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TRAITÉ DE LA POLICE

où l'on trouvera F histoire de son établissement,

les fonctions et les prérogatives de ses magistrats,

toutes les loix et tous les règlemens qui la concernent.

On y a joint une description historique et topographique de Paris,

fit huit plans gravez,

qui représentent son ancien état et ses divers accroissemens;

avec un recueil de tous les statuts et règlemens

des six corps des marchands et de toutes les communautez des arts et métiers.

[Par Nie. Delamare et Le Clerc du Brillet.]

Paris, 1705-1738, 4 vol. in-folio.

Cet ouvrage, rempli de recherches curieuses, peut être considéré comme une histoire de la police depuis Tantiquité jusqu'à la fin du règne de Louis XIV-. Les dissertations qui le composent servent de cadres à d'innombrables et précieux documents ; c'est donc, avant tout, un recueil des lois et ordonnances relatives à la police française, et, à ce titre, il avait sa place marquée dans notre volume.

Nicolas Delamare, procureur, puis commissaire au Ghâtelet, se tourna de bonne heure vers Tétude du droit public, et il employait tous les loisirs que lui laissait sa charge à réunir des pièces historiques, à les mettre en ordre et à les analyser. Dès Tannée 1676, le plan de sa publication était définitivement arrêté. Encouragé par le premier président de Lamoignon,

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qui lui donna la libre disposition de sa riche bibliothèque et lui fit communiquer les registres du Parlement, il fut aussi puissamment aidé par M. de la Reynie, lieutenant de police. Ce dernier lui procura la connaissance et Tamitié de Baluze, par qui il eut entrée dans la bibliothèque de Golbert, et bientôt après dans tous les dépôts publics.

Le premier volume du Traité de la police parut en 1705. Il renferme huit plans de Paris à diverses époques, depuis Torigine de Lutèce jusqu'en 1700; mais ces plans, dressés sur des données historiques vagues et incomplètes, sont absolument sans valeur. Le tome second vit le jour en 1710, et le troisième en 1719. Chacun de ces volumes se termine par une table alphabétique assez développée.

Le succès de cette publication fut si grand que Ton dut, dès 1722, donner une seconde édition des trois premiers tomes.

Après rimpression du troisième volume, Delamare, déjà âgé, et sentant ses forces diminuer de jour en jour, choisit un continuateur et le fit agréer du premier président de Mesmes et du procureur-général Joly de Fleur}-, ses nouveaux protecteurs. Sa mort arriva au commencement de 1723. Des douze livres qu'il avait annoncés cinq seulement avaient trouvé place dans les trois volumes publiés. Le Clerc du Brillet qu'il s'était associé, et qui • avait travaillé avec lui durant les dernières années de sa vie, poursuivit l'œuvre commencée.

Pour le fonds des matières, Delamare ne laissait guère à son continuateur que des notes indiquant les auteurs à consulter, les registres et les recueils à dépouiller. Des obstacles imprévus que rencontra du Brillet, malgré l'appui bienveillant de Joly de Fleury, le forcèrent à ajourner la publication du tome IV jusqu'en 1738. Ce volume ne contient qu'un livre, le sixième, consacré à la police des bâtiments et à la voirie. Il est conçu sur le même plan que les précédents, avec ceci de plus qu'en marge de toutes les pièces publiées intégralement se trouvent des sommaires, qui en font connaître la substance, et épargnent ainsi au chercheur la peine de lire les actes d'un bout à l'autre. Il renferme aussi deux plans de Paris; le premier indique les agrandissements et les changements accomplis dans la ville depuis la publication du tome premier, et le second donne un état exact des fontaines et de la conduite des eaux en 1735. Dans la préface de ce tome IV, Le Clerc du Brillet annonçait que le volume suivant était prêt à mettre sous presse ; il ne fut cependant jamais donné au public.

Voici la liste des six derniers livres promis dans la préface de Delamare. Le VII* livre devait avoir pour objet tout ce qui concerne la tranquillité publique; le VHP, ce qui regarde les sciences et les arts; le IX' devait être

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réservé au commerce ; le X", aux manufactures et aux arts mécaniques ; le XP eût été consacré aux serviteurs, domestiques et ouvriers ; enfin le XII* aurait renfermé les lois, ordonnances et règlements relatifs aux pauvres et aux infirmes.

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