scène xvin
Les Mêmes, JOHANN
johann. — Hurrah! Dina vient avec nousf
madame bernigk. — Mais, Johann, tu es fout
rorlund. — Serait-il vrai ? C'est un scandale à faire dresser les cheveux sur la tête. Par quelles séductions \ avez-vous...
johann. — Doucement, doucement, mon bon ami, jqu'est-ce que vous dites-là?
rorlund. — Dma, répondez-moi. Avez-vous un pro Jet? L' avez-vous conçu librement?
dîna. — Il faut que je m'en aille loin d'ici,
RQRLUND. — Mais avec lui ! avec lui 11!
dîna. — Quel autre aurait le courage de m'emmener 1
rorlund. — Eh bien, alors, vous saurez l'homme aue e'est.
johann. — Taisez-vous !
bernick. — Pas un mot de plusl
rorlund. — Je comprends mal les devoirs que m'impose ma situation de gardien de la morale, et je serais indigne de cette jeune fille à l'éducation de laquelle j'ai travaillé, qui m'a...
johann. — Prenez garde I
rorlund. — Vous saurez tout, Dîna. Cet homme est celui qui a jeté votre mère dans H misère et dans la honte 1
bernick. — Monsieur le pasteur1»
dîna. — Lui I (à Johann.) Est-ce vrai?
johann. — Riehard, réponds, toi l
bernick. — Pas un mot de plus 1 Pas un mot de plust
dîna. — Ainsi, c'est vrail
rorlund. — Oui, c'est vrai, c'est vrail La vérité est môme pire 1 Cet homme auquel vous avez si vite accordé
votre confiance ne s'est pas en allé les mains vides '
La caisse de Madame Bernick mère monsieur le
consul peut en témoigner.».
lona. — Menteur 1
bernick. — Ohl
madame bernick. — Mon Dieu! Mon'DTetu
johann (s'élançant la main levée). — Vous osez't...
lona (s* interposant). — Ne le frappe pas, Johann 1
rorlund. — Oui, tournez contre moi votre colère. Je n'en ferai pas moins connaître la vérité. Monsieur le consul ne l'a-t-il pas avoué lui-même? Toute la ville ne
le sait-elle pas ? Dina, vous savez maintenant queL
homme c'est là! {Court silence).
johann (à demi-voix en prenant le Iras de Riékmr<fl\- — 0 Richard, Richard, qu'as-tu fait?
madame bernick, (pleurant). — Dire, Richard, qm 'est moi qui te, couvre de toute cette honte I