‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 171 sur 339 · Jbid., xx (REIFFERSCHEID- WissowA · texte numérisé non relu

Jbid., xx (REIFFERSCHEID- WissowA

Exhibe et apostolice, prophetica exempla, ut

igitur nunc mihi, agnoscam diuinitatem, et uindica tibi delictorum eiusmodi remittendorum potestatem. Quod si disciplinae solius officia sortitus es, nec imperio praesidere, sed ministerio, quis aut quantus es indulgere, qui neque prophetam nec apostolum exhibens cares ea uirtute cuius est indulgere ? — Sed habet, inquis, potestatem ecclesia delicta donandi. — Hoc ego magis et agnosco et dispono, qui ipsum Paracletum in prophetis

novis habeo dicentem « Potest

adultères et aux fornicateurs, qui doivent répandre des larmes sans espoir de réconciliation, et n’emporter de l'Eglise que la publication de leur déshonneur.

D: 247 CERLER AT" OTD SPP LODA:

Or donc que ceux qui ont reçu dans les apôtres et par les apôtres un autre Paraclet, qu'ils ne veulent pas reconnaître dans ses propres prophètes et que par suite ils ne possèdent même plus dans les apôtres, nous prouvent maintenant, d’après les documents apostoliques.

que les flétrissures d'une chair souillée postérieurement au baptème peuvent être lavées par la pénitence.

Dr 200 7 CÉHLER, 018242 5 PACE πο

Toi, l'homme apostolique, exhibe-moi maintenant tes titres prophétiques, et je reconnaïitrai ton autorité divine. Revendique pour toi le pouvoir de remettre les péchés de cette nature. Mais si ton rôle n'est que de veiller au maintien de la discipline; si ta prépondérance est celle d’un simple ministre, non celle du pouvoir absolu, qui es-tu donc, et d'où le prends-tu, pour oser pardonner? toi qui, ne montrant ni prophète ni apôtre, es dépourvu de l’excellence à qui le pardon est réservé. — « Mais l'Eglise,

ecclesia donare delictum, sed non faciam, ne et alia delinquant. » Quid, si pseudopropheticus spiritus pronuntiauit? atqui magis euersoris fuisset et semetipsum de clementia commendare et ceteros ad -delinquentiam temptare. Aut si et cho secundum spiritum ueritatis potest quidem indulgere fornicationibus ueniam, sed cum plurium malo non uult. De tua nunc sententia quaero, unde hoc usurpes ?

ius ecclesiae

… Secundum enim Petri personam spiritalibus potestas ista conueniet : aut apostolo aut prophetae.

Nam et ipsa ecclesia proprie et principaliter ipse est spiritus, in quo est trinitas unius diuinitatis, Pater et Filius et Spiritus Sanctus.

Ilam ecclesiam congregat, quam

Dominus in tribus posuit (cf. Mr...

XVIII, 20). Atque ita exinde etiam numerus omnis, qui in hanc fidem conspirauerit, ecclesia ab auctore et consecratore censetur. Et ideo ecclesia quidem delicta donabit ; sed ecclesia spiritus per spiritalem hominem, non ecclesia numerus episcoporum. Domini enim, non

dis-tu, a le pouvoir de remettre les péchés. » — Je le reconnais et je le veux plus volontiers encore que toi, moi qui ai dans les prophètes nouveaux le Paraclet lui-même qui dit:

« L'Eglise ἃ le pouvoir de remettre les péchés ; mais je ne le ferai pas, de peur que d’autres encore ne

pèchent. » — Mais si c’est l'esprit de fausse prophétie qui ἃ fait cette déclaration ἢ — Un destructeur de

la foi se fût accrédité bien plutôt par sa clémence et en incitant les autres au péché. Si son zèle lui a conseillé cette précaution, conformément à l'esprit de vérité, c'est donc que l'esprit de vérité peut accorder aux fornicateurs leur pardon, mais ne veut pas le faire au risque d’en pervertir un plus grand nombre.

HNpressPierres cette puissanee (de lier et de délier) appartiendra aux spirituels, à l'apôtre et au prophète, vu que l’Église est proprement et essentiellement l'Esprit lui-même, dans lequel est la Trinité d'une divinité unique, le Père, le Fils et l'Esprit Saint. C’est lui qui forme le lien de cette Eglise que le Seigneur trois personnes. Et ensuite toute collectivité qui partage cette même foi est considérée comme Eglise par le Fondateur et le Consécrateur. C'est pourquoi l'Eglise remettra bien les péchés ; mais l'Eglise-Esprit, par l'intermédiaire d’un homme animé

fait consister en

famuli est ius et arbitrium : Dei ipsius, non sacerdotis.

de l'Esprit, et non l'Eglise, collection d'évêques. Car c'est le droit souverain du Seigneur, non celui de son serviteur: c'est le droit de Dieu lui-même, non celui du prêtre.

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