XII INTRODUCTION
D'ailleurs il demeure évident que ce sont, au moins autant que le climat et les fièvres, la méfiance, trop bien fondée, des indigènes, et la jalousie calculée des populations mauresques et malaisiennes, restées maîtresses des régions maritimes, qui s'opposent aux progrès des Européens en Afrique.
Speke a donc rendu de très-grands services aux sciences géographiques, physiques et anthropologiques. Mais a-t-il découvert les sources du Nil? Peutêtre pas plus que Bruce ne les avait vues.
Voici ce que nous disions au mois d'avril dernier (i) : « Speke croit que le Nil Victoria ou la rivière Somerset, débouchant du lac Victoria et tombant [dans le lac Albert, est la vraie source du Nil. Baker reconnaît que la Somerset tombe dans le lac Albert d'où il croit que sort le vrai Nil; en tous cas, ce qu'on appelle le Nil Blanc en débouche incontestablement. Si nous nous en tenons là, les renseignements recueillis, dès l'époque de Ptolémée, se trouvent vérifiés.
(i) Dans le Progrès, revue de Bordeaux.