IL LUNDI
La station se fait à Ste. Praxède et à S. André près ponte Molle.
A Ste. Praxède, il y a indulgence de dix ans et dix quarantaines. On expose dans la chapelle de la Ste. Colonne de la Flagellation de N.- S., trois épines de la Ste. Couronne. On vénère les corps de S. Marius, de Ste. Zoé, de S. Fabien dè Ste. Candide, de Ste. Basile, de S. Célestin I, de S. Nicomède et de 2300 martyrs qui reposent dans la confession. On voit au bas de la nef le puits où Ste. Praxède recueillait avec des éponges le sang des martyrs (1) et la dalle de granit sur la,quelle elle couchait. Dans la chapelle de S. Charles Borromée, qui fut cardinal titulaire de cette église (2;, sont exposés sa mitre, sa mozette, son fauteuil et la table sur laquelle il donnait à manger aux pauvres.
A S. André, il y a indulgence plénière. Cette église a été bâtie à l’endroit où Pie II reçut la tête de S. André que lui apportait d’Orient le cardinal Bessarion, en 1462. On y expose les corps des SS. martyrs 4)iodore, Fauste, Vénérand, Innocent, Juste, Gaudence, Aurèle et de Ste Bonose m.
JII. MARDI.
La station a lieu à Ste. Prisque et à Ste. Marie du Peuple. L’indulgence est de dix ans et dix quarantaines.
(1) La margelle j restaurée en 1688, porte cette inscription en vers :
Quum pia Praxedes collegit in Urbe cruorem Fusum a martyribus, fudit in hunc puteum,
Ut quæ patricio fuerat de sanguine clara Esset collecto sanguine clara magis.
(2) Son nom est encore gravé à une fenêtre de la façade gu'il releva en 1575 :
CAROLVS BORRHOMAEVS GARD . AN . IVB . M . D . LXXV.
A Ste. Prisque, on vénère le corps de cette sainte, à l’aulél de la crypte, où fut autrefois sa maison et où elle logea l’apôtre Si Pierre qui lui donna le baptême, ainsi qu’à Ste. Aquila. Près de l’autel est un chapiteau antique en marbre blanc, creusé à la partie supérieure et qui, selon la tradition, aurait servi de font baptismal au prince des Apôtres tant qu’il résida sur l’Aventin: on lit au rebord, en gothique ronde du XIII e siècle: bàptismvm sancti pétri.
A Ste. Marie du Peuple, où l’on vénère, au maître-autel, la Madone dite de S. Luc, et à un autel latéral le crucifix qui parla à S. Philippe de Néri, sont exposées les reliques suivantes: jambe d’une des compagnes de Ste. Ursule; bras de S. Innocent m., soldat de la légion Thébaine; reliques de S. Hono- Tius m.; bras de S. Ignace év. et m.; os de S. Victorin m., de Ste. Christine m., de S. Irénée m., de Ste. Constance m., de Ste. Libérate m., de Ste. Félicissime m. ; jambe de S. Sabi n m.; corps de Ste. Faustjne m.; reliques des SS. martyrs de Trêves qui souffrirent sous Rictiovarus.
A la Trinité des Pèlerins, aujourd’hui et jusqu’à la fin de la semaine, les Cardinaux, Princes romains, Prélats et autres membres distingués de la confrérie, vêtus d’un sac rouge, lavent les pieds aux pèlerins hébérgés dans l’hospice, leur servent à manger et les conduisent à leur lit. Cet acte touchant de piété commence une heure après Y Ave Maria . Les Dames romaines font de même pour les femmes.