‹ Les sources de l'histoire de FranceChapitre 106 sur 779 · J.-M. PARDESSUS · texte numérisé non relu

J.-M. PARDESSUS

pendait tous les grands travaux historiques publiés sous les auspices du gouvernement, le commencement de chaque série était achevé, et Touvrage parut Tannée suivante sous ce titre : Diplomata, chartaSy epistolae et alia documenta ad res Francicas spectantia, ex diversis regni exterarumque regionum ar^ chivis ac bibliotkecis, jussu Régis ckristianisstmi, multorum eruditoî^m curù, plurimum ad id conferente congregatione Sancti Mauri erudîla, Notis illustrarunt et ediderunt L.-G.-O, Feudrix de Brcquigny et F.-J.-G. La Porte du TheiL Le volume publié par Bréquigny était intitulé : Pars prima, qiiœ diplomata, chartas et alia id genus inst)*umenta^ qnotquot ab origine regni Francici repetita supe7*sunt, vel hucusque anecdota, vel ad fidem manuscriptorujn codicum diligenter 7*ecognita, complectitur ; on y trouvait les diplômes mérovingiens depuis 475 jusques et y compris l'année 731. Le travail de La Porte du Theil, destiné surtout à servir de supplément à l'édition des lettres d'Innocent III, donnée en i68î2 par Baluze, formait deux volumes et portait ce titre : Pars ALTERA, Innocenta papœ 111 epistolas anecdotasy qnotquot, in archivis Vaticanis hucusque delitescenteSy in coUectione Balnziana olim desiderabantur^ exhibens.

Bien que Tutilité d'un recueil semblable fût généralement reconnue, celui-ci ne prit pas tout d'abord sa place parmi les grands travaux historiques du siècle dernier. A trois reprises, La Porte du Theil s'efforça de le faire rattacher à la liste des publications que l'Académie des inscriptions se chargeait de continuer : toutes ses tentatives furent infructueuses.

En 1832 seulement, l'Académie se décida à reprendre l'œuvre de Bréquigny, et elle en confia le soin à M. Pardessus. Mais le premier volume, détruit en partie pendant la Révolution, était devenu fort rare, et l'on décida qu'il serait réimprimé avec les corrections et les additions dont il paraîtrait susceptible. C'était, en réalité, non pas continuer, mais recommencer la collection ; l'Académie était donc libre d'en modifier le plan, ce qu'elle fit. La division en deux séries distinctes fut supprimée. Les documents, de quelque nature qu'ils fussent, devaient donc former un seul ensemble soumis h l'ordre chronologique. Les lois, les capitulaires, les canons des conciles, qui avaient été exclus par Bréquigny, prenaient place à leur rang dans le nouveau recueil. Enfin, au- lieu d'adopter pour point de départ le règne de Clovis, on le fit remonter jusqu'à Tannée 4i7, date de la première invasion des peuplades germaniques dans la Gaule.

Le premier volume parut en i843. Pardessus réimprima en tôte les savants prolégomènes de son devancier, et y ajouta les siens, qui contiennent Thistoire de la publication depuis son origine. Viennent ensuite les documents, au nombre de î2i3. Le tome second, qui est terminé par d'excellentes tables, vit le jour en 1849.

DIPLOMATA, CHARTiE, ETC. 81

L'Académie venait alors (20 avril 1847) de modifier encore une fois le plan de ce recueil et d'en restreindre le cadre. Elle avait décidé : i*^ qu'il s'arrêterait à la fin du règne de Louis Vil (18 septembre 1180), et formerait au plus trente volumes; ^^ que le travail serait renfermé dans les limites de la Gaule romaine; 3"^ que les pièces importantes seraient seules publiées en entier, et que des renvois indiqueraient celles déjà reproduites dans d'autres publications de l'Académie; A"* que l'impression ne commencerait pas avant l'achèvement complet du travail de recherches et de copie. Un savant archiviste, M. Henri Bordier, auxiliaire de TAcadémie, fut. en même temps chargé de préparer la publication, sous le contrôle d'une commission composée de MM. Guérard et de Wailly.

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