TOME IL
[Publié en 1849.] Avis du nouvel éditeur.
DlPLOMATA, CHART-E, EPISTOL.E , LEGFi5, [eT AUA INSTRUMExXTA AD RES GALLO-FRANCICAS
SPECTANHA. [Aunécs 628 à 7oi.J Additamenta. [Années |550 à 726. | Addenda indici chronologico [tomi IJ.
Index operum cum lu textu tum in annotationibus laudatorum.
Index geographicus.
Index onomasticus et rerum.
Errata [pour les tomes I et II].
Années 417 à 627 —Tomes 1 et il.
— 628 à 751 — » l et 11.
RECUEIL DES HISTORIENS
des Gaules et de la France.
[Commencé par les Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, et continué par l'Académie des inscriptions et belles-lettres,]
Paris, 1737-1865, 22 vol. in-folio.
L'idée de réunir en un seul corps d'ouvrage tous les monuments, soit imprimés, soit manuscrits, relatifs à l'histoire de France , remonte aux dernières années du seizième siècle, et c'est le savant Pierre Pithou qui en entreprit la réalisation. Mais ses Historix Francorum scriptores veteres, publiés en 1596, renferment onze chroniques seulement, et s'arrêtent à l'année 1285.
Près d'un demi-siècle s'écoula sans que personne songeât à continuer ce travail ou à en combler les lacunes.
André du Chcsne conçut enfin le plan d'une collection plus étendue et plus complète. Divisée en deux parties, elle devait former vingt-quatre volumes in-folio, et comprendre toute la série des monuments de l'histoire de la monarchie française depuis son origine jusqu'au règne de Henri IL La première partie, composée de quatorze volumes , embrassait toute Thistoire générale; la deuxième partie, en dix volumes, était réservée aux historiens des églises, des monastères, des grands flefs et des provinces. Les deux premiers volumes parurent en 1636, sous ce titre : Historise Francorum scriptores coxtanei, ab ipsius gentis origine ad Pipinum usque regem. Quorum plurimi nunc primum ex variis codicibus mss, in lucern prodeilhty alii vero auctiores et emendatioresy cum epistolis regum^ etc. Opéra et studio Andrex du Chesne, geo^ graphiregii. Les deux volumes suivants étaient sous presse quand du Ghesne, à peine âgé de cinquante-six ans, périt victime d'un accident. Son fils François, digne héritier du nom qu'il portait, voulut poursuivre celte grande œuvre, et de 1641 à 1649 publia les tomes III, IV et V, dont le dernier s'arrête au commencement du règne de Philippe le Bel.
Ce travail ne fut pas continué, faute d'appuis. De modestes érudits ré-
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duits à leurs forces seules ne pouvaient évidemment suffire longtemps aux frais d*une pareille entreprise.
Un siècle après la mort d'André du Chesne, le gouvernement prit enfin à sa charge cette publication, qui devait user plusieurs générations de savants. Dans rintervalle, bien des projets de continuation avaient avorté. En 1675, Cîolbert, devenu acquéreur des matériaux rassemblés par du ûesne, les mit à la disposition de quelques érudils : Lecointe, Wion d'Hérouval, A. de Valois, Baluze et du Gange ; mais ceux-ci ne purent s'entendre. Peu d'années après, Tarchevêquc de Reims, Le Tellier, frère du grand Lou- Tois, s'adressa à du Gange, qui rédigea un nouveau plan, et proposa d'en confier l'exécution à des religieux de la congrégation de Saint-M aur ; on songea même à les placer sous la direction de Mabillon , mais ce savant trouva l'œuvre au-dessus de ses forces, et elle fut encore abandonnée.
Enfin, dans les dernières années du règne de Louis XIY, dom Edmond Martène et dom Maur-Audren de Kerdrel préparèrent, chacun de son côté, la publication d'un recueil complet des historiens français , et le dernier fit part de ses idées à d'Aguesseau, alors procureur général. Quand ce magistrat fut devenu garde des sceaux, dom Maur Audren se montra plus prèstant encore; il proposa de placer Montfaucon à la tête de l'entreprise, et offrit de résigner son titre d'abbé de Saint- Vincent du Mans pour venir à Paris travailler sous les ordres de son ami. Les auxiliaires auraient été choisis dans toutes les provinces, et on eût mis à leur disposition des artistes chargés de dessiner les anciens monuments. Malgré toutes ces instances, ttontfaucon ne fut point chargé de la publication. A la suite de conférences présidées par le chancelier, et auxquelles prirent part Baluze, l'abbé Renaudot, Laurière et le Père Lelong, un rapport très-remarquable fut rédigé par Vabbé Des Thuilleries , dom Martène dressa le plan de Tccuvre, et la haute direction des travaux fut confiée au Père Lelong.
Le savant oratorien mourut en 1721, avant qu aucun volume eût vu le jour. Denys de Sainte-Marthe, supérieur général de la congrégation de Saint-Maur, revendiqua pour elle l'honneur d'exécuter cette grande entreprise, et Tobtint. Dom Bouquet, désigné par lui, se mit résolument à l'œuvre dès l'année 1723, et au milieu de 1729 les deux premiers volumes étaient prêts. Mais dom Bouquet reçut alors l'ordre de quitter l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés pour se rendre à celle de Saint- Jean de Laon. 11 fut enfin rappelé à Paris par d'Aguesseau, et se fixa au couvent des Blancs- Uanteaux, où il mourut le 6 avril 1754, après avoir ptiblié huit volumes. Il laissait, en outre, de nombreux matériaux pour la suite du recueil, qui fut continué par les Bénédictins, entre entres par Jean-Baptiste et Charles
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Haudiquier, dom Housseau, dom Précieux et dom Poirier. Dom dément e dom Brial avaient achevé le tome XII quand la Révolution interrompit d nouveau ce travail.
Il fut repris en 1806 par la deuxième classe de Tlnrtitut, qui venait d'ap peler dom Brial dans son sein. Celui-ci, du fond de la retraite où il vivai depuis la suppression de son ordre, n*avait cessé de poursuivre en sileno cette œuvre, qu il avait faite sienne, et il devint ainsi le trait d'union entr Tordre savant des Bénédictins et TAcadémie des inscriptions, qui allait ètr désormais Torgane officiel de l'érudition française.
Dom Brial mourut le 2i mai 1828, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, aprè avoir publié le dix-huitième volume. L'Académie des inscriptions lui donni pour successeurs MM. Daunou et Naudet, qui depuis ont été remplacés pa MM. N. de Wailly, Guigniaut et L. Delisle.
Le plan général adopté pour la collection consiste à partager nos an nales en périodes plus ou moins étendues, et à réunir dans chacune ton les documents qui s'y rapportent ; les chroniques, récits ou histoires com prenant plusieurs siècles ou seulement plusieurs règnes y sont donc sein dés en autant de parties qu'ils embrassent de périodes. C'est un inconvé nient, sans doute, mais il est compensé par assez d'avantages pour que lei continuateurs de dom Bouquet n'aient jamais songé à modifier ce plan MM. Naudet et Daunou obtinrent seulement, en 1840, que les historiens dei croisades fussent exclus du recueil et formassent une collection spéciale.
Les historiens des Gaules et de la France doivent être partagés en douze périodes, dont dix ont paru, savoir :
1" Période (tome I) : Gaulois et Francs iusqu'h Clovis.
2® — (tomes II, 111, IV) : Mérovingiens.
3' — (tome V) : Pépin le Bref et Charlemagne,
i*' — (tome VI) : Louis le Débonnaire,
5« — (tomes VII, VIII, IX) : Les Carlovingiens, depuis la mort d(
Louis le Débonnaire.
6° — (tome X) : Hugues Capet et Robert.
V — (tome XI) : ^enn /".
^^ — (tomes XII à XVI) : Philippe 7", Louis VI et Ij)uis VU.
9« — (tomes XVII à XIX) : Philippe-Auguste et Louis VIII. 10» — (tomes XX à XXIII) : de Louis IX à la mort de Charles le Bel
[Le tome XXIII est sous presse.]
La onzième périodedoit comprendre les règnes de Philippe VI, Jean II Charles V et Charles VI. La douzième, ceux de Charles Vil, Louis XI, Charies VIII et Louis XII.
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Dès Torigine, il avait été résolu que la collection s'arrêterait au commencement du règne de François ]".
Une réimpression complète, page pour page et ligne pour ligne, du recueil des historiens des Gaules et de la France a été entreprise en 1 869 par la librairie V. Palmé, sous la direction de M. Léopold Delisle.