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TROUBLES INDÉPENDANTS DU SYSTÈME HÉPATIQUE

Ils représentent 63 % de nos cas. C’est dire l’importance d'un examen complet de ces malades et ce chiffre est la conclusion même de cette thèse : un tiers seulement des cholécystectomisés souffre de son intervention ou de son foie.

Il ne faut pas cependant conelure toujours à l’erreur de dia-

gnostic préopératoire. Certains de ces troubles étaient antérieurs à l’intervention et parfois en connexion avec la cholécystite. L’erreur a consisté dans l’indication opératoire. Ces affections se répartissent selon deux rubriques principales, les troubles intestinaux et neuro-végétatifs. Sur le total de nos malades, 35 % présentaient des troubles intestinaux. Sur ces 21 malades nous avons trouvé :

11 dolichocolons ...... soit 54 % Types er RER" soit 33 % (3 diarrhées post-opératoires) des troubles intestinaux.

On voit donc l’importance de l’atteinte intestinale et cette constatation confirme l’opinion de RICHARD, CATELL et KIEFER pour qui la moitié des erreurs de diagnostic et la majoration des crises douloureuses sont dues à des phénomènes coliques.

Nous avons trouvé 60 % de trouble intestinaux dans les séquelles de cholécystites simples, 30 % chez les lithiasiques. Certes notre statistique ne porte pas sur un grand nombre de cas mais la disproportion des chiffres leur donne une certaine valeur. Il est vraisemblable que si l’on avait soigné médicalement les troubles intestinaux de la plupart de ces malades, l’intervention eut été inutile.

Les troubles neuro-végétatifs constituent une autre source d'erreurs et de fausses séquelles opératoires.

25 % de nos malades en étaient atteints. Là encore, on retrouve une disproportion flagrante entre les cas de lithiase : 18 % et les cholécystites simples 60 %.

Ainsi donc la cholécystite non calculeuse s’accompagne deux

fois plus souvent de troubles intestinaux, trois fois plus de troubles neuro-végétatifs. Il semble que les insuccès opératoires qu’elle détermine soient dûs à des erreurs de diagnostic. Ces sujets qui étaient des intestinaux ou des neurotoniques ont été pris pour des vésiculaires et opérés comme tels.

Cette notion doit guider les indications opératoires si l’on veut éviter des troubles persistants dont on incrimine à tort

une intervention excellente, à condition d’être employée à bon escient.

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