‹ Les sources de l'histoire du Montanisme, textes grecs, latins, syriaquesChapitre 179 sur 339 · XX VI · texte numérisé non relu

XX VI

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δυσφημοῦσιν, αὐτὸν εἰναι Υἱὸν χαὶ , ec 7 ΄ x \ 207

s’attachent à leurs discours plus qu'aux Evangiles : d’où leur erreur.

Ils déterminent des jeünes nouveaux à l'encontre de l'opinion commune. |

D'autres parmi eux, s'attachant à l’hérésie des Noétiens, pensent de même au sujet de ces femmelettes et de Montan, mais ils blasphèment le Père de toutes choses en déclarantquil est Fuils"et Père svisibleset invisible, engendré et non engendré, mortel et immortel. [ls procèdent d'un certain Noétos.

MARTYRIUM PIONII

60. — xx, 1-2 (Ausgew, Märtyreracten hsg. von Rupozr Kwnorr, Tüb. u. Leipzig, 1901

(Sammlung G. KrüGEr|, p. 66; O. v. GEBHARDT, Ausgew. Märtyreracten, p. 104).

Les faits se rapportent à la persécution de Decius !, et se déroulent à Smyrne.

Ταῦτα εἰπόντος œutoù μόλις Ex τοὺ

7 hov ἐσφιγμένους ὡστε συμιπνίγεσθαι

2 PP Ἃ ? \ , ι \ ἐνέόαλον αὐτοὺς εἰς τὴν φυλαχὴν παρα-

S 1 nm / Σ

χαὶ γυναῖχα Μαχεδονίαν ἀπὸ XO UNS

7 4 \ el , € / Καρίνης χαὶ ενὰ εχ τῆς ἀϊρέσεως τῶν

À ces mots, comme la foule les pressait au point de les étouffer, on fit entrer (Pionius, Asclépiade et Sabina) dans la prison et on les remit aux geôliers. Une fois à l’intérieur, ils trouvèrent emprisonnés un prêtre de l'Église catholique du nom de Limnus, une femme, Macedonia, du bourg de Carine, et un adepte de la secte des Phrygiens, nommé Eutychianus ?.

1 Cf. Martyrium Pionii, ὃ 11 (ΚΝΟΡΕ, p. 59).

? Il n’est plus reparlé de ce montaniste dans la suite du récit. Un marcioniste nommé Métrodore est exécuté en même temps que Pionius (ὃ xxr ; Knopr, p. 73,1. 30).

UN

60 ACTA DISPUTATIONIS 5. ACHATII — FIRMILIEN DE CÉSARÉE

ACTA DISPUTATIONIS 5. ACHATII

0]. — (éd. Ruinarr, Acta Martyrum Sincera [1731], p. 128 et O. von GEBHARDT, Ausgew. Märtyreracten, p. 119). Les faits se rapportent à la persécution de Decius !.

Cataphryges aspice homines reli-

gionis antiquae ad mea sacra con-

uersos reliquisse quae fuerant.

Vois les Cataphrygiens 2. Leur

religion est antique. Pourtant ils ont abandonné leur passé et sont

venus à mes sacrifices.

62. — Ep. 1xv. 7 (dans les Opera Cypriani, éd. Harrez, CV, τ. III, 2, p'6r4; P. L., 111, 1209). Césarée (Cappadoce). Fin 2563.

Sed et ad illam partem bene ἃ uobis responsum est, ubi Stephanus in epistola sua dixit haereticos quoque ipsos in baptismo conuenire et quod alterutrum ad se uenientes non baptizent, sed communicent tantum, quasi et nos hoc facere debeamus. Quo in loco, etsi uos iam probastis satis ridiculum esse ut quis sequatur errantes, illud tamen ex abundanti addimus non esse mirum 51 sic haeretici agant, qui etsi in quibusdam minoribus discrepant, in eo tamen quod est

! BARDENHEWER, AKL. Il, 632.

Vous avez bien répondu à ce passage de la lettre d'Etienne, où il déclare que les hérétiques euxmêmes s'accordent avec nous sur le baptême en ce sens qu'ils ne baptisent pas ceux qui viennent à eux d'un autre parti, mais qu ils se contentent de les admettre à leur communion. Comme si nous devions nous aussi agir de même! Quoique vous ayez déjà amplement prouvé qu'il est passablement ridicule de prendre pour exemple ceux qui sont dans l'erreur, nous ajoutons pour-

? C’est un fragment de dialogue entre Achatius (sans doute évêque d’Antioche en Phrygie) et son juge, le consulaire Marcianus, devant lequel il comparait. Les Actes

que nous possédons sont traduits du grec.

3 Harnack, Chron., Il, 361.

Mn de ὦ

φι mat

maximum unum et eumdem consensum blasphement Creatorem, quaedam somnia 510]

et fantasma ignoti Dei confingen-

tenent, ut

tes, quo utique consequens est sic consentire in baptismi sui uanitate ut consentiunt in repudianda diuinitatis ueritate.

De quibus quoniam longum est ad singula eorum uel scelesta uel superuacua respondere, satis est breuiter illud in compendio dicere eos qui non teneant uerum Dominum Patrem tenere non posse nec Filii nec Spiritus sancti ueritatem, illi qui Cataphrygas appellantur et nouas

secundum quod etiam prophetias usurpare conantur nec Patrem possunt habere nec Filium quia nec Spiritum sanctum : ἃ quibus si quaeramus quem Christum praedicent, respondebunt eum se praedicare qui miserit Spiritum per Montanum et Priscam locutum. In quibus cum animaduertamus non ueritatis spiritum sed erroris fuisse, cognoscimus eos qui falsam illocontra Christi fidem uindicant Christum habere

rum prophetiam

non posse. Sed et ceteri quique haeretici, si se ab ecclesia Dei pihil aut gratiae possunt, quando omnis

sciderint, habere potestatis

tant par surcroît qu'il n'est point surprenant que les hérétiques procèdent de la sorte : divisés sur quelques points secondaires, ils se sentent parfaitement d'accord en ce qui est l’essentiel, je veux dire dans leurs blasphèmes contre le Créateur. Ne se forgent-ils pas je ne sais quels songes, quel fantôme de Dieu inconnu ἢ Il faut bien dès lors qu'ils s'accordent pour leur chimérique baptême, de même qu'ils s'accordent à répudier le Dieu véritable.

[1 serait trop long de répondre en détail à leurs scélératesses ou à leurs puérilités : qu'il me suffise de dire d'un mot que ceux qui ne possèdent pas le Père véritable ne peuvent posséder davantage le véritable Fils ni le véritable Esprit. D’après quoi, ceux que l'on appelle Cataphrygiens et qui essayent d'utiliser frauduleusement de nouvelles prophéties ne peuvent posséder ni-le Père ni le Fils puisqu'ils n'ont pas non plus le Saint Esprit. Si nous leur demandons quel Christ ils prêchent, ils répondront que c’est celui qui a envoyé l'Esprit qui a parlé par Montan et Prisca. Comme nous constatons que ce n'est pas l'Esprit de vérité, mais l'esprit de mensonge qui habitait en eux, nous connaissons par là que ceux qui défendent leur fausse prophétie contre la foi du Christ ne peuvent posséder le Christ. Il en va de même des autres hérétiques. Du moment qu'ils se

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potestas et gratia in ecclesia constituta sit, ubi praesident maiores natu qui et baptizandi et manum imponendi et ordinandi possident potestatem. Haereticum enim sicut ordinare non licet nec manum inponere, ita nec baptizare nec quicquam sancte et spiritaliter gercre, quando alienus sit a spiritali et deifica sanctitate.

Quod totum nos iampridem in Iconio qui Phrygiae locus est collecti in unum conuenientibus ex Galatia et Cilicia et ceteris proximis regionibus confirmauimus tenendum contra haereticos firmiter et uindicandum, cum a quibusdam

de ista re dubitaretur.

séparent de l'Eglise de Dieu, ils ne peuvent plus avoir aucune grâce ni aucune puissance, puisque toute puissance et toute grâce habitent dans l'Eglise où président les anciens, investis du pouvoir de baptiser, d'imposer les mains et d'ordonner. L'hérétique, lui, n’a pas plus le droit d’ordonner que d’imposer les mains ou de baptiser ou de remplir aucune fonction spirituelle et sainte : il est étranger à la sainteté spirituelle qui est l'œuvre de Dieu.

Telles sont les vues d'ensembie que nous avons arrêtées 1] y a longtemps à [conium, vilie de Phrygie, — où nous nous étions réunis en une assemblée venue de Galatie, de Cilicie et des autres régions circonvoisines, — pour qu'elles soient fermement maintenues et défendues contre les hérétiques ; d'autant plus que certains avaient des hésitations à ce sujet.

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