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L'ART 1IELLEN1STIQUE EH AS1E MINEURE.
nom d’artistes. Le monde des femmes et. des enfants est le theatre ordinaire de tears etudes; its explorent ce domaine apres les peintres de vases, leurs collegues industriels qu’ils remplacent avcc les memes qualites d’observation fine et de souple execution.
L’homme apparait a son tour dans cette representation cn raccourci de la societe contemporaine. Le portrait est esquisse en quelques touches spirituelles; l'ohservation satirique y appelle franchement a son aide la caricature. Evidemment ce n’est pas la beaute masculine qui a frappe les artistes : ils ont reserve les qualites de grace et de noblesse a 1’ enfant et a la femme. Quant a leurs semblables, ils ont cherche surtout a les peindre sous des traits ridicules. Petits commenjants, boutiquiers, esclaves, tout le menu peuple qui s’agite sur les marches et dans les faubourgs de laville, voila quels ont ete leurs modeles : ils se sont appliques a rendre avec un implacable realisme les expressions serviles, rusees, laides et comiques, qu’ils lisaient. sur les physionomies des gens de basse condition. C’cst la peinture fidele de la rue, de la foule oil s’agitent les bourgeois flaneurs, les marcbands, les crieurs publics, les bateleurs. Toute une serie de types defile sous nos yeux, qui cut fait la joie d'un Callot ou d un Teniers. L’art n a jamais pousse plus loin l'ironiedans l’etude de la triviality Voici l'esclave cuisinier, aux cheveux rases, a la figure glabre (fig. 65) : il tient d’une main un plat, probablement destine au diner de ses maitres, et approche V autre main de sa bouche, coniine s’il mangeait avec gloutonnerie1 2. D’autres reviennent du marche avec un lapereau, des paniers de raisins8. Trois statuettes rappellent les joies innocentes de la peche a la ligne. G’esf d’abord un vicux bonhomme