‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 320 sur 362 · En i65i, Ifi ramadan a commencé le · texte numérisé non relu

En i65i, Ifi ramadan a commencé le

i6 juillet ''■ ^^'""sa'". Messalla ,U«a^- Kmpla-

2. On sait que les musulmans ne peuvent cément en plein air destiné à la prière, les avoir plus de quatre épouses légitimes. jours de fêtes solennelles.

RELATION DCNE RÉDEMPTION DE CAPTIFS A gALÉ 683

Il S est trouvé à Tunis (ju'un gaillard espionna si adroitement qu'un Turc engrossa la Juifve, & esperoient que d'elle viendroit riionneur de leur nation' ; mais, ne donnant qu'une fille au monde ■, elle montra l'insolence de cette canaille, qui est l'abomination du ciel, de la terre & des enfers mesme. Ils payent grand tribut pour avoir la l'acultc d'achepter les Chrestiens : c'est pourquoy il y a grande peine à les avoir d'entre leurs mains. Les Juifs tS: les Mores du pays ne sont pas vestus de la mesme façon ; car les premiers sont tous violets >k tiennent fort de la façon des religieux ; les autres ont un caleçon, une chemise par dessus en femme, dont les manches ressemblent à celles des surplis fermés, au dessus leur calfetan en forme de justaucorps non boulonnez, À: un heque ' de fine laine comme un drap, dont ils s'environnent tout le corps depuis les pieds jusques à la teste. Les uns \ les autres sont nuds jambes, avec des escarpins aux pieds «S: des bonnets en leste, les Juifs les portent violets »k les Maures rouges.

Ces gens paissent tous comme des bestes & en vraye posture de guenons, assis sur le cul, ils tiennent les herbes qu'ils mangent plus ordinairement (|ue toute autre chose.

Si un Chrcslicn s arresle tant soit peu de\aiil les maisons des Moufletis, Maraboux *S; Docteurs de la Loy, ils sont lapide/, avec zèle, car ces aveuglez estiment faire grand service à Dieu de soulever les peuples contre les Chrestiens. De manière que la plus grande persécution procède de ce zèle indiscret, qui fait cniiclurre aux esclaves ce qu'un particulier escrivilà nos rédempteurs, de Tetouan en la ville de Sale :

« Nous sommes tombez entre les mains de monstres composez de plusieurs natures, brutaux comme des bestes, malins connue des diables. \ d'hommes, je n'y en ay encores remarque (jue la figure corporelle. C'est pourquoy je vous piie me tirer des mains de ces tygres ; car je vous asseure cpie je; ne suis |)as dans un esclaplustost dans un eni'er |)l('ni de nuseres ; car il n y

I. Phrase mal conslruile, mais dont le; auraient tcntO de le faire croiro par loiirsens se rétablit facilement. beric.

i. .Vu lieu d'un Messie, comme les Juifs 3. Ileque, liaïk.

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