Pluriel de mzoungou (homme blanc
2. Le Barsati des Banians (le kora de Bombay) est une pièce de calicot blanc bordé d'une raie garance ou d'autre codleur, imprimée dans Tlnde ou à Zanzibar. Quant au îu^ot, on ne nous donne aucun renseignement positif. Peut-être est-ce le kikoiy grosse indienne blanche à larges bordures formées de raies jaunes, rouges •t indigo qui se fabrique à Surate.
n'étaient pas rendues, qu'il se faisait tard, que nous avions devant nous des jungles à perte de vue, — je fus obligé, pour réduire mes mutins, d'avoir recours à des mesures énergiques. Quand on ramena les vaches volées, je les tuai Tune après l'autre, et j'en fis présent aux gens du village, pour bien établir que je ne me souciais de rien, sauf de marcher en avant. Après quoi je refusai de prendre quartier dans aucune habitation, et nous passâmes la nuit en plein air. Le lendemain matin, cependant, avant que nous eussions pu nous mettre en route, M'yonga m'envoya son premier ministre, chargé de me dire t que les sœurs du roi l'avaient tourmenté toute la nuit, lui reprochant d'avoir accepté un présent aussi modique. Elles n'avaient rien pour se vêtir, disaient-elles, et sollicitaient un léger supplément d'étofies. » Le hongo étant réglé, les tambours ayant battu, je ne devais plus, pour l'honneur des principes, admettre aucune de ces réclamations ; mais d'une part, le kirangozi et ses « enfants S» craignant les avanies qu'on leur ferait subir au retour, ne voulaient pas enlever un seul piquet de nos tentes si je me refusais à ce que M'yonga semblait exiger ; de l'autre, je désirais ménager à Grant un accueil favorable ; et toutes ces considérations me firent ^jouter quatre mètres de merkani à ce que j'avais déjà payé.
Durant quelques milles encore, nous rencontrâmes çàetlà des villages , mais à ceux-ci succéda bientôt une vaste étendue de jungles, peuplée seulement d'antilopes et de rhinocéros. On y trouve un nullah, tributaire de la Gombé; l'un et l'autre forment la limite du grand Pays de la Lune et du royaume d'Ouzinza.
1 . Treize Vouatoto qu'il m'avait amenés et qui marchaient ordinairement sous ses ordres.
L'OUZINZA,
Le guide infidèle. — Promesses perfides. — Une négociation mal menée. —Un fauteuil au beurre. — Pronostics flatteurs.— Les deux N*yanza.— Importance magique d'une boite d'allumettes. — Tentation homicide.
— Défaite finale. — Double panique. — Mon courage mis à l'épreuve.
— Difficultés inattendues. — Retour forcé. — Hésitations et combinaisons. — Les fourberies et galanteries de Baraka. — Sollicitudes hospitalières. — Les révoltes et la fièvre. — Bonnes nouvelles du Karagoué. —Un scandale de cour. — Mésaventure du capitaine Grant. — Un enlèvement. — Comment on se fait justice. — L'ultimatum inutile. — Nouvelles révoltes et désertions. — Le Maître de toutes choses.
Le pays où nous entrâmes ainsi, le 10 juin, est gouverné par deux chefs Vouahouma de race étrangère, et probablement abyssinienne. On en trouve des échantillons dispersés dans tout TOunyamouézi; mais ils passent très-rarement sous les yeux du voyageur parce que, voués exclusivement à Télève des troupeaux, ils éloignent le plus possible des endroits cultivés leurs huttes nomades. Quant aux Vouazinza, ceux du sud ressemblent trop aux Vouanyamouézî pour mériter une mention particulière. Dans le nord, où le pays est plus montagneux, les habitants sont plus énergiques et plus alertes. Us vivent, les uns les autres, dans des villages de huttes gazonnées que les gens du sud entourent de bornas ou de maisons* fortes, tandis que ceux du nord en laissent l'accès libre à tout venant.
11 /uin, chez Rouhé, — Du premier village un peu considérable que nous ayons traversé (Bogoué), j'ai pu expédier à Grant un certain nombre de portefaix. Chez Rouhé où je m'arrête à la
demande expresse d'Ungouroué, son parent, je vois s'organiser
Naturel de l'Oiuinza.
une expédition militaire contre M'yonga; et le lendemain 12,
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nous poussons jusqu'à Mihambo, à la frontière occidentale de rOukhanga ^ Nous dominons de là le petit district de Sorombo, régi par un chef nommé Makaka, chez lequel les Arabes ne passent jamais, vu la mauvaise réputation qu'il s'est acquise par s^ rapines. Bien que son palais se trouvât sur notre route, je ne demandais pas mieux que de l'éviter, et j'allai, dans ce but, jusqu'à promettre au « Pourceau » que j'ajouterais dix colliers par jour à ses gages ordinaires, si , poussant à dix milles notire marche quotidienne et tournant ce district par sa limite orientale, il me faisait éviter la rencontre de tous les chefs du pays. Mais le drôle, en vertu de calculs dont je n'ai pas le secret, se plut au contraire à nous égarer et nous conduisit, à Kagoué, chez un sous-chef du Sorombo qui, après m'avoir brutalement exploité pour son propre compte , me transmit, de la part de Makaka, l'invitation la plus pressante et la plus impérieuse. Ce dernier revendiquait ma visite comme principal chef du district ; il l'attendait'avec impatience, n'ayant jamais vu d'homme blanc, et enfin, si je faisais droit à sa requête, il me fournirait des guides pour me conduire chez Souwarora, le roi ou mkhama de toute la contrée. — Ce langage ne m'était pas nouveau, et j'en appréciais toute la portée; aussi, en me refusant au rendezvous, proposai-je d'envoyer par Baraka le présent qui devait cimenter notre amitié. Cette offre n'eut aucun succès. Makaka, sans nul doute, accepterait le présent qui lui était dû, mais il lui importait, avant tout, de voir le Mzoungou, Mes gens semblaient touchés de ces flatteuses avances; et comme pas un d'eux ne voulait bouger si j'essayais de m'y soustraire, il fallut bien me résigner à me détourner de dix milles pour faire la démarche qui m'était ainsi imposée. Nous fûmes véritablement bien payés de nos peines, lorsqu'à notre arrivée chez Makaka on nous assigna pour résidence une espèce de cour d'étable, sans un arbre ou un toit quelconque pour nous abriter. Et comme les habitants avaient ordre de ne nous rien vendre avant que le présent d'amitié fût réglé, il fallut, ce soir-là, s'endormir le ventre vide. — Je n'en fus pas autrement contrarié, l'obstination de mes gens trouvant ainsi la récompense qu'elle méritait. Le lendemain commença la négociation du hongo. Makaka