PHILIPPE LABBE
développé, placé en tête de chaque volume. Cet index intitulé Syllabus eoj*um qux in tomo cântinentur renferme une courte notice sur chacun des ouvrages publiés, et l'indication de la bibliothèque ou de la collection d'où ils ont été tirés.
Le P. Labbe ne voulait point se limiter aux écrits relatifs à la France; il avait fait d'avance un choix parmi les travaux inédits les plus intéressants pour rhistoire de toute la chrétienté. Néanmoins la presque-totalité du premier volume est consacrée aux annales de notre pays, et le second ne comprend que les monuments de l'Aquitaine, à ce point que, de l'avis même de l'auteur, son vrai titre serait JSovum rerwn Aquitanicarum corpus. Les volumes suivants étaient sans doute réservés, en partie, aux annalistes étrangers.
Les documents recueillis par Labbe n'avaient point encore été mis au jour, à l'exception de quelques opuscules très-rares et inconnus même des érudits; encore eut-il soin de les corriger, revoir et compléter d'après les manuscrits originaux *. Il a cependant laissé échapper bien des fautes et bien des inexactitudes. On est en droit de lui reprocher aussi d'avoir retranché de nombreux passages , en particulier dans les chroniques de Verdun , de Maillezais, de Vezelai et de Rouen. Il l'avoue, et donne pour excuse que ces écrits renferment des longueurs, des répétitions, et fourmillent d'erreurs *. Pour qui connaît son manque de critique, de telles raisons ne sont pas suffisantes.
Les notes qu'il a jointes à ces textes sont courtes et peu nombreuses.
' « Non moi modo instiluli esse édita jam ab aliis et sîepius prxium exporta in u unuiii veluti corpus cura paucis jamprimura emergentibus necdum vulgatis com- « piiigere, et bibliolliecarum plulcos repetitis editionibus onerare; quod alii sibi « facicndum justis de causis censuerunt. Omnia ilaque quœ hic proferuntur, aut « nunquam lucem videruot, profundissimis consepulta tenebris et cum pulvere ti- « ncisque ia membranis luctantia, aut si quae hactenus publici juris facta sunt, ea « longe ampliora, iosigniora, emendatiora, et in aliam plane formam mutata cer- « nuntur ad manuscriptorum codicum (Idem denuo exacta, correcta, locupletata. « Unum tamen alterumve libellum excipimus, qui aut brevissimi unam alterarave « pagellam vix superant, aut salteni rarissimi sunt, ncc ipsis sat cogniti eruditiori- « bus viris. » Prxfatio, p. ii.
' « ... Resecuisse me atque expunxissc in quibusdam prolixioribus chronicis, « puta Verdunensi, Malleacensi, Vezeliacensi, Rothomagensi ac similibus, inepta « quaedam, vulgaria, doclisque prorsus inutilia, centies jam in idoneis scriptoribus « aliisque ad nauseam usque repetita, similiaque nugamenta ad historiam nihil con- « ducentia, aut cerle, quod pcjus est, innumerabilibus referta mcndis, etc. » Prœfatio, p. m.
BIBLIOTHECA MANUSCRIPTORUM. 53
Chaque Tolume contient une table des matières, et le dernier se termine par un appendice de quelques pièces.