‹ Les suites d'une faute drame en cinq actes, en proseChapitre 10 sur 57 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

YALLERAY, YALLERAY.

■ VALLERAT.

Je n'ai pas é»é long-temps, mon ami; il me tardait de te revoir. Les observations de H. Fermont no m'ont pas échappé ; j’ai remarqué du trouble sur ton visage... aurais-tu quelque peine? dis-la-raoi, je la partagerai; quelque crainte? Parie, et je tâcherai de la dissiper.

VALLERAT.

Rassure-toi... quelques préoccupations bien naturelles en ce moment...

«t®* YALLERAY.

Oui, je conçois, vous autres hommes, vous attachez tant de prix à tous ces graves intérêts qui vous éloignent de nous!.... S’il était vrai pourtant que de tels soins dussent s’emparer de ta vie, et que l’ambition prit la place de l'amour, je te supplierais, pendant qu’il en est temps encore, de regarder en arrière et de comparer les chagrins, les soucis de cette nouvelle carrière avec nos six années de bonheur.... que choisirais- tu, mon ami ?

VALLERAT.

Notre amour, Amélie.

■ ®« VALLERAT.

Rien ne lo troublera, n'est-ce pas?

VALLERAT.

Rien!... je l'espère.

VALLERAT.

Vois-tu, lorsque le cœur est tranquille et joyeux, tout est riant, tout nous enchante; il n'est point de retraite qui paraisse sombre, point de solitude qui ne soit peuplée, car notre ame se reflète sur tout ce qui nous entoure... c’cst ce que j’éprouve auprès de toi.

VALLERAT.

Et moi, je ne voudrais jamais te quitter : cependant il le faut quelquefois, maintenant même.

VALLERAT.

Déjà?

TAL LESAT.

Tu sais, cette affaire, cette réunion... Adieu; sois bien persuadée que jo t'aime plus que tout au monde.

■”* TALLERAT.

Comme autrefois, et pour toujours?

VALLERAT.

Oui, pour toujours.

Il l’embraue et sort par le fond.

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