Ibid., p
l’art et co qui maintient la tradition venue des influences etrusques, c’est le gout pourle portrait, le souci du realisme dans la reproduction des phvsionomies. Le laid et le grotesque y occupent une place toujours importante, mais pin tot par recherche de l’expression juste que par intention satirique. Un second caractere, propre a la ceramique romaine, est la creation des motifs empruntes a la societe contemporaine. Les sujets helleniques disparaissent peu a peu : plus de jeunes fdles debout on assises, coquettement enveloppees dans leurs draperies, plus d'Kros bachiques. Ces compositions out fait lour temps : on leur substitue des homines et des femmes en costume romain, vetus de la toge (fig. X2) et du pallium, des enfants portant au cou la des gladiateurs, des soldats avec l'armure du legionnaire, des esclaves avec le cucullus, etc.'.
En dehors de l'ltalie, une annexe, importante a l’art romain est formee par la categoric des terres cuites trouvees en Gaule. Des le vii <L siecle avan t notre ere, la fondation de Marseille par des I’hoeeens d’lonie avait amene sue les coles meridionales de cette region le commerce de i’Orient et de la Grece. Grace a la prosperite de ce centre industriel, la civilisation penetra promptement dans l’interieur. La large vallee du Rhone etait une voie toule tracer qui s’ouvrait aux explorateurs. On alia chercher jusqu’en Bretagne de precieux gisemenls d etain, necessaires a l'industrie du cuivre, que l’on expediail au port plioceen en echange du vin, de l’huile (>t des prod u its manufactures, ('.'est ainsi (pie la Gaule connut les hienfaits de la civ ilisalion hellenifjue, avant de suhir 1’inlluence romaine. Des le iv siede avant Jesus-Ghrist el le frap-