‹ Les stalactites (volume 2)Chapitre 8 sur 30 · LES TOURTERELLES · texte numérisé non relu

LES TOURTERELLES

Cependant qu'étrangère à la nature en fête , Elle rêvait sans but sur sa couche défaite , Le soleil frissonnait sur Tor et les damas ; Le doux ait* de t*6té y qui chasse les frimas , Chargé de la couleilt* et du (parfum des roses.

Entrait, et redonnait la vie à mille choses.

Le vin était de pourpre, et les cristaux de feu.

Alors y comme, en jouant , deux cygnes d'un lac bleu, Gomme deux lys jumeaux qug leur beauté protège , D'un vol silencieux , deux colombes de neige Franchirent lazur vaste et vinrent se poser Sur la fenêtre ouverte, et dans un long baiser Se becqueter sans fin en remuant les ailes.

Elle, les yeux fixés sur ces deux tourterelles , ( Tandis que de la mousse et des feuillages verts S'exhalaient alentour mille parfums amers ) Laissait, Tâme enivrée à la brise fleurie, Dans le bleu de Tamour errer sa rêverie.

Dis-moi y que faisais-iu loin d'elle, 6 bel enfant ! Tandis que sur son col et sur son dos charmant Gouraient à Tabandon ses tresses envolées, Que faisais-tu , perdu sous les longues sauiées , .

Et que te diraient donc ^ ô timide rêveur !

Les brises de Tété si pleines de saveur?

Avril 1845.

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