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volcanique considérable. Cette activité, fort ralentie, se manifeste actuellement par des sources chaudes et par des geysers, les plus étonnants que nous connaissions.

Le lac Yellowstone situé à une altitude de 7427 pieds, a environ 22 milles de long et 10 tà 15 milles de large. Sa plus grande profondeur paraît être de 300 pieds environ. 11 est alimenté par les neiges des montagnes voisines, et bien qu'il reçoive aussi des eaux chaudes, sa température, dans toutes les saisons, est à peu près celle de l'eau de source froide.

Certaines des sources du lac Yellowstone sont ce que l'on peut appeler des sources à pulsations : dans un état permanent de violente ébullition, elles s'élèvent, retombent toutes les secondes ou toutes les deux secondes, et à chaque pulsation elles rejettent une faible quantité d'eau. Elles forment un petit cratère en entonnoir dont le rebord circulaire a un diamètre variable de quelques pouces à plusieurs pieds de diamètre.

A Steamboat-Point sur la rive nord-est du lac, il y a deux tissures qui rendent un bruit intermittent comme celui d'une machine à haute pression sur un bateau à vapeur. A chaque pulsation, des colonnes de vapeur sont lancées à une hauteur de 100 pieds et plus. Le sol, crevassé sur des centaines de points, est sillonné par des eaux bouillantes.

Le Sulphur Mountain, un coteau dont le sommet s'élève à 600 pieds au-dessus du lac, laisse par beaucoup d'orifices revêtus d'une couche brillante de soufre, s'échapper de la vapeur : ce sont les restes d'un grand groupe de sources.

Dans Tétat d'Arkaiisas, une soixantaine de sources sont rassemblées le long de la rive gauche d'une petite rivière nommée Hot-Spring-Creek (le ruisseau des sources chaudes). Elles fournissent ensemble, par minute plus de 1000 litres d'eau, dont la température varie de 52 à 60 degrés. Aussi le ruisseau, dont la température naturelle est de 8 degrés, acquiert-il 18 degrés après sa jonction avec le produit des sources. Là, comme dans plusieurs autres localités, des sources froides sortent très près des sources chaudes. Un insecte aquatique vit dans l'eau la plus chaude.

11 existe dans la Dominique, une des Petites- Antilles, un lac toujours en ébullition. M. Palgrane, qui' a visité ce lac pendant l'été de 1876, a donné de ce phénomène une description détaillée dans le Macmillans Magazine, Il entreprit son excursion sous la conduite du docteur NichoUs, l'un des auteurs de la découverte du lac d'eau bouillante.

On part de Roseau, ville principale de la Dominique. On va de là à cheval dans un hameau élevé de 1500 pieds au-dessus du niveau de la mer. A partir de ce point, il faut aller à pied, tantôt à travers de magnifiques forêts tropicales, tantôt au milieu de buissons épineux enchevêtrés les uns dans les autres, tantôt en escaladant un sol rocailleux et glissant.

Après avoir franchi un interminable labyrinthe d'arbustes, l'explorateur se trouve subitement tout au bord d'un précipice à pic. Un pas de plus il tomberait dans la Grande-Soufrière, à plusieurs centaines de pieds de profondeur. La Grande-Soufrière est un cratère à demi éteint, recouvert de cendres sillonnées par

d'iimombrables filets d'eaux vives, blanches, noires et rouges.

Le lac bouillant se trouve au nord-est du cratère, et il faut grimper pendant une heure environ pour y parvenir. Sa vue est à la fois étrange et effrayante.

Entouré de falaises presque verticales de cendres et de pierre ponce, dont la hauteur varie de; 60 à 100 pieds, il présente une surface approximative de 200 mètres de long sur 100 de large. Il a l'apparence d'un gigantesque chaudron recouvert de vapeur à travers laquelle, quand la brise de la montagne la dérange, on aperçoit une masse confuse de vagues qui s'entrechoquent et courent furieusement dans tous les dans tous les sens, avec de véritables mugissements.

A 6 pieds du bord, la profondeur est de 50 à 60 pieds; l'altitude est un peu plus de 2400 pieds audessus de la mer. Le lac est alimenté par le bas, et la température de ses eaux est de 92 degrés centigrades au bord extrême du lac, de près de 104 degrés centigrades un peu plus loin. L'accès du lac n'est possible que d'un côté, les falaises étant partout ailleurs absolument à pic.

A la Guadeloupe une fontaine bouillante jaillit sur la grève.

M. Domeyko a cité dans ses Mémoires sur le Chili des sources minérales au nombre de quatre « sortant les unes à côté des autres dans un espace de 12 à 15 mètres de longueur, et dont quelques-unes marquent plus de 30 degrés de différence dans leur température, quoique les ouvertures d'où elles sortent se trou-

vent à la distance de 2 à 5 pieds l'une de l'antre ^ » Lorsqu'on se dirige du promontoire de Paria (Amérique du Sud) vers l'ouest, par Irapa, Aguas Calientes, le golfe de Cariaco, leBergantin et les vallées d'Aragua, jusqu'aux montagnes neigeuses de Mérida, on trouve surplus de 150 lieues de longueur une bande continue d'eaux thermales ^

Au mexique, Ilumboldt a observé la source des aguas de Comangillas, à 96%4. Elle sort d'une montagne formée de basalte et de brèches basaltiques, près de Chimiquillo, non loin des riches mines d'argent de Guanaxato. Peu au-dessus de cette source si chaude, la neige tombe du mois de décembre au mois d'avril, et les indigènes font de la glace toute l'année par l'effet du rayonnement, dans des bassins préparés pour cet usage.

D'après le même voyageur, les aguas calientes de las Trincheras jaillissent sur le versant septentrional de la chaîne côtière de Vénézuéla, dans les valles de yl7'agfwa, àPortocabello, d'un granit stratilîé quinepasse pas au gneiss. Ilumboldt trouva cette source dans le mois de février 1800, à 90^,3, tandis que les baiîos de Mariara, situés aussi dans les valles deAragua, mais au milieu du gneiss, marquaient 59"", 3. Vingttrois ans plus tard, également au mois de février, MM. Boussingault et Rivero ont noté dans les banos de Mariara, 64°, 0, et dans les Trincheras de Por tocabellOy à une faible hauteur au-dessus de la mer des

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