Pausanias, Vil, 22-G
3. Di'moslliène, Contre Macar talon, 79 ; Contre Fuboulidèn, 38.
LE IVe SIÈCLE. — LES IMAGES DES DÉFUNTS i4i
parla dos statues funéraires'. Lune déliés nous est connue par une mention spéciale : c’était un cavalier debout auprès île son cheval O11 rattache facilement à la même série cl œuvres une autre statue de Praxitèle, la « femme affligée » (ficus mutrona) " , et des statues analogues (fientes mal rouæ) exécutées par un de ses contemporains plus jeune, Stlienms d Olvnthe b Nous verrons plus loin que les monuments conservés nous font connaître des œuvres étroitement apparentées à celles-là pour le siqet. Un des collaborateurs de Scopas au Mausolée, Léocharès, a certainement travaillé pour une clientèle bourgeoise très étendue, si I on en juge par le grand nombre de statues-portraits et de groupes de familles dont il est I auteur. Peut-être des stèles de prix, de belles statues tombales Jsont-elles sorties de son atelier, et il est même permis de supposer qu il a créé quelques-uns des ')1 les utilisés par la sculpture Itinéraire L influence du si vie des maîtres al tiques est d’ailleurs manifeste dans les stèles ; on a pu prononcer les noms de Scopas et de Silamon à propos de tel bas-relief qui, par la beauté du stvle, dépasse la moyenne des simples productions d atelier ". Nous sommes donc fondé à croire que, comme les maîtres de la Renaissance italienne, comme les Piosselhno et les Pollaïuolo, les artistes athéniens du îv1 2 3 4 5 siècle ont consacré une part de leur activité à la sculpture tombale.
Le luxe des sépultures se maniJeste avec évidence dans les stèles pari ampleur des dimensions, par l importance du décor architectural. Les stèles les plus riches prennent la forme d une véritable chapelle funéraire, d un mû'skos, avec ses pilastres d ante, son architrave et son Ironton. Sur la paroi intérieure, les personnages se détachent en un vigoureux relief, parfois même avec une si lorte saillie qu on croit voir des figures en ronde bosse appliquées sur un fond. Ce sont de véritables groupes de famille, où sont réunis les parents, les époux, les enfants, et où ne manquent même pas les personnes de condition servile auxquelles est réserv é le rôle de traduire par leur attitude la douleur des
1. Pline, Nat. Hist. . XXXVI, 20. « Opéra ejus sunt Alhenis in Ceramico. » Cf. Wolter/î, Alhcn. MiOheil. , XV III, i8(j3. p. 0. Je ne puis partager l’opinion de VI. Klein lorsqu’il pense que Pline fait allusion à l’atelier de 1 artiste, transformé en un Musée de Pruxitéle . comme le Musée 1 lioru aMsen à Copenhague. Klein, Prrtxileles, p. 28.