II. Hincmari, archiepiscopi Remensis
capitula. Errata vel omissa.
CoUectioîi des procès-verbaux des
ASSEMBLÉES GÉNÉRALES DU CLERGE
de France, depuis r année 1 56o Jusqu'à présent.
Rédigés par ordre de matières, et 7^éduits à ce quils ont dessentiel.
Ouvrage composé sous la direction de M, Févéque de Mdcon,
autorisé par les assemblées de 1762 et 1766,
et imprimé par ordre du clergé.
Paris, 1767-1780, 9 vol. in-folio.
11 existe deux collections bien différentes des procès-verbaux des assemblées du clergé, et il importe de ne pas les confondre.
La première, qu'on ne trouve que très-rarement complète, se compose des procès-verbaux ofûciels, rédigés à l'issue de chaque séance. Manuscrits au xv!*" siècle et au début du xvii% on ne commença à les faire imprimer que vers le milieu du xvm®. La collection comprend plus de cent soixante volumes, et est par cela même fort difficile à consulter. Les plus anciens procès-verbaux n'existent qu'en copies remplies tle fautes et de lacunes, et souvent différentes entre elles. Leur forme môme est un grand obstacle à l'utilité que l'on en pourrait tirer. Les délibérations y sont, en effet, rapportées jour par jour, ainsi qu'elles ont eu lieu; mais souvent une même affaire a occupé l'Assemblée pendant plusieurs séances et à différentes reprises, de sorte que, pour en avoir une connaissance exacte, il faut parcourir un grand nombre de volumes. A dater de 1660, on arrêta, qu'afin de faciliter les recherches, chaque procès-verbal serait désormais accompagné d'un index alphabétique. On voulut même qu'il fût dressé des tables générales de tous les procès-verbaux depuis 1560; les assemblées de 1695, de 1705, de 1710, de 1723 et de 1726 s'en occupèrent, sans arriver à un résultat sérieux. Plusieurs tables furent cependant rédigées, entre autres par l'abbé de Targni et par M. Bousquet; mais, après examen,
ASSEMBLÉES GÉNÉRALES DU CLERGÉ. 495
on renonça à les faire imprimer, et l'assemblée de 1735 décida que tout le travail fait jusqu'alors ne pouvait être d'aucun secours.
La collection officielle demeura donc inabordable ou à peu près.
L'inutilité de ces tentatives, loin de décourager les membres du clergé, les porta à prendre une mesure radicale. L'assemblée de 1762 arrêta la réimpression, méthodique et chronologique tout à la fois, des anciens procès-verbaux. La nouvelle collection devait remédier à tous les désavantages que nous venons de signaler. C'est celle-là seule dont nous voulons donner la description.
Le plan en est dû à Gabriel-François Moreau, évèque de Vence, puis de MAcon. Son projet était de donner une édition méthodique de tous les procès-verbaux, de faire un relevé historique et suivi de tout ce qui concerne une même affaire, en élaguant les redites et les inutilités qu'entraîne nécessairement la forme du procès-verbal. Cette idée fut accueillie avec faveur, et le prélat fut chargé par l'assemblée de diriger le travail.
Pour remplir les vues du clergé, deux plans avantageux, chacun à son point de vue, furent adoptés et exécutés l'un après l'autre. Le premier consistait à faire un relevé particulier de toutes les matières contenues dans chaque procès-verbal ; le second à dresser un relevé général sommaire de tous les procès-verbaux, relevé dans lequel on trouvât réuni, sous un seul titre, tout ce qui a été dit sur la même matière depuis l'origine dos procès-verbaux jusqu'au jour de la publication du nouveau recueil.
La rédaction des procès-verbaux particuliers préoccupa d'abord Moreau. Il divisa chacun d'eux en titres généraux ou paragraphes, sous chacun desquels sont placées les différentes délibérations qui ont une certaine liaison entre elles. Par ce moyen, une collection immense se trouve réduite à un petit nombre de volumes, qui peuvent être utilement consultés. La forme de procès-verbal a été toutefois conservée. L'éditeur s'est astreint à citer exactement les dates, à conserver les vieux mots et les tours de phrases anciens, enfin à ne jamais modifier la substance du texte. 11 s'est contenté de rapprocher les délibérations relatives à un même objet, et de supprimer les résumés auparavant nécessaires pour relier entre elles les délibérations. Les différents manuscrits ont été comparés, et les originaux consultés, quand on a pu en avoir communication.
En tête de chaque voltime se trouve une courte analyse des procès-verbaux qui y sont contenus, cet abrégé tient lieu de table des matières. A la fin du volume sont placées les pièces justificatives produites pendant les séances. Toutes n'ont pas été imprimées; l'éditeur s'est contenté de repro-
4oa
ASSEMBLÉES GÉNÉRALES DU CLERGÉ