‹ Les successeurs de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 15 sur 28 · G-F. HALL · texte numérisé non relu

G-F. HALL

(Le Posaris.)

L'année 1872 est particulièrement remarquable par trois expéditions arctiques subventionnées par trois puissances et dirigées sur trois routes différentes.

Le Polaris, équipé par les États-Unis, devait s'engager dans le détroit de Smith; le Polhem, construit par la Suède, attaquer le pôle par le nord des îles Spitzberg; enfin le Tégétoff, armé aux frais de l'Autriche, atteindre le but par la Novaia-Zemliai, Nous ne dirons que peu de

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mots de la première expédition. La troisième nous arrêtera plus longtemps.

Le navire qui portait ce nom de bon augure, Polaris, élait un vapeur à hélice très solide, pourvu d’un fort approvisionnement de charbon, ayant pour commandant en chef le capitaine Hall, déjà connu dans les annales de la navigation polaire, et pour chef du service scientifique le docteur Bessels.

Le Polaris partit, vers la fin de juin 1871, dans la direction déjà suivie, dix ans auparavant, par l'United-States. Il s'engagea cinquante lieues plus loin que le point extrême atteint par ce dernier, et découvrit une baïe qu’on appela Polaris et un canal s’ouvrant vers le pôle, qu'on appela Robesen. Malheureusement le capitaine Hall, cet excellent officier si instruit, si zélé pour le progrès des recherches arctiques, mourut au mois d'août 1872. Enfin la débâcle des glaces força le Polaris au retour. Il fut surpris, pendant sa navigation, par les glaces et courut grand risque d’être broyé. On songea même, en prévision d’une perte probable, à transporter sur un glaçon une partie de son chargement. Tout à coup une rafale sépara violemment le navire du glaçon, sur lequel se trouvaient, avec les objets transbordés, huit matelots, neuf Esquimaux, dont deux femmes et cinq enfants. Le capitaine Tyson dirigea le sauvetage, grande et périlleuse tâchel Les vivres étaient rares à bord de cet étrange navire, que ne dirigeait aucun gouvernail. Les passagers étaient

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» à la merci des eux vécurent cent $ sur ce radcau d'un angoisses les plus vives.

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de l'équipage. J1 avait été abatt besoin double l'adresse et le co Tout à Coup une voile se détacha sur le Fe mat des neiges. On juge de la joie du malheureu x équipage, C'était un navire baleinier, qui voyageait sous pavillon américain.

malgré son nom, fut douce et cléme cueillit les infortunés el les ramena dans un port américain, où ne tarda joindre le reste de l'équipage du Pola

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