‹ Les Streptocoques AnaérobiquesChapitre 22 sur 34 · FRE · texte numérisé non relu

FRE

A. MORPHOLOGIE

Streptocoque un peu plus petit que le streptocoque pyogène, se présentant dans les milieux neutres liquides en assez longues chaînes, colonisant. typiquement en gélose profonde dans le système lenticulaire, atypiquement suivant des formes irrégulières. (PI. VI.)

Forme et dimensions : De taille nettement plus grande que Str. micros, il est cependant un streptocoque fin, délié, à grains relativement réguliers, ronds, disposés par paires dans des chaînes assez longues (en moyenne 20 éléments) très ondulées, sinueuses, parfois bifurquées en Y. Dans les crachais, on’ voit surtout des diplocoques ou de courtes chaînettes avec des formes ovales ou bacillaires. ;

La dimension des cocci nous a donné comme moyenne 0 y, 6 (dimensions extrêmes 04,5 à O pu, 7).

Fig

PI. VI. Streptococcus Intermedius (nov. sp.)

. . Souche GC —= 0p»5-01,6 FERA À forme typique

. 2. Souche À = 0y,,5 (dans le secteur : forme in vivo) Bio oo

. 3. Souche Ras = oy,7 !

Fig. 4: Souche Par

0p:5-0u,,6.- A’ forme typique B’ forme aberrante.

en leu

2 . Coloration : Il reste coloré par la méthode Gram. Au- cune coloration ne permet de déceler de cils, de spores, ni de capsules. É

B, PHYSIOLOGIE

Mode : C'est un anaérobie strict dont l’anaérobiose est constante et durable. É |

Température optima : 37°. Il pousse encore à 22°, mais pas au-dessous. fe EU À DNA |

Thermorésistance : Nulle ; la bactérie est tuée par un chauffage d’une demi-heure à 60°, ou 10 minutes à 80°.

Longévité : La souche C n'a pas résisté plus de trois semaines dans les milieux ordinaires. Les autres souches se laissaient repiquer au bout de cinq semaines, et se: conservèrent trois mois par la méthode de Truche.

pH. Optima : Il se développe facilement dans les milieux entre pH 6,5 et 8. Mais alors qu'il peut encore pousser enire 8 ebes, il ne se développe plus Ass 1e pH est

inférieur à 6.

CARACTÈRES CULTURAUX

40 Milieux peptiques

Il pousse trés facilement dès la première Con Il ne donne ni gaz ni odeur, dans aucun milieu.

Bouillon Martin : culture rapide par un trouble homogène se déposant lentement et incompètement en trois à quatre jours. La souche Par donnait un trouble un peu pulvérulent avec due grumeaux. Le milieu est acidifié.

8 Pr.

PE EL PP Bouillon Martin glucosé : culture exubérante, troublant le milieu de façon homogène, en donnant en quelques jours un dépôt abondant.

La souche A donnait de façon irrégulière une zo0glée | visqueuse inconsistante, se brisant par agitation du tube. . Le milieu est très acidifié, donnant au 5° jour pli 4.

Gélose de Veillon : les colonies apparaissent rapidement en 16-24 heures, au-dessous d’une zone stérile de 94 à cc: 4/2: Elles atteignent rapidement leur développement maximum, en 36-48 heures, mesurant alors À "/" à 2 */#, Elles sont blanc-jaunâtres, limitées par des surfaces convexes et des lignes courbes très régulières. Elles appartiennent au svsième lenticulaire, mais présentent une grande variété de formes composées, très élégantes (planche VI). ; Fe |

Dans le fond des tubes on peut voir parfois avec certaines souches (A. Ras) des colonies irrégulières, arrondies, bourgeonnantes, semblables aux colonies de Str. evolutus. Mais Ces colonies, repiquées, reproduisent les colonies lenticulaires typiques. Ces colonies aberrantes ne se perpétuent pas ; nous leur attribuons Ja valeur d’une variation non transmissible, prouvant, avec d’autres analogies culturales, la parenté de l’espèce avec les anaérobies de prédilection. r

Gélose inclinée (désaérée) : culture pauvre en gouttes de rosées blanchâtres. | |

Eau peptonée : il pousse assez bien dans ce milieu, y donnant un trouble homogène pulvérulent.. Le pH n’est pas changé.

Bouillon W.-G. : culture très abondante, ne se déposant pas complètement. Le milieu est acidifié.

2° Milieux protéiques

Bouillon Martin àdditionné des diverses protéines : La culture se fait comme en bouillon simple, et il n'y à attaque d'aucune protéine. ne

Lait : Contrairement aux espèces fétides et à Str. micros, le lait est fortement acidifié par Str. intermedius, qui le coagule en masse en 24 heures. Nous n’avons pas observé de rétraction du caillot, ni de digestion du lait, même après plusieurs semaines d’étuve.

Gélatine : Il pousse peu en gélatine, n’y donnant que de petits flocons ténus. Il ne la liquéfie pas.

Bouillon sérum : La présence d’une petite quantité de sérum n'apporte pas de modification à la culture ; mais

quand on ajoute au bouillon un volume égal d’ascite-

sérum, il y a coagulation en masse de l’albumine du sérum, Caillot blanc, fragile, qui se rétracte par la suite.

Bouillon au sang : La présence du sang ne modifie pas la culture.

Sérum coagulé : culture pauvre en gouttes de rosée. .

Milieux bioprotéiques.

Les organes frais, la fibrine fraiche, ne sont pas du tout attaqués par lui et gardent leur aspect rosé. Dans la sérosité de ces milieux le streptocoque revêt la forme di-

plocoque.

| 8 Milieux différentiels Hi | na Le bouillon au rouge A est viré en 24 heures’ en donnant la fluorescence.

Le bouillon bilié ne pousse pas ou très peu.

Le bouillon acétique 1 0/00 ne pousse pas du tout. Glucides : Nous avons trouvé quelques variations de

souche à souche, soit dans le degré d' attaque des sucres, soit dans la nature de la réaction finale.

‘En général, les hexoses et hexobioses favorisent de fagox intense la culture en eau peptonée.

. Hexoses : ‘le glucose, le lévulose, le galactose sont Me ment acidifiés par les quatre souches.

Hexobioses : le maltose, et surtout le lactose sont forte- : ment acidifiés. Le saccharose n'était acidifié fortement que par là souche À, faiblement par C . pue D du tout par la souche Par. |

Tous es autres glucides étudiés, arabinose, glycérine, mannile, duleite, inuline et amidon favorisaient la crois- . tout en restant neutres ou alcalins.

POUVOIR PATHOGÈNE

Souche C, en première génération, inoculée sous la peau de la souris (4 cc.) donnait un petit abcès à pus grumeleux en 48 heures, et la souris mourait. Dans le pus on

retrouve le streptocoque pur. En deuxième génération le

pouvoir pathogène expérimental disparut. Le passage n'entretient pas la virulence.

Souche A. En inoculant au cobaye le crachat d’où elle provenait {1 cc.) nous avons produit une double lésion : a) d’abord un abcès à pus grumeleux, où nous

n° avons retrouvé que le ne Tone par ponction : b) ensuite un véritable noma expérimental dû à Spirochaela tenuis (déterminé par notre collègue M. P. Séguin) ASSOèié au bacille fusiforme. 4 | Un deuxième cobaye inoculé sous la peau à avec le sirépiocoque de passage à la dose de 2 cc. fit un gros abcès du flanc, à pus grumeleux, où on retrouve la bactérie à l'état pur. La collection s’abcéda spontanément au 4° jour, puis : lé cobaye guérit. Réinoculé à la même dose à un troisième cobave. le streptocoque de passage ne donne plus. qu'une tuméfaction minime qui guérit rapidement.

Les souches Ras et Par n'étaient pas pathogènes. Ainsi Str. Intermedius est un pyogène au même titre que Str. Micros et que les streptocoques facultatifs.

Toxine. Hémolysine : Nos souches ne secrétaient ni toxine ni hémolÿysine. |

Tests Sérologiques : Deux sérums anti-microbiens ont été préparés avec les souches A (lapin C 21) et Ras (A 17). Le sérum anti-A agglutinait la Souche homologue au 1/1000°, la souche Par au 1/800° la souche Ras au 1/400°.

Il agglutinait en outre la souche Pem de Str. micros au 1/50°.

Le sérum anti-Ras agglutinait la souche homologue au 1/800° les souches Par et À au 1/400°. Ces deux sérums n’agglutinaient aucune des autres souches en notre possession. M AE Enfin nos quatre souches poussaient dans les filtrats des streptocoques facultatifs pathogènes (*). :

(*). — Mis aimablement à notre disposition! par le laboratoire de M. BEsreDka.

MASSE CPAS

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