ROME
èré, Sur, Sa mère... € était à or. LH * vantée. Mais nous la voulonssautre: chaque oldat ne combattra que pour lui-même, chaque vailleur ne travaillera que pour les travail-
rs, C’est cette discipline là que nous nous :
orcerons d'introduire».
Je ne doute pas que nous y réussissions, malgré es coassements malveillants des corbeaux. noirs. lotre effort commun créera cette discipline. sans aquelle notre perte serait infaillible. Nous nous ceupons en ce moment de former l’Armée Rouge: … Comité Exécutif Central des Soviets des dé-.
tés paysans, ouvriers et COosaques à adopté une
© portant l'instruction militaire obligatoire. après cette loi tout citoyen devra pendant SiX 4: it semaines, chaque année, accomplir des pédes d'instruction militaire sous la direction nstructeurs expérimentés. Nous avons aussi débattu la question du service militaire des fem- : mes et nous l'avons résolue en décidant que les femmes auraient la faculté de recevoir volontairement l'instruction militaire. Nous voulons tenter tte expérience. Le projet de loi dit que la mme aura la faculté de recevoir l'instruction
| militaire absolument dans les mêmes conditions que les hommes. La femme, égale de l’homme, en 8 de péril pour la république des Soviets, prendra les armes comme son compagnon.
…. Vous savez, camarades, que nous formons en ce moment les cadres de l’Armée Rouge; ces dres ne sont pas encore nombreux, et nous ne sons pour ainsi dire que monter la charpente
de l’organisation militaire. L'armée actuelle, comme nous la comprenons, ne consiste pas uniquement À ces milliers et même de centaines de milliers d'hommes ayant fait un apprentissage militaire. en au contraire l’armée c'est tout le peuple, ce
nt les réserves inépuisables préparées d'avance. “
vd s. travailleurs des vies et des. CHRpaeRee. 2
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Cas Où un nouveau danger nous menacerait du côté de la contre-révolution, notre organisation militaire se convertirait instantanément. en un. organisme de chair et de sang. Nous n’aurions qu'à appeler les réserves des fabriques et les paysans des campagnes. Nous formons donc VArmée Rouge d’une part et de l’autre nous nous préoccupons de l'instruction militaire des masses, en faisant exception de ceux qui exploitent le tra- ” vail d'autrui. Nous évitons ainsi d’armer la bour- .geoisie. Nous ne mettrons pas le fusil entré les mains des exploiteurs qui ne renoncent pas à
leur droit, à la propriété privée. Nous disons: le
devoir de tout citoyen, sans exception, est de défendre le pays en danger; mais dans un pays : où s’est affermie la souveraineté d’une honnète classe de travailleurs nous n'avons que faire de . Ceux qui prétendent au bien d'autrui. Notre bourgeoisie n'a pas abdiqué au pouvoir, elle ne con- Sent pas encore à apporter son écot à la marmite commune; elle se révolte, elle lutte, elle
entretient par ses agents—les menchéviks et les Socialistes-révolutionnaires—l’agitation pour l’As-.
. semblée Constituante. Tant que la bourgeoisie ne
Savouera pas définitivement vaineue, nous ne lui conferons pas les armes. Mais il y a un autre moyen de la faire travailler pour le bien public. Si elle se refuse d'aller à l’assaut, quand il le faudra, elle n'aura qu’à creuser les tranchées ou: à accomplir toute autre besogne à l'arrière de
+ l'armée:
Nous ne devons pas, camarades, répéter les.
erreurs des ancieñnes' révolutions. Je l’ai déjà dis et je le répète: la classe ouvrière a la mé-
maoïre trop courte, elle oublie facilement les
siècles de servitude qu’elle a vécu sous là domination de la noblesse, quand cette noblesse commandait à des serfs qu’elle pillait, exterminait, violait. Toutes ces misères sont vite oubliées
ce due ne Ahtiees “hatqéent . ‘ed actère. Mais nous exigeons d’eux plus de‘témé. ité Tant que l'ennemi ne sera pas définitivement inçu, nous devons être sur nos gardes. Pour
uire l'Armée Rouge nous convions les géné-
de l’ancienne armée en choisissant les plus . ürs d’entre eux. On nous dit: vous ne craignez . once pas d'appeler dans -les rangs les anciéns 44
généraux ? Il peut y avoir en cela un grand toutes choses en ce, ‘que. AL à Le
connaissant à fond le métier de soldat, ne 2 ‘sommes bien obligés de nous adresser à eux. de
votre nouveau elle à besoin de vos
a. de toutes |
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(6 -Les généraux imitaient en ceci ch es. bourgeois qui eux aussi ne rouen dans la po
Jasse ouvrière. Mais les choses eee autre-
La classe ouvrière ayant saisi le. pouvoir 9 ie
le songea pas à “le lâcher. C’ est ainsi ie 165.
les agronomes reparais-. te sondent le terrain, espérant pouvoir
avec les nouveaux maitres. Nous les
on Neue les ingénieurs, ne voulez- vous s entrer en service chez les ouvriers? les usi-
es leur appartiennent, mais ils ne savent pas se .
pe, d’affaires tous seuls, venez les instruire. usque là vous serviez 1e bourgeoisie, m maintenant
Se Ve are 4 TROTSKY
résignez-vous à servir le peuple.' Aux généraux nous disons la même chose: «L'art militaire, Messieurs, est une science fort compliquée. Vous l’avez étudiée dans les académies: venez partager
votre science avec nous. Il est surtout difficile
de faire la guerre aux Allemands qui sont passés maitres dans l’art de détruire et de tuer; 1üls possèdent une technique exemplaire, des engins et des. machines remarquables: vous connaissez cela, Messieurs les. spécialistes, venez nous instruire, nous vous faisons place parmi nous». On prétend que ce procédé est dangereux, qu'il peut nous conduire à une contre-révolution. Gest fort possible. Il est même probable que maintes tenta= tives seront faites dans ce sens. Mais le proverbe. est juste, qui dit: «Si vous craignez le loup, n’allez pas au bois». | | ri Si nous tenons à avoir une armée, nous devons y convier des spécialistes; nous essayons ainsi de prendre à notre service les anciens généraux. S'ils veulent honnêtement nous âäâider, ils seront
récompensés selon leur attitude. Beaucoup de. 4
généraux—car j'ai eu l’occasion de converser avec plus d’un—ont compris qu’un nouvel: esprit règne maintenant dans le pays, et que tous ceux qui veulent le bien de la Russie doivent se mettre au service des masses populaires. J’ai vu bien des gens dans ma vie et je pense savoir toujours distinguer un homme sincère d'un fourbe. Quel ques-uns de ces généraux ont embrassé sincèrement la cause populaire; si d’autres s’avisaient … d'employer la force armée qu’ils commandent avec un autre dessein, c’est-à-dire pour compléter
avec la bourgeoisie et préparer une côntre-révo- :
lution, nous aurions tôt fait de trouver les moyens
de couper court à leurs manigances; nous leur montrerions un poing de fer et ils reverraient les journées d'octobre! Ils savent qu’en cas de trahison nous leur préparons un terrible salaire; de …
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oïte que nous sommes, me semble-t-il, assez arantis de ce côté là. Je compte, camarades, que | notre pouvoir est solide, que nous sommes assez forts à présent que les anciens généraux quels qu'ils soient ne pourraient pas plus contre nous … que les Korniloff, les Kalédine, les Dôutoff. Nul … danger ne nous menace de ce côté: le danger | est en nous-mêmes, en notre désorganisation intérieure. Et il y a aussi le danger extérieur, ,, le péril de l'impérialisme mondial. Lie __ Pour combattre à l’intérieur la désorganisation, nous devons introduire chez nons une stricte , . discipline et tout d’abord organiser le travail. * Chaque ‘partie doit obéir à l’ensemble. Contre les tentatives d’une contre-révolution venant du dehors, contre l'impérialisme et le militarisme étrangers nous avons dans la classe ouvrière de . …. l’Europe et en particulier dans celle de lAlle- … magne un allié sûr; on nous dit qu’il se passera | “encore bien du temps avant que la révolution ne - devienne universelle; on nous le disait déjà du. à . temps de Kérensky et de Milioukoff; on ne fat que continuer. Il est vrai que la révolution ne progresse en Europe que lentement, beaucoup . plus lentement que nous ne le voudrions. Mais voyons son cours chez nous. Quand a-t-elle commencé? Depuis trois cents ans les Romanoff ofprimaient le peuple. Partout le tsarisme et Jautocratie russe se faisaient gendarmes, étouf … fänt la révolution dans tous les pays voisins; . » tout progrès leur semblait un danger et les exploiteurs de toutes les contrées pouvaient toujours compter sur l'appui de l’autocratie russe. - Le nom même de la Russie était abhorré des - travailleurs de l’Europe. En Allemagne comme en Autriche je fus souvent obligé de démontrer aux travailleurs qu'il existait deux Russies: Pune, la Russie d'en haut, le tsarisme, la noblesse la bureaucratie; l'autre, cellé d'en bas qui montait
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graduellement, ho se éolidananet p À] laquelle nous sacrifions notre vie. On m'écoutai he un sourire sceptique: Où est-elle donc cette seconde Russie révolutionnaire? Elle s’enflamn na un instant en 1905 et s'éteint aussitôt, —C'é 1 point faible que visaient constamment les f
: socialistes d'Allemagne et de France. Ils ré taient qu'il n'y avait pas en Russie d'autre pt sance que le pouvoir absolu et la bourgeoisie ‘que La classe ouvrière chez nous était trop me e
ete. ne $ "exprimaient ceux qui voulaient trompe dt classe ouvrière, les calomniateurs des travail. leurs russes. Mais les travailleurs russes, après des siècles de servitude ‘et de dégradation. ont. été, les premiers à se redrésser et à donner
tion de février, et surtout avant celle d'octo nous étions parfois obligés de baisser les ye Dome pendant la guerre, lorsque nous aban:donnions à l’énnemi une ville après l’autre, nou pouvons à l'heure présente être fiers de notre anale de citoyens: russes, Car nous ayons € t
et. à nous ‘emparer pe pouvoir. Nous ous en
enorgueillissons justement. Mais notre orgueil n
doit pas se changer en présomption. Les travail
+ leurs des autres pays marchent dans la. De
voie, mais leur tâche est plus : :
: ont à lutter. contre de puissantes An n£ et cette lutte ralentit forcement leur mouveme Leur ennemi est plus fort que le nôtre. Ils en face d’eux des armées modernes. pourvues de tous les accessoires dé l’art militaire. Chez nous. le tsarisme était déjà ébranlé, il était. pourri jusqu’à la molle, nous n'avons eu qu’à lui. donner le coup de grâce. Mais à l'étranger, en Angl terre, en Allemagne, en France la machin . L'État docinne por avec nas
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As HN AROISEN no l'a re { ALES APRES ea SA He
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D hommes d'État qui la font marcher sont plus” } capables, plus instruits et le peuple travailleur : ne pourra la détruire qu'au prix de très grands L efforts. Nous avons cependant raison de déplorer | la lenteur du mouvement révolutionnaire à l’étran- : | ger. Nous sommes impatients de le voir enfin | F triompher et nous maudissons la lenteur du cours
de l’histoire qui tarde à précipiter les masses dans : sr une révolte universelle contre la famine et Aa 0e luine générale. Mais l'heure viendra, quand les : nasses rejetteront le joug séculaire qui pèse sur | Îles et quand toutes les colères amassées depuis i longtemps contre la bourgeoisie et les classes : possédantes. susciteront une formidable révolte, + Ce n’est pas encore l'heure. Tant que les cœurs des ‘travailleurs ne seront pas enflammés du désir de ombattre, nous devrons attendre. La classe ouvrière à l'étranger a d’ailleurs plus de culture que la nôtre; elle à plus d'expérience et plus de savoir. tu moment de la lutte suprême contre les oppres- Seurs elle saura balayer avec le fer toute la boue Ccumulée par des siècles d’oppression. C’est là notre espoir, La Russie à devant elle une époque glorieuse; mais si les vautours de la bourgeoisie et les traitres-socialistes avaient pa nous vaincre, Si la révolution n'avait past réussi à se frayer un chemin en Europe, si elle n'avait eu que des | succès partiels et intermittents, c’eut été la mort de\la Russie, elle eut cessé d'exister comme état indépendant, parce que, laissez-moi le répéter, - camarades, le pauvre, le faible ‘devient infailli- L blement la proie du plus fort, Les impérialistes, , les militaristes armés jusqu'aux dents l’eussent | écrasée, et, que vous eussiez choisi un Milioukov ou
| un Goutchkov, ils n’eusseut pas empêché l’accom- | plissement de la loi du régime bourgeois qui est Sans merci pour le faible. Le fait qu’en Russie. . | la classe ouvrière à su conquérir le pouvoir donne june puissante impulsion à la révolution ouvrivre
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dans tous les pays. Les travailleurs se sont dit: Si, dans la Russie arriérée, les ouvriers détiennent le pouvoir et s’apprètent à réformer l'Etat, s'ils introduisent chez eux un nouvel ordre économique, une nouvelle discipline, ne pouvons-nous pas les imiter? L'histoire nous le commande.— En conso- … lidant chez nous le pouvoir des paysans et des ouvriers, nous, travailleurs russes, nous Juttons 1 ion seulement pour nous-mêmes, non seulement = > pour les intérêts de la Russie; nous devenons aussi l'avant-garde de la classe ouvrière du monde entier dans lPaccomplissement de sa grande tâche. Les travailleurs de tous les pays nous contemplent … ei ce moment avec crainte et espoir. [is se demandent: «Seront-ils.assez forts, réussiront-ils à maintenir debout le drapeau rouge de la cla$se ouvrière»? Et s’il se trouvait que la contre-révolution fut la | plus forte, si nous étions condamnés à périr, ce - serait le naufrage des espérancés des travailleurs du . monde entier, les bourgeois leur diraient: Voyez la Russie: à quelle hauteur ne s’est-elle pas élevée? et . la voilà à présent jetée bas, crucifiée, piétinée. C'est pourquoi, camarades, nous devons défendre notre position avec une vigueur triple, lutter avec un héroïsme décuplé. La bourgeoisie mondiale se dresse , contre nous: n'oublions pas que nous sommes les défenseurs de la liberté universelle, qu’en ce moment nous réalisons le rêve de tous les peuples, —que nous. commerncons la délivrance du monde entier. L'espoir des nations est en nous. Ainsi, camarades, tenons= nous fermes. Tendons-nous les mains pour lutter jusqu'au bout, jusqu'à la victoire complète, et lorsque les travailleurs des autres pays: nous appelleront, nous ‘nous précipiterons à leur secours ” comme un seul homme, nous irons des fusils entre les mains, les aider au nom de la fraternité uni verselle—au nom du socialisme international!
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