NATIONALES FRANÇAISES
Migon, XXIV.
Molinet (chroniques de Jean), XLUI à
Monstrelet (chroniques de), XXVI àXXXIL
Mouskes (chronique de Philippe), III.
Munlaner (chronique de Ramon), V, VI.
Nicopoli (bataille de), XXH.
Paris (taille de) en 1313, IX.
Philippe le Bel, IX.
Philippe le Bon, XXXVII, XLI, XLH.
Pomarède (seigneur de la), XXIV.
Prochyta (conspiration de Jean), VI.
Reiffenberg (baron de), XXXVII.
Richard II, roi d'Angleterre, XXm,XXIV.
Saint-Denis (chroniques de), XII.
Saint-Magloire (chronique de), VIL
Saint-Remy (mémoires de J. de), XXXU, XXXIII, XU, XLII, XLI IL
Sainte-Palaye (de la Curne de), XXV.
Salmon (mémoires de Pierre), XXIV.
Songe du Vergier (le), XIV.
Toison d'or (/ean Lefèvre dit), XXXH,
Trente (combat des), XXIII.
Van Praet, 37.
Villehardoin, m, IV. ;
Vœu du Héron> Xi
Collection complète des
MÉMOIRES RELATIFS A l'hISTOIRE DE FRANGE,
depuis le règne de PHILIPPE-AUGUSTE,
Jusqu'à la PAIX DE PARIS conclue en 1763,
Avec des notices sur chaque auteur
et des observations sur chaque ouvrage y par M. Petitot
[et M. MONMERQUÉ].
Paris, 1819-1829, 131 vol. m-8«
Notre nation est celle qui possède le plus de mémoires particuliers 1 rédigés par des hommes d'Ëtat, des ecclésiastiques, des soldats. Depmsle règne de Philippe-Auguste surtout, chaque siècle a produit de nombreoi écrivains appelés à retracer Thistoirc de leur temps. Les premiers, lutian* contre les difficultés d'une langue encore indécise, ont contribué à l former, et renserable de ces récits constitue une des principales richesse littéraires de la France.
C'est en 1785 seulement que Ion entreprit d'en composer une coUectioi méthodique, et Thonneur de cette tentative revient à Jean-Antoine Rou cher, le poëte des3/o/s;ileut pour collaborateurs Antoine Perrin, Dussieiu Duchesnay et quelques autres travailleurs. De 1785 à 1806, ils publièren soixante-douze volumes in-octavo, devenus aujourd'hui absolument inu tiles. Les éditeurs n'avaient pas eu de dessein bien arrêté, et leur plai semble avoir été toujours subordonné au succès qu'obtenait chaque volume Us empruntèrent d'abord beaucoup à Du Gange , au P. Griffet, à l'abbi Lebeuf, à Lauglet du Fresnoy; mais dès Que ce secours vient à leuj
PETITOT, COLLECTION DE MÉMOIRES. 289
manquer, les textes cessent d'être fidèles, et les notices, rédigées à la hâte, sont remplies d'erreurs et de futiles déclamations.
En 1819, Claude-Bernard Petitot, frappé des défauts et de Tinsufllsance de ce premier essai, entreprit de publier une nouvelle collation de tous les mémoires particuliers relatifs à l'histoire de France. 11 débuta par le récit de Yillehardoin sur la conquête de Constantinople '^ le texte était accompagné de la traduction presque littérale donnée par Du Gange et de quelques notes utiles. Les volumes suivants se succédèrent sans interruption, reproduisant tous les mémoires imprimés dans la collection précédente, et, en outre, le précieux journal de Lestoile sur les règnes de Henri 111 et de Henri IV.
Petitot avait d'abord résolu de ne point dépasser cette époque ; ses souscripteurs le décitièrent à publier- une seconde série, comprenant les mémoires d'une date postérieure. En effet, si ceux du cardinal de Retz, de La Rochefoucauld et d'autres personnages célèbres avaient été souvent réimprimés, ceux de d'Estrées, de Pontchartrain , de Bassompierre, de Montrésor, d'Omer Talon et de bien d'autres , étaient devenus fort rares. Cette seconde série, commencée dès Tannée 1820, se poursuivit simultanément avec la première. Petitot mourut en 1825, mais il fut aussitôt remphcé par M. de Monmerqué, qui, depuis l'origine de la publication, lui avait Prtlé son utile concours.
La première série, comprenant cinquante-deux volumes, fut achevée
^n 1827 ; on y joint ordinairement les œuvres complètes de Brantôme, pu-
^^ée$ en huit volumes du même format. La soronde série, terminée deux
^Qs plus tard, se compose de soixante-dix-neuf volumes. Les deux séries
*^nnent donc ensemble cent trente et un volumes, reproduisant environ
^Ht \1ngt ouvrages différents. On n'y a cependant admis que les mé-
^ïïoires écrits par les personnages dont ils portent le nom : les histoires
Particulières de Condé, de Turenne, de Luxembourg, du maréchal de Saxe,
^tâtdonc été rejetées, quelques autres mémoires aussi dont les auteurs parlent
plus d'eux-mêmes que des événements dont ils ont été les témoins, ceux
^e Bussy par exemple. Le nombre considérable des volumes que comprend
^elle collection est donc dû surtout à la prolixité des éditeurs; ceux-ci se
*ont crus obligés de faire connaître leurs appréciations personnelles dans
des dissertations aussi longues qu'inutiles, et d'y joindre des exposés his-
^riques destinés, dit Petitot dans sa préface, à faire de cette collection de
niémoires particuliers un cours complet d'histoire. Ces hors-d'œuvre in-
tenninables rendent plus sensible encore un autre défaut : la rareté des
^<îtM, qui sont, malgré la promesse des éditeurs , aussi courtes qu'insi-
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gnifiantes. Les textes laissent également fort à désirer: « Loin d « aucun système d'orthographe, dit Pctitot, pour la réimpresi « anciens auteurs français, nous nous attachons à reproduire lei « moires avec une exactitude minutieuse. » Contentons - nous que cette allégation n'est pas pleinement justifiée.
Chacune des séries de la collection Pctitot et Monmerqué est t par une table excellente, à la fois alphabétique et méthodique, Tœuvre de M. Delbare.
PREMIÈRE SÉRIE