Partie du menton de S. Jean Baptiste
Une partie de la chaîne qui liait S. Jean évangéliste, lorsqu'il lut amené d’Ephèse à Rome et emprisonné là où est actuelle- * ment la confession dp la basilique.
Coupe dans laquelle S. Jean dut boire, sans qu’il lui fît mal, le poison auquel le condamna l’empereur Domitien.
La tunique avec laquelle S. Jean Tessuscita les ministres de l’empereur morts subitement pour avoir goûté à ce même poison.
Chef de S. Pancrace.
Du sang de S. Charles Borromée.
Chef de S. Zacharie.
Un doigt de Ste. Catherine de Sienne.
Un bras de Ste. Hélène.
Je ne puis passer ici sous silence un monument fort intéressant qui corrobore un fait cité par les fresques de Saint- Pierre in Montorio.
Dieu se sert fréquemment du sommeil et des songes qui l’accompagnent pour révéler ses desseins et prédisposer l’esprit à leur prompte réalisation. François d’ Assise avait inutilement supplié le Pape de vouloir bien approuver l’Ordre nouveau qu’il désirait fonder dans l’Eglise. Repoussé, mais non découragé, il se tenait humblement 90 us les galeries du palais de Latran, attendant une occasion favorable pour reparaître devant Sa Sainteté. Mais Innocent III, ayant aperçu en songe François qui soutenait sur ses épaules la basilique voisine prête à s’écrouler, comprit de quel secours serait pour l’Eglise un auxiliaire si puissant.
Or, Nicolas IV, sorti des rangs des Frères-Mineurs, entreprit la reconstruction de la basilique de Latran. Il data son œuvre et motiva la rénovation entreprise sur le signe donné au commencement du siècle. La basilique allait crouler, si les épaules et les mains de François ne l’eussent soutenue. Innocent III prit le côté moral du songe et fonda l’ordre des Frères- Mineurs. Nicolas IV en envisagea le côté matériel et restaura, en reprenant aux fondements, l’église mère et maîtresse de toutes les églises. François avait édifié un temple spirituel à Dieu ; un
de ses disciples, franciscain, consommait le projet en élevant Tédifice matériel.
Nicolas IV, pour perpétuer le souvenir de cette double entreprise, fixa sur le mur de clôture du chœur, en cubes d’émail doré, se détachant sur un fond d’azur, cette charte, en vers latins :
+ Tertius Ecclesie pater Innocentius hora qua se se dederat sompno nutare ruine hanc vidit eclesiam : mox vir pannosus et asper despectus que humerum supponens sustinet illam .
At pater evigilans Franciscum prospicit atque Vere est hic , in quid, quem vidimus ; iste ruentem ecclesiam que fidem que feret. Sic ille petitis cunctis concessis liber letusque recessit.
Frandsci proles, primus de sorte Minorum,
Hieronymus quarti Nicolai nomine surgens Romanus presul partes circumspicit huius ecclesie certa iam dependere ruina, ante retro que levat, destructa reformat et ornat et fundamentis partem componit ab ymis.
Postrema qua prima Dei veneranda refulsit visibus humanis facies hec integra sistens qo. fuerat steterat que situ relocatur eodem (i).
Presulis ecce tui, Deus, hec amplectere vota que tibi persolvit domus huius amando decorem : serva, vivifica celo terra que beatum
(i) Nicolas IV a en effet replacé au centre de V abside de la nouvelle basilique la figure du Christ qui, suivant la tradition et le Bréviaire romain, aurait une origine miraculeuse . « Cujus consecrationis (de Saint-Sauveur) celebratur hodierno die (9 novembre) quo primum Rornœ publice ecclesia consecrata est et imago Salvatoris in pariete depicta populo Romano apparuit. * (Breviar. Rom.) Malgré ce triple témoignage, il est difficile de voir dans la tête nimbée du Sauveur, dite acbérotype, autre chose que la figure qui ornait jadis V abside de Saint- Jean de Latran, que façonna grossièrement en mosaïque un artiste du V e ou du VF siècle et que par respect conserva le pape Nico • las IV.
effice nec manibus tradas hunc hostis iniqui .
Ingrediens populus devotus munera sumat que bonus hic pastor dedit indulgendo benigne et larga pietate pater peccata remittens .
Anno ab incarnatione domini nri ihu , xpi M. CC. XCt. pontificatus eiusdem dni Nicolai pp. IllL anno III .
Exposition de la Ste. Colonne. — A Ste. Praxède, la colonne de la Flagellation de N. S. est exposée, dans sa chapelle, à la vénération des femmes seules.
Oratorio. — Une demi-heure après Y Ave Maria, dans l’oratoire voisin de la Chiesa Nuova , commence un Oratorio de musique sacrée.
Les oratorios ont pris leur nom de V oratoire où ils s’exécutent, sous la direction des Oratoriens. Les hommes seuls y sont admis.
Chaque oratorio se compose de deux parties. Dans la première on entend successivement le chant des Litanies de la Ste. Vierge et du Salve Regina en musique avec accompagnement d’orgue, une courte homélie sur l’évangile du jour récitée par un enfant et soit le commencement d’un mélodrame sacré avec orchestre, soit plusieurs compositions musicales distinctes. La seconde partie débute par un sermon prêché par un oratorien et se termine soit par la fin du mélodrame, soit par divers morceaux de musique vocale et instrumentale.
Exposition du S. Sacrement. — A Ste. Praxède et à S. Augustin, à quatre heures, on expose le saint-Sacrement et l’on fait des prières pour les besoins de l’Eglise.