IT
La notice de Théodoret dans son Αἱρετιχὴς χαχομυθίας ἐπιτομή ? ne nous fournit rien de nouveau. On sait d’ailleurs que ce précis — sauf au IVe livre, là où Théodoret traite des hérésies les plus voisines de lui, — n’est autre chose qu'une compilation, tirée pour la plus grande part d’Irénée, d'Eusèbe et des Philosophoumena à.
Le compte rendu sur les montanistes procède surtout d’'Eusèbe on peut s'én assurer en y:comparant l'Hist."Eccl, N,°x vi, 75 NV XIV, XVIII, 2 et aussi (pour la partie finale) V, xv1, 1; V, xvux, 1 ; Il, xxv, 6 (et passages parallèles), — Théodoret s’est trouvé un peu embarrassé en présence des affirmations contradictoires relatives à l’orthodoxie trinitaire des montanistes, telles qu’il les pouvait trouver chez Épiphane d’une part (il l'utilise à l’occasion), dans les Philosophoumena d'autre part. Il s’en tire en les juxtaposant d’une façon qui n’a d’ailleurs rien de paradoxal. Fort raisonnable aussi est l'explication qu'il donne des différentes étiquettes par où l’on désignait la secte ; fort prudente sa réserve relativement aux mauvais bruits qui couraient sur les mystères montanistes. Ce qu'il dit des livres prophétiques de Priscilla et de Maximilla et du cas qu'en font les Cataphrygiens est probablement déduit de Phulos., VIII, x1x. Somme toute, l'aperçu de Théodoret est circonspect et sage, sans aucune donnée originale.
1 Cf. La Crise Montaniste, p. 515 ets.