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CODEX THEODOSIANUS ᾿ 201
196. — Zoid., XVI, v, 57 (Momwsen et Μευύεᾷ, [, 2, 875 ; Goraorrepus, VI, 181). Loi de Théodose Il, 31 octobre 415. Constantinople.
IDEM AA. AURELIANO P(RAEFECTO) P(RAETORIO) II.
Montanistae conueniendi uel celebrandi coetus ademptam sibi, et creandi clericos omnem intellegant facultatem, ita ut, si conuentus in-
5 licitos celebrauerint, clerici eorum, et episcopi presbyteri diaconi, qui nefaria conuenticula
siue siue ineunda temptauerint, uel creare clericos ausi fuerint, uel [0 creari adquieuerint, stilum deportationis excipiant. [1] Hi uero, qui ad celebrandos interdictos conuentus eos susceperint, ea ipsa re, in qua hoc fieri concesserint et execra- 15 bilia mysteria celebrari, procul du-
etiam
bio intellegant se spoliandos, siue domus ea fuerit siue possessio ; si uero procuratores ignorantibus dominis eos susceperint, in exilium 20 se uehementer cohercitos non ambigant ablegandos. [2] Si qua etiam propria eorum nunc extant aedificia, quae non Ecclesiae, sed antra debent feralia nominari, uenerabi- 25 libus Ecclesiis orthodoxae sectae cum donariis addicentur. Quod quidem ita fieri oportebit, ut abstineatur priuatorum rebus : ne sub obtentu rerum ad ecclesias Monta- 30 nistarum pertinentium, aduersus priuatos spoliatio, ac direptio per-
petrétur. DAT: pri. Καὶ. : Nov.
Que les Montanistes comprennent que toute faculté de se réunir et de tenir des assemblées, ainsi que de créer des clercs, leur est ôtée. En conséquence, 5115 tiennent des réunions illicites, que leurs clercs, et leurs évêques ou leurs prêtres ou leurs diacres qui auront essayé de prendre part à ces conventicules criminels, ou auront osé créer des clercs, ou même auront consenti à être créés (tels), reçoivent un jugement de déportation. [1] Quant à ceux qui les auront accueillis pour la célébration des réunions dites, qu'ils comprennent que par le
inter-
fait même de l’autorisation donnée pour la célébration de ces exécrables mystères, 1ls seront indubitablement dépouillés, soit de leur maison, soit de leur domaine; si ce sont les procurateurs qui les ont accueillis, à l'insu du propriétaire, un rigoureux exil les frappera, qu'ils n’en doutent point. [2] Si (ces hérétiques) ont encore des édifices qui leur soient propres, — disons, non pas des Eglises, mais bien plutôt des antres affreux, — qu'ils soient adjugés avec leurs trésors aux vénérables Eglises orthodoxes. Ce transfert devra toutefois se réaliser sans qu’on touche à
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CoxST(ANTINO) P(OLI) HONOR(10) X ET THEOD(OS10) vI AA. Conss.
la propriété privée; car il ne faut pas que sous couleur de biens appartenant aux églises montanistes, on perpètre la spoliation et le pillage au détriment des particuliers.
157. — Jbid., XVI, v, 59 (Mommsen et Meyer, I, 2, 876; Goraorrepus, VI, 182). Loi de Théodose II ; 9 avril 423 ;: Constantinople.
IDEM AA. ASCLEPIODOTO P(RAEFECTO) P(RAETORIO).
Manichaei et Fryges, quos Pepyzitas siue Priscillianistas, uel alio latentiore uocabulo appellant, Arriani idem Macedonianique et Eunomiani, Nouatiani ac Sabbatiani ceterique haeretici, sciant uniuersa 5101] hac quoque constitutione denegari,
quae ïllis generalium
sanctionum interdixit auctoritas, puniendis, qui contra generalium uenire
temptauerint. DAT. v Ip. APrii
constitutionum interdicta
CONSTANT(INO) P(OLI) ASCLEPIODOTO ET MaARINIANO CoNss.
Que les Manichéens et les Phrygiens, qu'on appelle Pepyzites ou Priscillianistes ou encore de quelqu'autre nom plus secret; que pareillement les Ariens, les Macédoniens, les Eunomiens, les Novatiens, les Sabbatiens et tous les autres hérétiques sachent que par cette constitution sont renouvelées les défenses déjà portées contre eux par l’autorité des lois générales, et qu'ils seront punis, s'ils essaient d’aller à l'encontre des défenses incluses dans les constitutions générales.
158. — Zbid., XVI, x, 24 (Mommsen et MEYER, |, 2, 004; GoTHorREDus, VI, 205). Loi de Théodose IT. ὃ juin 423. Constantinople.
IDEM AA. ASCLEPIODOTO P({RAEFECTO) P(RAETORIO).
Manichaeos, illosque quos Pepyzitas uocant, necnon et eos qui omnibus haereticis hac una sunt
20 persuasione peiores, quod in ue-
nerabili die Paschae ab omnibus dissentiunt, si in eadem amentia
Les Manichéens, et ceux qu’on appelle Pepyzites, ainsi que ceux qui sont pires que tous les hérétiques par cette seule conviction qui les fait se séparer de tous les autres au jour vénérable de la Pâque, s'ils
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perseuerant, eadem poena multamus : bonorum proscriptione atque CAO
persévèrent dans la même folie, nous les frappons du même châtiment : la confiscation de leurs biens ÉtiexLE
159. — Zoid., XVI, v, 65 (Mommsen et MEYER, I, 2, 878; Gorhorrepus, VI, 187). Loi de Théodose II. 30 mai 428. Constantinople.
[mpp. THEOD(osius) ET VAL(ENLINI) ANUS AA. FLORENTIO P(RAEFECTO) P(KHAETORIO).
… Quoniam non omnes (haere- 5 tici) eadem austeritate plectendi sunt, Arrianis quidem, Macedonianis et Apollinarianis, quorum et hoc facinus, quod nocenti meditatione decepti credunt de ueritatis 10 fonte mendacia, intra nullam ciuitatem ecclesiam haberé liceat ; Nouatianis autem et Sabbatianis omnis innouationis adimatur licentia, si quam forte temptauerint ; 15 Eunomiani uero, Valentiniani, Montanistae seu Priscillianistae, Fryges, Marcianistae, Borboriani, Messaliani, Euchitae siue Enthusiastae, Donatistae, Audiani, Hy- 20 droparastatae, Tascodrogitae, Fotiniani, Pauliani, Marcelliani et qui ad imam usque scelerum nequitiam peruenerunt Manichaei nusquam in Romano solo conueniendi oran- 25 dique habeant facultatem... DAT. m1 KaAL. [UN. CoNSTANT(INO) P(OL1) FE- LICE ET T'AURO Conss.
… Étant donné qu'il ne faut pas que tous les hérétiques soient punis avec la même sévérité, qu’il ne soit permis ni aux Ariens, ni aux Macédoniens, ni aux Apollinariens, dont Je forfait consiste à se laisser duper par des spéculations criminelles et à croire des mensonges sur la source de Vérité, d’avoir d’églises dans aucune cité ; qu'aux Novatiens et aux Sabbatiens toute licence d'innover soit Ôtée, si d'aventure ils y prétendaientque lsSEunomiens.sles Valentiniens, les Montanistes ou Priscillianistes, les Phrygiens, les les Borboriens, les Messaliens, les Euchites ou Enthou-
Marcianistes,
siastes, les Donatistes, les Audiens, les Hydroparastates, les Tascodrogites, les Photiniens, les Pauliens, les Marcelliens — et les Manichéens qui sont descendus jusqu’à l’extrème perversité du crime = n’aient nulle part sur le sol romain la faculté de Seréunimetde:prier.
204. MARIUS MERCATOR — VINCENT DE LÉRINS MARIUS MERCATOR 160. — Translationes uariorum opusculorum Nestorii blasphemarum capitula XII.
Photinus autem insanissimo Nestorio parem sententiam tenuit, Verbum Dei quidem non negans esse in substantia ; sed hoc extrinsecus in isto, qui ex Maria more communi coniugum natus est, [esu inhabitasse peculiariter, et omnia illa per hunc fecisse in terris miracula, quae in Euangeliis legimus.
Λογοπάτορα uero, quod hic insanissimus dicit, nesciens quid loquatur, Υἱοπάτορα Praxeas primus, inde post non multum Montanus, cum sua Prisca et Maximilla pronuntiant.
S xvir (P. L., xLvir1, 928). Constantinople. 431 !,
Photin a défendu une opinion pareille à celle de l’insensé Nestor. Il ne nie pas à dire vrai que le Verbe de Dieu n'existe en substance; mais il soutient que le Verbe, venant du dehors, a habité particulièrement
dans ce Jésus qui est né de Marie
selon la manière ordinaire aux femmes, et que c’est lui qui, par Jésus, a réalisé sur la terre tous les miracles que nous lisons dans les Evangiles. De même que cet insensé, ne sachant ce qu'il dit, appelle (le
Verbe) Λογοπάτωρ, Praxeas, bientôt
suivi par Montan avec sa Prisca et sa Maximilla, l'appelle Υἱοπάτωρ.