INTRODUCTION
« Il y aura loujours un champignon, une étoile ou une maladie que la science humaine ne connaîtra pas ». - (Anatole FRANCE).
Si, des délibérations de la récente conférence internationale de la rage réunie à l’Institut Pasteur de Paris, du 25 au 30 avril 1927, il ressort que le virus rabique est un virus filtrable, du moins cette conférence n'’a-t-elle pu se prononcer sur la nature même du virus rabique, laissant en suspens, et la question de la signification diagnostique des corpuscules de Négri et celle de la valeur qu'il y a lieu d'accorder aux éléments mis en évidence, indépendamment l’un de l’autre, par M. Levaditi et ses collaborateurs en 1923, par MM. Manouelian et Viala à peu près dans le même temps.
C'est pourquoi la modeste contribution que nous pensons devoir apporter à J’étude des sources de la virulence rabique nous paraît comporter essentiellement et préalablement une vue d'ensemble des connaissances actuellement acquises sur la nature même du virus rabique.
Nous nous proposons donc, dans une première partie, d'étudier le virus rabique en passant d’abord en revue les caractères par lesquels il se manifeste et les propriétés qu’il possède, en examinant ensüite les hypothèses variées qui ont été émises en Ge qui concerne sa constitution intime.
La seconde partie de ce travail sera consacrée à l'examen des localisations animales du virus rabique en considérant en premier lieu le malade comme source d’épizootie et de conservation du virus — à propos de quoi nous entrerons dans tous les détails circonstanciés concernant les observations auxquelles l'épizootie de rage sur le renard en Côte-d'Or a donné lieu — en envisageant ensuite le malade comme réservoir de contagion, c’est-à-dire en examinant alors les origines de la virulence au sein de l'organisme.
Enfin, nous essaierons de tirer, en dernière analyse, au point de vue pratique de la prophylaxie de la rage, quelque enseignement des difficultés assez nombreuses et caractéristiques auxquelles se sont