L’EPOQUE
régions, en Thessalie par exemple, il constitue à lui seul la partie apparente
de I a sépulture1 2 3. On a souvent cité un texte décisil à cet égard. Une fable de Bal mos, qui écrivait vers le milieu du u' siècle avant notre ère. parle d'un Kermès mis en vente par un « liermoglvplie », et qui peut être, suivant la volonté de I acheteur, ou dédié à un dieu, ou placé sur un tombeau ". Une inscription d Eubée prononce des imprécations contre le sacrilège (pii oserait mutiler 1 Kermès placé sur le tombeau du jeune Amphiklès :.
Nous n avons pas à revenir sur l explication que nous avons donnée, dans un chapitre précédent, du rôle funéraire de Ihermès \ Il apparaît déjà à une époque fort ancienne. Image du dieu chthomen Hermès, signe apparent de la sépulture qu’il protège, qu’il limite, et dont il assure la possession au défunt, le pilier tétragonal est l’une des formes primitives du monument commémoratif érigé sur la sépulture. Ce qu il importe de remarquer ici, c est que I hermès, lui aussi, se transforme sous I influence des idées qui prêtent au mort héroïsé un caractère divin. Mais, dans ce cas. c’est le dieu qui cède la place au mort ; c est de ce dernier que I hermès reproduit les traits. Une inscription gravée sur un hermès funéraire ne laisse
Phot. Inst, arcli. Rome.
Fig. 206. — Hermès funéraire de Zenon d’Aphrodisias (Rome, Musée du Braccio Nuovo, Vatican).