Jésus mis au tombeau
Les confrères se réunissent dans leur oratoire voisin de l’église des SS. Còme et Damien au Forum , d’où part la procession qui défile dans cet ordre:
Trois confrères portant la croix et deux lanternes.
Les confrères deux à deux.
Le prédicateur, de l’ordre des Mineurs réformés du couvent de S. Bonaventure.
Le chapelain, en surplis et étole.
Les femmes en groupe, la première et la plus digne portant une croix de bois peinte en noir.
Tous récitent dévotement le chapelet.
Arrivée au Colisée, la procession se dirige vers la tribune où elle assiste au sermon italien, les confrères se tenant debout.
Après le sermon, la procession se remet en marche et visite les stations l’une après l’autre, de cette manière :
— sa —
Les chantres entonnent le verset Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, auquel tous répondent: Quia per tandem Crucem tuam redemisti mundum. Le prêtre lit une courte considération sur le sujet de la station. On récite ensuite un Pater et un Ave ainsi que le verset Miserere nostri. Domine, miserere nostri .
En passant d’une station à l’autre, les chantres chantent le cantique L'orme sanguigne , le peuple répondant par ce refrain : Vi prego, o Gesù buono.
Per la vostra Passion ‘
Darci il perdono.
Quand le parcours des stations est terminé, les confrères se réunissent au pied de la grande croix de bois plantée au milieu du Colisée, et récitent les prières suivantes en l’honneur de la croix et des saints martyrs qui y furent mis à mort.
OREMUS
Deus, qui Unigeniti Filii tui pretioso sanguine vivificae Crucis vexillum sanctificare voluisti: concede, quaesumus, eos qui ejusdem Sanctae Crucis gaudent honore, tua quoque ubique protectione gaudere. Per eumdem Christum Dominum nostrum.
Amen.
Immédiatement, on dit trois Pater et Ave: le premier en l’honneur des saints martyrs qui ont souffert en ce saint lieu; le second pour le Souverain Pontife régnant; le troisième pour les personnes qui se sont recommandées aux prières de l’archiconfrérie et pour le Pape Benoît XIV, de sainte mémoire, son fondateur.
L’on ajoute l’antienne suivante:
Antienne. Istorum est enim re&num cœlorum qui contempserunt vitam mundi et pervenerunt ad proemia Regni et laveront stolas suas in sanguine Agni.
t. Laetamini in Domino, et exultate justi.
i*. Et gloriamini omnes recti corde, (i)
(i) Pendant le temps paschal :
Antiphona. Lux perpetua lucebit Sanctis tuis, Domine, et aeternitas temporum. Alleluia.
t. Sancti et justi in Domino gaudete. Alleluia, n. Vos elegit Deus in hæreditatem sibi. Alleluia. j
OREMUS
Presta, quæsumus, omnipotens Deos, ut qui gloriosos Martyres, fortes in sua confessione cognovimus, pios apud te in nostra intercessione sentiamus. Per Christum Dominum nosstrum. 9 . Amen.
Le Prêtre bénit le peuple avec la croix et la procession retourne à l’oratoire en chantant le cantique O anime elette dont le refrain est :
Evviva la Croce La Croce evviva Evviva la Croce E chi la portò.
IL l’heure d’agonie de n. s.
Benoît XIV, par son bref Ad Passionis du. 23 décembre 1740, a ordonné de faire sonner la cloche de chaque église, tous les vendredis de l’année, trois heures avant Y Ave Maria, pour rappeler aux fidèles la mort de Notre Seigneur. Il a accordé une indulgence de cent jours à tous ceux qui s’agenouilleront au son de cette cloche et réciteront cinq Pater et Ave aux intentions du Souverain Pontife et pour la conversion des pécheurs. Cette faveur a été confirmée par décret de la Sacrée Congrégation des Indulgences en date du 24 septembre 1838.