux èvêques romains, Londres, 1618, in-4°. — Aut. édit. : Lyon, in-8°. — Reproduit partiellement dans le Mercure français, t. V, année 1618, p. 233-244.

Discussion technique à propos des biens donnés autrefois aux pasteurs et que le gouvernement veut rendre aux évoques : plaintes sur l'inobservation des anciens édits.

— Déclaration de ce qui s'est passé sur le rétablissement de la religion catholique, apostolique et romaine, au pays de Béarn, avec le discours du tremblement de terre et autres prodiges qui y sont arrivés, Paris, 1618, in-12°, 24 p. — Aut. édit. : Lyon, 1619.

Ecrit au mois de juillet 1618. L'auteur, qui remonte à l'année L569, reproduit Ledit de main levée de 1617. l'arrêt du parlement de Toulouse ((» décembre 1617) et les lettres patentes du 2 février Mil S. Catholique, il relie ces documents par une discussion de la thèse protestante : il approuve sans réserves l'attitude du gouvernement et l'ait redouter aux réformés la colère divine, qui vient de se manifester par un tremblement de terre, et la colère royale. — Cet opuscule a été utilisé et commenté longuement par Bordenàve, L'état des églises cathédrales et collégiales, 1643, in-f°.

— La déclaration de MM. les députés de Béarn, faite au roi en fa ville de Poitiers te 8 septembre 1620, avec leur harangue, leur soumission et la réunion de la prorince. Paris, 1620, in-12°, 15 p.

D'abord considérations générales émises par un royaliste, heu-

reux du rétablissement du catholicisme en Béarn. Puis texte de la harangue dans laquelle les députés béarnais demandent à Louis XIII de prendre en pitié ses sujets du Béarn et protestent de leur fidélité et obéissance.

— Boterel (Rodolphe). Ludovici XI11, felicis, justi, clément., victoris triumphat. quadrimestre itinerarium ab Oceano neustrico ad montes Pyrenxos a 7 quintilis ad 7 novembris 1620..., Paris, 1621, in-12°, 106 p.

Cet avocat au grand Conseil, qui écrivit beaucoup, dédie au roi son ouvrage. Il, l'a rédigé avec un grand souci de la précision et fournit beaucoup de détails. Mais, pas plus que dans ses autres écrits, il n'a pu se dégager de la fausse éloquence et n'a recherché la brièveté. Malgré ces défauts, cet itinéraire a une réelle utilité.

— Récit véritable des particularités importantes du voyage du roi en Béarn..., avec les désordres qui y sont survenus depuis le départ de Sa Majesté, Bordeaux, 1620, in- 12°, 54 p.

Grandement utilisé par l'abbé Puyol, qui juge cette relation « curieuse et fidèle ».

— Relation du voyage de Sa Majesté en Béarn et Navarrais, réunis à la couronne et érigés en parlement, ensemble le rétablissement des évêques et autres ecclésiastiques eu leurs anciens bénéfices, Lyon, 1620, in-12°, 11 p.

Commence au 9 octobre 1620 : arrivée du roi à Pau le 15, à Navarreins le 17 et séjour à Pau à partir du 18. Détails sur les actes de Louis XIII dans la capitale du Béarn : résumé chronologique tantôt succinct, tantôt plus étendu, utile en somme.

— Arnoux (Jean), 1560?-1636. Benearnica christianissimi régis quinque dierum expeditio, Lyon, 1621, in-8°, 15 p. — Aut. édit. : Augsbourg, 1621, in-4°, 8 p.

Le Père jésuite, confesseur du roi, a écrit simplement un éloge de Louis XIII et de sa politique : la précision en est absente. — Une traduction libre a été donnée, sous le titre : Le roi en Béarn ou discours contenant le bon succès du voyage de Sa Majesté, Paris, 1620, in-12°, 16 p.

— Harangue faite au roi par M. le marquis de La Force, au nom de MM. de Béarn, pour les conclusions des affaires de ladite province, Paris, 1620, in-12°, 13 p.

GOUVERNEMENT DK LUYNES, 1617-1021. 81

Résumé des événements depuis la harangue prononcée à Poitiers (v. ci-dessus). Chargé d'aller à Blaye défendre la cause protestante auprès du roi, le marquis de La Force demande des éclaircissements, suggère l'idée que Louis XIÏI nomme un délégué pour terminer le différend et proteste de la fidélité et du respect des sujets béarnais. L'auteur déclare que l'impression produite fut favorable.

— Le rétablissement des èvèques et ecclésiastiques de Bèarn en leurs honneurs, fonctions de leurs charges et jouissances de leurs bénéfices, ou suite des heureux succès du voyage du roi, Paris, 1620, in-12°, 15 p.

Récit officieux dans lequel sont intercalés les divers arrêts royaux. Va depuis le départ de Bordeaux et s'arrête au séjour de Louis XIII à Pau, le 20 octobre.

— Cérémonies royales faites à la bénédiction de la grande église de Pau en Bèarn, profanée depuis cinquante ans en çà par ceux de la religion prétendue réformée, ensemble ce que le roi a accordé à ceux de ladite religion touchant les exercices ministèriales , Paris, 1620, in-12°, 16 p.

Quelques renseignements perdus dans ce discours d'un catholique zélé : utile seulement pour la description des cérémonies religieuses.

— Accord fait en Bèarn entre le roi et ses sujets de la religion prétendue réformée, Paris, 1620, in-12°.

Récit assez bref du séjour de Louis XIII à Pau. — Cf. l'ouvrage de Mirasson (v. ci-dessus).

— Déclaration des Béarnais au roi sur ce qui s'était passé en leur pays depuis le parlement de Sa Majesté de la ville de Bordeaux avec la réponse du roi à ladite déclaration, ensemble tout ce qui s'est passé audit pays de Bèarn, tant sur la délivrance des biens ecclésiastiques que sur le rétablissement des Pères de la Compagnie de Jésus, Paris, 1620, in-12°, 13 p.

Les Béarnais s'excusent d'avoir offensé le roi en ne tenant pas les promesses faites. Dans sa réponse, Louis XIII consent encore à user de clémence envers eux, mais les prévient qu'en cas de récidive il leur montrera qu'ils ont un roi.

— Pernicieuse entreprise des gens de la religion prétendue rèfor-

niée sur la garnison du roi à Navarreins en Béant et la punition mémorable qui en a été faite sur les lieux , Paris, 1620, in-12°, 14 p. Il s'agit de l'affaire de Navarreins où Louis XIII avait installé un nouveau gouverneur, rétabli les ecclésiastiques et fait célébrer la messe. Au mois de décembre 1620, les protestants forment le projet de reprendre la place (détails curieux) ; mais leur complot échoue.

— Lettre de M. le maréchal de Lesdiguières, envoyée le neuvième décembre 1620 aux rebelles du pays de Bèarn, sur les assemblées par eux faites contre le service du roi, Paris, 1620, in-12°.

Le maréchal demande aux Béarnais de ne plus tenir des assemblées et de rentrer dans le devoir. — V. l'analyse dans le livre de Dufayard sur Lesdiguières, p. 436-437.

— Luynes (Albert de). Lettres inédites, pub. p. E. de Barthélémy, Bul. Soc. Pau, 1878-1879, 2e série, t. VIII, p. 68.

Cinq lettres de 1620-1621, dans lesquelles Luynes montre quelque fermeté et apprécie favorablement le rôle de La Force.

3477. VOYAGE DU ROI, 1621. — Histoire journalière du voyage du roi, contenant l'heureux succès de ses affaires depuis le départ de Sa Majesté jusques à la réduction de la ville de Clairac, par N. D. P., avocat en Parlement, Paris, 1621, in-12°, 16 p.

Nomination de Luynes comme connétable, puis départ du roi, qui quitte Paris le 5 avril 1621. Va jusqu'au 5 août, date où Louis XIII va de Tonneins à Montauban assiégé. Partout compterendu précis des opérations militaires, détaillé sur les points importants : des dates. Le récit est ordonné et clair : il constitue un guide très sûr.

— Histoire journalière de tout ce qui s'est passé au voyage du roi depuis son départ de Fontainebleau le 28 avril 1621 jusques à présent, Paris, 1621, in-12°. — Pub. dans Arch. car., 2e série, t. II, p. 241-285.

Itinéraire très nettement marqué : Orléans, Blois, Tours, Saumur, Niort, Saint-Jean d'i^igély (siège), Montauban (siège), Monheur (reddition). Va jusqu'au 13 décembre : complète l'ouvrage précédent. — Sur la valeur, v. le livre de B. Zeller sur Luvnes, p. 06.

— Lettre de Sa Majesté écrite à M. le premier président De Verdun, touchant le désordre arrivé en la ville et faubourgs de Tours, avec un discours véritable de tout ce qui s'est passé depuis le dimanche 18 avril jusques au mardi ensuivant, Paris, 1621, in-12°, 12 p.

Lettre du roi du 21 avril. Puis le discours véritable qui est une sorte de rapport écrit simplement à propos d'un incident survenu à Tours lors de l'enterrement d'un réformé et des désordres qui l'ont suivi. Ce rapport semble être émané d'une plume officielle.

— Entrée du roi dans la ville et château de Niort le dimanche 2S mai 1621, ensemble tout ce qui s'est passé en icelle par ceux de la religion prétendue réformée, Paris, 1621, in-12°, 16 p.

Verbiage d'abord, rappel ensuite de la soumission de Saumur et de Loudun. Arrivée du roi à Niort, où les portes sont ouvertes sans difficulté : réception de Louis XIII. Modération des réformés, qui, pour ne pas être accusés de rébellion, ont suspendu l'exercice de leur religion pendant le séjour du souverain. A la fin, verbiage de nouveau : éloge de Louis XIII. — Peut être utile.

— Alard. Entrée du roi à Toulouse, Toulouse, 1622, in-12°, 146 p.

OEuvre collective de plusieurs Toulousains, parmi lesquels Alard s'est réservé le domaine de la poésie. Dans une dédicace au roi, Alard déclare qu'il consacre cette description « à Votre Majesté, comme étant un panégyrique à sa louange ». Dans une seconde dédicace aux capitouls de Toulouse, il les prie de présenter à Louis XIII cet ouvrage, qui « n'est que le premier essai de ma plume ». Malgré ces tendances, dont il faut tenir compte, le récit est précis et détaillé : l'entrée du roi à Toulouse est relatée d'une façon complète. Puis vient la description des devises, des arcs de triomphe, etc.

3478. RÉGION DE LA LOIRE. — Avis sur ce qui s' est passé en la ville de Saumur entre les catholiques et ceux de la religion prétendue réformée, le jeudi 4 mars l%21, adressé aux habitants d' icelle par M. Du Plessis-Mofnay , gouverneur en la ville et château de Saumur, Paris, 1621, in- 12°, 13 p.

Du Plessis-Mornay engage les habitants à la concorde, « très né-

cessaire et très utile pour la conservation d'un peuple ». Pour cela, il va jusqu'à rappeler les séditions survenues sous la république romaine et multiplie les citations antiques, mais ne fait aucune allusion au fait qui a provoqué ce discours.

— L'ordonnance de M. Du Plessis-Mornay, publiée au son du tambour dans la ville et fauxbourgs de Saumur, et ce qui s'y est passé depuis le quatrième mars dernier, Paris, in-12°, 14 p.

Complète le livret précédent : raconte les incidents résultant de batailles entre étudiants de l'Académie et soldats de la garnison et leur réconciliation le 24 mars. Le livret comprend ainsi deux parties : le récit des bagarres et le texte de l'ordonnance qui interdit le port d'armes.

— Lettre de M. Du Plessis-Mornay, gouverneur de Saumur, envoyée à M. le duc d'Epernon, touchant sa résolution sur les affaires présentes, le premier de mai 1621 , ensemble la réponse dudit sieur d'Epernon... du six dudit mois 1621, slnd., in-12°, 13 p.

Du Plessis-Mornay a toujours souhaité, dit-il, entretenir la concorde et désiré une « paix publique et commune ». L'assemblée de La Rochelle lui ayant demandé de se déclarer « ou serviteur du roi ou fils de la religion », il a préféré adopter la fidélité au souverain et refusé d'embrasser la cause des Rochelais. Mais, découragé par les difficultés présentes, il a résolu d'abandonner la vie publique et de ne songer qu'au repos. — Dans sa réponse, le duc d'Epernon le loué des sentiments qu'il exprime.

— Récit véritable de tout ce qui s'est passé à Saumur à l'arrivée du roi et pendant son séjour, et plusieurs autres nouvelles tant de La Rochelle que de Poitou et ailleurs, Paris, 1621, in-12°, 13 p.

De Tours, Louis XIII se dirige sur Saumur, qu'il occupe, le 11 mai, sans obstacles : Du Plessis-Mornay et la garnison protestante quittent la ville, et le roi, accompagné de nombreux seigneurs, prend logis au château. — Relation simple, précise, avec des noms : compte-rendu sous forme ^je calendrier.

— La prise et réduction de la ville de Jargeau à l'obéissance du roi..., Paris, 1621, in-12°, 13 p.

Résume les faits depuis que le roi a quitté Fontainebleau, animé

d'intentions pacifiques. Saint-Pol et Vitrv obligent Jargeau à se rendre le 23 mai sous la menace du canon et soumettent plusieurs autres villes. — Le récit est très simple, parfois trop général.

— La prise de la ville et château de Sancerre par Monseigneur le prince de Condé..., Paris, 1621, in-12°, 16 p.

Verbiage extraordinaire au début : résumé des faits jusqu'à l'entrée du roi à Niort. Puis récit de l'attaque de Sancerre par Condé le 29 mai : après un simulacre de résistance, les habitants parlementent, obtiennent le libre exercice du culte protestant et préservent leur ville du pillage. — Dans cette seconde partie seulement, l'opuscule a de l'intérêt.

— La victoire remportée par M. le prince de Condé au bloquenient de la ville et château de Sully, Paris, 1621, in-12°, 13 p. — Aut. édit. : Rouen.

L'auteur n'arrive à son sujet qu'à la septième page : son récit est alors précis. Espoir que la ville- ne tiendra pas plus d'une semaine : éloge de Condé. — Intérêt restreint.

3479. LA ROCHELLE. — Histoire générale de ce qui s'est passé entre les années navales de France et celles des Rochelois es côtes de Poitou, rivières de Bordeaux et Charente, es combats de M. de Guise, depuis le mois d'août de l'année 1621 jusques à la publication de la paix au mois de novembre 1622, si., 1623, in-12°, 47 p.

Source rochelaise, d'après le journal de bord de l'amiral. Récit excessivement précis avec des noms, des dates, et très détaillé, fait sans passion aucune : véritable relation historique, peut-être ordonnée par la municipalité de La Rochelle.

— Copie d'une sentence donnée par rassemblée de La Rochelle, contenant la confiscation de trois barques chargées de sel..., Rouen, 1621, in-12°.

Texte de cette sentence du 12 juin, promulguée par l'assemblée « rebelle ».

— Le brûlement des moulins des Rochelois, la défaite de M. de La Xoue et la blessure de Montpouillan..., avec un véritable récit de ce qui s'est passé en l'armée du roi..., Paris, 1621, in-12°, 14 p. — Aut. ('dit. : Rouen.

Le titre de départ est plus exact : Récit de tout ce qui est arrivé

en Ânnis. Il s'agit des petits combats livrés par d'Epernon, en juillet et août, pour enfermer les Rochelais clans leur ville et interdire leurs communications avec l'intérieur.

— La prise des avenues et passages de La Rochelle pour le bloquement d'icelle par M. le duc d'Epernon, suivant le commandement du roi, Paris, 1621, in-12°, 15 p.

Rappel des événements antérieurs depuis 1568. Exposé de la tactique du duc d'Epernon : détails sur les mesures prises par lui ; établissement de garnisons dans les lieux voisins de La Rochelle.

— Précis sur ce dernier point. — Compléter avec un autre livret : Dernier avertissement du roi envoyé aux habitants de La Rochelle par M. le duc d'Epernon, Rouen, 1621, in- 12°, 13 p. '

— L'exercice militaire fait à présent par les femmes de La Rochelle, avec les ordonnances à ce sujet : ensemble les fortifications qu elles ont faites et tout ce qui s'est passé dans ladite ville jusques à présent, Paris, 1621, in-12°, 14 p.

Remonte jusqu'à la plus haute antiquité, puis renseigne sur les préparatifs faits à La Rochelle en prévision d'un long siège. Les femmes forment 21 compagnies, divisées en escouades, pour travailler aux fortifications de 6 heures du matin à 7 heures du soir : d'autres s'exercent au maniement de l'arquebuse. A la fin, quatre pages pour louer emphatiquement le roi. — Cette dernière partie mise à part, le livret est curieux et précis.

— La prise et transport des blés et autres provisions des habitants de La Rochelle par M. le duc d'Epernon..., Paris, 1621, in-12°,

D'Epernon a intercepté tous les passages menant à La Rochelle : il fait brûler les moulins, briser les tuyaux qui servent à la conduite des eaux, couper les blés mûrs et les foins, cueillir les raisins, etc.

— Opuscule excessivement curieux et instructif.

— La défaite de six cents Rochelois par l'armée du roi commandée par M. le duc d'Epernon..., Paris, 1621, in-12°, 13 p.

Récit très précis et détaillé de petits combats autour de La Rochelle en septembre : des noms de personnes et de lieux. Ecrit évidemment dans l'entourage du duc d'Epernon.

— La prise du secours allant par mer à La Rochelle, ensemble

le grand et furieux combat arrivé près de Brouage contre leur amiral et armée navale, Paris. 1621, in-120, 14 p.

Combat du 24 septembre (et non pas novembre) entre Du Chalard et Guiton : récit détaillé sous forme de lettre.

— La prise de l'île de Ré stir les Rochelois par M. le baron de Sai/it-Luc, ensemble la nouvelle déroute desdits Rochelois au faubourg de La Fou par l'armée du roi..., et de SOO femmes prises et emmenées prisonnières..., Paris, 1621, in-12", 13 p.

L'auteur expose l'importance de l'île de Ré pour les Rochelais, l'attaque victorieuse de Saint-Luc, qui ne rencontre aucune difficulté, et ensuite la continuation de la campagne de d'Epernon sur terre. Ce livret est intéressant : mais il n'y est pas question des 400 femmes.

— La mémorable défaite de V armée rocheloise par M. le marquis de La Valette..., Paris, 1621, in-120, 13 p.

Royaliste acharné, l'auteur expose plusieurs petits faits qui ont eu lieu en novembre et décembre. — Peu important.

— La victoire emportée sur l'armée navale de La Rochelle par le grand galion du roi, commandé par M. le duc de Guise, Paris,

L'auteur s'étend d'abord sur le règlement de l'amirauté fait par l'assemblée de La Rochelle pour constituer une flotte. Sur le combat du 13 décembre, il est d'une brièveté excessive.

3480. SAINT-JEAN D'ANGÉLY. - Manceau (Daniel). Mémoire de ce qui est arrivé à Saint- Jean d'Angèly entre le gouvernement et les habitants dudit lieu au mois d'août 1620, pub. par L. C. Saudeau, sous le titre de Journal de novembre 1619 à février 1622, dans Arch. hist. Saint, et Aun., 1874, t. I, p. 188-308.

Né à Saint-Jean d'Angèly, avocat protestant, membre du Consistoire, Manceau, qui vécut jusque vers 1667, a pris une part importante aux événements qui ont troublé l'existence de sa ville natale. Avant assisté au siège, il est complètement informé : il raconte ce qu'il a vu sans y mêler la passion religieuse et paraît avoir eu souci de l'impartialité : son récit est, en effet, supérieur à celui de toutes les autres relations. L'édition est complétée par six pièces justifi-

catives, qui se rapportent au siège lui-même. Le tout constitue une source précieuse.

— Touri (René). Le véritable narre de ce qui s'est passé au siège de Saint-Jean d'Angèly, tant dehors que dedans la ville, Bordeaux, 1621, in-12°, 16 p.

L'auteur a été présent « à la majeure partie des choses ». Son récit, qu'il faut comparer au précédent, a été largement utilisé dans le Mercure français, t. VII, p. 529 et sq.

— Récit véritable du siège de Saint-Jean d'Angèly par V armée royale de Sa Majesté, ensemble ce qui s'est passé depuis le départ du roi de sa ville de Saumur jusques à présent, Paris, 1621, in-12°, 13 p.

Itinéraire sec et précis du voyage du roi jusqu'à Niort : débuts du siège de Saint-Jean d'Angèly jusqu'au 20 mai. — A de l'intérêt.

— La victoire emportée par MM. de Guise et autres seigneurs français contre les rebelles de Sa Majesté au siège de Saint-Jean d'Angèly..., Paris, 1621, in-12°. — Aut. édit. : Rouen. — ïrad. italienne : Lyon, 1621.

Ce livre donne les détails du siège du 27 mai au 2 juin : petits combats qui marquent les progrès réalisés.

— La prise et défaite des troupes de La Rochelle par les chevaulègers de Sa Majesté, commandés par M. le duc de Luxembourg..., Paris, 1621, in-12°, 13 p.

Peut être considéré comme la suite du précédent : détails militaires, du 7 au 11 juin, surtout à propos de la tentative faite par les Rochelais pour secourir la ville.

— Récit véritable de tout ce qui s'est fait et passé au siège de Saint- Jean d'Angèly, tant dehors que dedans, depuis le seizième juin jusques à présent, Paris, 1621, in-12°, 15 p.

Continuation du siège du 16 au 23 juin et des petits combats : beaucoup de précision.

— L'assaut général donné à Saint- Jean d'Angèly par M. le duc d'Épernon, la demande faite au roi par M. de Soubise et la réponse du roi, Paris, 1621, in-12°, 13 p.

Récit des furieuses attaques du 22 au 24 juin : Soubise demande à négocier, le roi refuse. — Détails nombreux.

— Prise et réduction de la ville de Saint-Jean d'Angèly, ensemble la lettre enrouée par Sa Majesté à M. le duc de Montbazon..., avec les articles accordés par Sa Majesté, Paris, 1621, in-12°, 12 p.

L'auteur rappelle les divers sièges subis par la ville, et dont celui de 1621 est le quatrième. Il publie la lettre du roi qui annonce la reddition et les articles du 25 juin. — Utilité évidente à cause de ces documents.

— Rousselay (de). La sortie des gens de guerre qui étaient dans la ville de Saint- Jean d'Angèly, sans tambour, renseigne ployée, la mèche éteinte, le mousquet et la pique sous le bras, et autres remarquables particularités , Paris, 1621, in-12°, 12 p.

Récit officieux sous forme de lettre écrite au duc de Montbazon sur l'ordre du connétable Luynes : récit des dernières négociations et des délibérations du Conseil.

Voir, pour compléter, la Bibliothèque historique du P. Lelong, t. II, p. 431, rr- 21001 et sq., et t. IV, n° 26344 : — Cf. Denys D'Aussy, Rev. Quest. Hist., 1882. t. XXXII, p. 98-146 (utile surtout pour la biographie du duc de Rohan).

3481. Lettre du roi envoyée à Monseigneur le premier président touchant l'heureux succès des affaires de Sa Majesté depuis la réduction de Saint-Jean d'Angély jusques à présent, Paris, 1621, in-12°, 12 p.

Lettre succincte du HO juin 1621 : compte-rendu des faits militaires dans l'ouest de la France.

3482. Réduction de la ville et château de Pons à l'obéissance du roi le premier juillet 1621 , avec la nouvelle défaite des compagnies de La Rochelle..., Paris, 1621, in-12°, 14 p.

Description de la situation de Pons, itinéraire du roi, reddition sans résistance, échec du secours rochelais, tout cela est très résumé et raconté avec peu de précision.

3483. GUYENNE. — Vignolles La Hire (Bertrand de). V. chapitre Mémoires, n° 7 19.

— Les exploits de guerre faits par M. le duc de Mayenne en son, gouvernement de Guyenne contre les sieurs de Rohan et de La Force et leurs adhérents, Tours, 1621, in-12°, 24 p.

Catholique intransigeant, et verbiage extraordinaire au début.

Puis très détaillé : commence à l'entrée de Rohan dans Nérac le 3 juin, raconte le siège de cette ville par Mayenne et les combats autour de Caumont, et pousse jusqu'au 29 juin.

— La prise du jeune marquis de La Force et de son frère, le sieur de Montpouillan, avec la véritable réduction de la ville de Nérac en l'obéissance du roi après un furieux assaut..., Paris, 1621, in-12°, 14 p. — Au t. édit. : Bordeaux.

Continuation du précédent : fin du siège de Nérac le 3 juillet. — Des détails précis.

— L'entrée royale et magnifique du roi en sa ville de Bergerac...,

Voyage du roi depuis Cognac : appel de Mayenne qui, pour le siège de Bergerac, demande des renforts; le 7 juillet, les habitants décident de se rendre. Entrée du roi le surlendemain : description abondante des arcs de triomphe, des fontaines artificielles, etc., et détails curieux sur le cortège.

— L'ordre du siège et réduction de la ville de Clairac en l'obéissance du roi, avec les articles accordés aux habitants par la clémence de Sa Majesté, Paris, 1621, in-12°, 16 p.

Bon livret d'un témoin oculaire, qui écrit au camp de l'armée royale. Détails abondants et curieux sur l'attitude des habitants de Clairac, qui, sous la direction d'un Hollandais expérimenté en l'art militaire, font des tranchées, — sur les difficultés de l'attaque, — sur la résistance, acharnée pendant huit jours, — sur les négociations qui aboutissent à la reddition du 5 août.

3484. MONTAUBAN. — Joly (Hector). Histoire particulière des plus mémorables choses qui se sont passées au siège de Montauban et de l'acheminement d'icelui, Levde [Montauban], 1623. in- 12°, 234 p.

L'auteur, qu'on a cru être l'avocat Bonencontre, est très probablement le ministre et professeur montalbanais Hector Joly. Il a écrit un ouvrage fort intéressant, sur un ton modéré et raisonnable. Il explique les causes de la rébellion des réformés et les mesures diverses prises à Montauban (assemblées, troupes, fortifications). Puis il raconte avec détails le siège lui-même, s'appuyant sur les délibérations du conseil, insérant les harangues, montrant même

GOUVERNEMENT DE Ll'YNKS, 1617-1621. 91

la division de la ville en deux partis opposés. La fin seule est écourtée.

Sur l'auteur, voir Haag, La France protestante.

— Documents, pub. p. Gandilhon dans Rec. Acad. T. G., t. XIX et XX, 1903 et 1904. On y trouve une chronique des événements qui se sont déroulés à Montauban de 1589 à 1622 : l'auteur (probablement un notaire) est inconnu, mais il donne des détails très précis sur le siège. Il y a aussi des pièces de vers contemporaines sur le même fait. — A de l'intérêt.

— Assaut donné contre la ville de Montauban..., Lyon, 1621, in-12°, 12 p.

L'auteur se sert d'un petit combat du 26 juillet pour se livrer à toutes sortes de considérations et engager à la soumission les Montalbanais. — Peu d'importance.

— Récit véritable de la réduction du Mas de Verdun, de Vile en Jourdain et de Ma u voisin, au service du roi, par MM. le duc de Mayenne et maréchal de Thèmines, Paris, 1621, in-12°, 8 p.

Récit des opérations pour occuper les « avenues » de Montauban, 27-28 juillet, et empêcher ainsi tout secours. — Manque de précision.

— Récit véritable de la prise par la force de la ville d'Albiac, près Montauban..., Paris, 1621, in- 12°, 14 p.

Continuation des mêmes opérations par. Mayenne. Le 11 août, celui-ci se venge de la mauvaise foi des habitants d'Albiac en mettant leur ville à sac. Le récit, assez intéressant, est déparé par un éloge outré de Mayenne.

— L'état du siège contre Montauban par l'armée royale de Sa Majesté contre ceux de la rébellion..., Paris, 1621, in-12°, 15 p.

Fait d'après des « mémoires écrits au camp royal ». Description de la ville, de ses fortifications, de l'état d'esprit de ses habitants, etc.; puis, détails militaires sur les mesures de Mayenne pour bloquer Montauban et sur celles du roi et de Luynes pour pousser activement le siège. Royaliste, l'auteur décerne des éloges aux chefs de l'armée, mais oublie de donner des dates. Néanmoins, son livret est utile.

— Récit véritable de ce qui s'est passé aux trois nouvelles sorties

de ceux de Montauban, furieusement repousses, chassés et battus..., Paris, 1621, in-12°, 14 p. — Aut. édit. : Rouen.

Combats du 26 au 31 août soutenus par Mayenne et Bassompierre : détails très précis sur les forces des adversaires. L'auteur espère une prompte reddition de la place.

— Avis donné en forme de lettre à M. le duc de Rohan, par lequel il est dissuadé de prendre les armes pour les rebelles et est averti de la volonté du roi et de l'obstinée résolution de ceux qui sont dedans Montauban par M . le duc de Sully, Paris, 1621, in-12°.

C'est une lettre de Sully à son gendre, écrite au camp le 29 août : le titre en indique suffisamment le contenu.

— La défaite mémorable de l'armée de M. le duc de Rohan venant au secours de Montauban par M. le duc d'Angoulême, Paris, 1621, in-12°, 13 p.

Combat du 4 septembre raconté avec brièveté. Puis l'auteur donne des informations sur le siège et tente vainement de dissimuler la gravité des échecs subis par l'armée royale dans les assauts du 4 et du 5 septembre.

— L'armée royale devant Montauban et ce qui s'est passé à l'assaut..., Bordeaux, sd., in-12°, 38 p.

Souvenirs antiques : mélange de faits et de phraséologie. L'auteur décrit, en suivant la chronologie, les péripéties du siège depuis le 18 août jusqu'à l'assaut infructueux du 4 septembre et raconte aussi la défaite du secours. Dans ce récit, encombré de choses inutiles, on rencontre néanmoins beaucoup de détails. — A la fin sont des nouvelles sur les opérations dans le Languedoc, à La Rochelle, etc.

— Récit véritable de ce qui s'est passé en la défaite des ennemis rebelles au roi, venant au secours de Montauban..., Paris, 1621, in-12°, 11 p.

Relation officieuse écrite « au camp » du combat du 28 septembre. — Celui-ci est raconté dans un autre ouvrage : Copie d'une lettre écrite du camp devant Montauban par un seigneur de marque, Toulouse, 1621, in-12°, 19 p. — Ces deux récits se complètent l'un l'autre.

— La grande division nouvellement arrivée entre les habitants

de Montauban et le sujet pour quoi..., Paris, 1621, in-12°, 13 p. — Aut. édit. : Rouen.

Huit pages de considérations générales. Puis détails sur les mesures prises par les Montalbanais pour entretenir les troupes, — sur leurs discussions à propos de la distribution des vivres, — sur la bagarre sanglante du 5 octobre. L'auteur conclut que la ville se rendra bientôt.

— Récit véritable de ce qui s'est nouvellement fait et passé à Montauban .., Paris, 1621, in-12°, 12 p.

Relation officieuse, mal ordonnée, fort brève, et peu importante. Les mêmes faits sont rapportés dans La prise des faubourgs, murailles et fortifications de la ville de Montauban, Paris, sd., in-12°, 8 p.; mais ici le récit est poussé jusqu'à l'assaut du 25 octobre.

— La réduction de la ville et château de La Trappe, entre Castres et Montauban, à l'obéissance du roi, avec le serment de fidélité des habitants et gens de guerre qui étaient en icelle, Paris, 1621 , in-12°, 8 p.

Récit de l'opération du 10 décembre pour arrêter tout secours venant de l'est : bref, peu précis, encombré de considérations inutiles. — Puis, texte du serment.

— Récit de l'assassinat du sieur de Boisse-Pardailhan et de la prise de Monheur, pub. p. Tamizey de Larroque, Paris et Bordeaux, 1880, in-12°, 71 p.

L'auteur, royaliste, raconte avec précision le meurtre du gouverneur de Monheur et s'en irrite vivement. — L'éditeur publie aussi La prise de la ville de Monheur par l'armée royale avec le saccagement de la place (paru à Paris, 1621, in-12°). Il donne enfin des renseignements sur quelques opuscules relatifs à la prise de la même ville.

Le récit de l'assassinat de Boisse-Pardailhan se trouve aussi dans Cl. Malingre, Histoire de la rébellion, t. I, p. 659, et en extrait dans le Mercure français, 1622, t. IV, p. 368-370; — cf. Bul. Soc. Pér., 1881, t. VIII, p. 271.

— Récit véritable de ce qui s'est passé contre les rebelles de Montauban par les troupes de l'armée du roi depuis la prise de Monheur, Paris, 1621, in-12°, 14 p.

Titre trompeur : l'auteur signale seulement la prise de Monheur, puis il se livre à des considérations générales inutiles.

Voir : — Délavai, Bul. Soc. T. G., 1904, t. XXXII; — C. de Witt, Au service de la cause, 1921; — Uumeau, Bul. Soc. T. G.,J887, t. XV, p. 134.

3485. RÉGION DE FOIX. — Mémoire sur la guerre de 1621- 1622, pub. p. Lévis-Mirepoix, baron de Léran, dans Cab. Hist., 1866, t. XII, p. 153-171.

Récit d'un contemporain sur les événements qui se sont passés dans les environs de Pamiers. L'auteur, anonyme, est un catholique hostile au baron de Léran : malgré ce défaut, sa relation, un peu sèche, est intéressante et renseigne, en suivant la chronologie, sur les combats, les sièges, etc., de juillet 1621 à septembre 1622.

— Lescazes (Jean Jacques de). Le mémorial historique contenant la narration des troubles et ce qui est arrivé diversement de plus remarquable dans le pays de Foix et diocèse de Pamiers depuis Van de grâce 1490 jusques à 1640, 1644 : réimprimé dans Bul. Soc. Av., 1891-1894, t. IV, 280 p.

Delescazes, curé à Albiès, à Foix, etc., a terminé la rédaction de sa chronique en 1638. Elle est divisée en 53 chapitres. : ce qui a trait au xvne siècle commence avec le chapitre 39. Les renseignements donnés sur les troubles de 1621 à 1628 sont d'une précision suffisante, mais le témoin en diminue la Valeur par de trop nombreuses considérations morales.

Voir : — Brun (P. A.), De bellis pro religionibus susceptis in regione Fuxensi régnante Ludovico tertio decimo, Paris, 1893, in-8°; — Uumeau, Bul. Soc. Ai:, 1907-8, t. XI, p. 241 et 352.

3486. LANGUEDOC. — Documents, pub. p. A. de Cazenove, Campagnes de Rohan en Languedoc, Toulouse, 1903, in-8°, et p. Schybergson (G.), Le duc de Rohan et la chute du parti protestant en France, Paris, 1880, in-8°.

Ce sont des lettres de Rohan de 1621 à 1629, des rôles militaires, etc. — Voir aussi les lettres de Rohan à Boufï'ard-Madiane, pub. dans Rev. Tarn, 1881 et 1883, t. III et IV.

— Réponse notable des syndic, consuls et habitants du bailliage de Ge.r aux députés de l'assemblée de Montpellier pour le secours

GOUVERNEMENT DE UUYNES, 1617-1021. 95

requis par ceux de la religion prétendue ré for/née en Languedoc, Paris. 1(121. in-!2°, 12 p. — Aut. édit. : Rouen.

N'espérant plus une aide des puissances étrangères, les protestants, réunis en assemblée à Montpellier, ont envoyé une délégation à Gex pour obtenir une assistance : Gex répond par un refus et affirme sa fidélité au roi.

— La prise remarquable de Marguerites en Languedoc près de Nîmes, faite par Monseigneur le duc de Montmorency..., Paris, ir.2l. in-12°, 15 p.

Récit officieux écrit au camp le 2 juillet : rend compte amplement des opérations militaires du gouverneur du Languedoc.

— La prise d'un vaisseau hollandais au lieu de Cette..., Paris, H.21, in-12°, 12 p.

Relation curieuse d'un épisode local et d'une ruse de guerre (4 août) : énumération de tout le butin. Ecrit peut-être dans l'entourage de Montmorency. — La fin est constituée par une série de considérations en l'honneur de Louis XIII, qui est loué avec emphase et abondance, et par un sonnet dans le même genre. — Donc, intérêt fort inégal.

— La défaite de cinq cents hommes par le sieur de Montréal auprès de XI mes en Languedoc, ensemble la victoire obtenue par M . de Montmorency sur les troupes du sieur de Chastillon, Paris, 1621, in-12°, 16 p.

Style bizarre d'un catholique fervent qui, pour louer le roi et Montmorency, emploie des comparaisons extraordinaires. Puis, récit du fait d'armes sans précision. Enfin, verbiage amphigourique dans toute la dernière partie.

— La prise de la ville et château de Sommières..., Paris, 1621;

Récit officieux à la gloire de Montmorency. Description de Sommières : des détails sur le combat du 24 septembre.

— La furieuse défaite des troupes rebelles et leur entreprise découverte, voulant surprendre de nuit par escalade la ville de Bèziers en Languedoc, Paris, 1621, in- 12°, 12 p.

Coup de main infructueux tenté le 27 novembre par des troupes protestantes : récit détaillé et assez intéressant.

— Le manifeste et déclaration que M. de Rohan a fait au roi des choses qui concernent l'honneur de Dieu, le service du roi, la paix et repos de son état, si., 1621, in- 12°, 15 p.

Source protestante : texte du manifeste rédigé en décembre à Castres. Rohan se plaint des violences exercées contre les protestants et redoute des désordres si les édits de pacification ne sont pas observés : exprime ensuite ses vœux.

Voir, outre les ouvrages cités, H. de La Garde, Le duc de Rohan et les prolestants sous Louis XIIÏ, Paris, 1884, in-S°.

3487. VELAY. — Défaite très véritable de cinq cents hommes [de Privas] rebelles à Sa Majesté, qui s'étaient glissés dans le Vêlai}, pensant surprendre quelque ville pour leur assurance..., pub. p. Micolon, Yssingeaux, 1881, in-8°, 8 p. — Autre titre : La sanglante déroute de cinq cents rebelles du pays de Vivarais..., Rouen, 1621, in-12°, 14 p.

L'auteur serait un Père jésuite, qui écrit fort mal : en tout cas, c'est un catholique zélé. II. raconte l'attaque d'Yssingeaux effectuée le 3 août par des protestants venus de Privas, qui, poursuivis dans leur retraite, sont tués ou pris. — Détails nombreux.

— Défaite de quatre cents rebelles ennemis de Dieu et du roir partie tués, partie désarmés et faits prisonniers, ayant voulu surprendre et pètarder la ville d'Yssingeaux en Velay, Lyon, 1621, in-12°, 16p.: — édit. Charreyre, Yssingeaux, 1874, in-8°, 16 p.

Récit simple et détaillé, différant du précédent. L'éditeur citer dans son introduction, d'autres opuscules.

— Relation de la prise d'Yssingeaux par les protestants en 1621, pub. dans Mém. Soc. H. L., 1888-1890, t. VI, p. 182-184.

C'est la relation insérée dans le Mercure français, Paris, 1622,. p. 701-703.

3488. VIVARAIS. — Commentaires du soldat du Vivarais, où se voit l'origine de la rébellion de la France et toutes les guerres que, durant icelle, le pays du Vivarais a souffertes, divisés en trois livres, pub. p. J. L. de Laboissière, Privas, 1811, in-8°.

Bien qu'on ait voulu attribuer cet ouvrage à un officier, l'auteur est, en réalité, Pierre Marcha, seigneur du Prat, qui fut maître des requêtes de Marie de Médicis et, en 1626, intendant de l'armée

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royale. 11 a écrit une histoire complète des guerres qui ont eu lieu dans le Vivarais de 1619 à 1629 : il connaît les lieux et décrit avec clarté les opérations militaires. Mais, protestant d'abord, catholique ensuite, il émet des jugements marqués par une partialité indéniable.

Aussi, pour contrôler et diminuer les assertions de Marcha, l'éditeur a-t-il pris le soin de publier, p. 343, la Relation du voyage du duc de Ro/iau en Vivarais en 1628. Dans ce même but critique, V. Charreton a publié son livre sur la Réforme et les guerres civiles en Vivarais, Paris, 1913, in-8° (v. à partir du chapitre vin).

De plus, dans l'ouvrage de Marcha, on remarque de nombreuses lacunes : les notes de l'éditeur les font disparaître. Et ainsi ces Commentaires constituent une source de premier ordre.

Voir : — Rev. Viv., 1895 et 1913, art. Mazon et de Chalendar.

— Discours véritable de tout ce qui s'est passé en Languedoc pour l'autorité du roi sous le commandement de Monseigneur le duc de Montmorency, amiral de France et gouverneur de la province, es années 1620 et 1621 : ensemble la prise de plusieurs villes rebelles sur ceux de la religion par mondit seigneur, es quelles il a remis l'ancien catholique service de Dieu au grand contentement de Sa Majesté, si., 1621, in-12°, 48 p.

Récit officieux en l'honneur de Montmorency, mais très détaillé. L'auteur remonte à l'année 1620 et raconte ensuite la campagne de Montmorency dans l'Ardèche pour isoler Privas en s'emparant de plusieurs petites places.

— Réduction de la ville de Privas à l'obéissance du roi par Monseigneur le duc de Montmorency..., Lyon, 1620, in-12°, 14 p.

Ecrit sous forme de lettre. Les protestants ayant attaqué le château de Privas, Montmorency accourt : on lui ouvre les portes. Le 30 avril, la messe est célébrée et une amende est infligée aux rebelles. — Récit vivant.

— La déroute et défaite du comte de Chastillon par M. l'amiral de Montmorency..., Paris, 1621, in- 12°, 14 p.

L'auteur rappelle le siège du château de Privas (v. livret précédent) : son récit est ensuite très bref et très général. Éloge de Montmorency.

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