SCÈNE IX M01*SEN, FIELDBO, STENSGARD, BASTIAN, ASLAKSEN
monsen. — Où est M. Stensgard?
la foule. — Le voici. Hurrah !
lundestad. — Monsieur l'avocat a oublié son chapeau.
(J! le lui remet.)
aslaksen. — Voici du punch. Tout un bol.
stensgard. — Merci, je n'en veux plus.
monsen. — Et que les membres de l'Union n'oublient pas que nous tenons une assemblée chez moi demain, à Storli.
stensgard. — Demain ? Non, ce n'était pas pour demain.
monsen. — Il le faut, pour s'entendre sur les formes de la circulaire.
stensgard. — Non, demain, réellement, je ne peux pas; après-demain, ou un autre jour. Maintenant, bonne nuit, messieurs ! Mes sincères remerciements pour cette soirée et un hurrah pour l'avenir.
la foule. — Hurrah! Nous l'accompagnons chez lui.
l'union des jeunes 179
stensgard. — Merci ! Merci ! Non I
aslaksen. — Nous vous accompagnons tous.
stensgard. — Soit! Bonne nuit, Fieldbo. Je suppose que tu ne m'accompagnes pas ?
fieldbo. — Non, mais je tiens à te dire que ton expression sur le chambellan Bratsberg...
stensgard. — Silence! Chut! L'expression était trop forte. Jetons un voile. Allons, mes chers amis, puisque vous tenez à m'accompagner. je suis à vous.
Monsen. — Votre bras, Stensgard.
bastian. — Musiciens, à vos instruments 1 Une chanson patriotique.
la foule. — Une chanson ! Musique.
(On chante un -hymne patriotique et la foule s'en va.)
fieldbo {à Lundestad). — lia une suite magnifique
lundestad. — Mais il est aussi un chef magnifique.
fieldbo. — Où allez-vous maintenant, monsieur Lundestad ?
lundestad. — Moi, je rentre chez moi me coucher.
(Il salue et s'en va. Fieldbo reste seul en arrière.)