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TRAITEMENT DES TROUBLES INTESTINAUX DESVCEIOEECYSTECTOMISES

1° LA DIARRHEE POST-OPERATOIRE est vraiment le seul trouble intestinal qui relève directement de la cholécystectomie. On luttera contre elle par des thérapeutiques symptomatiques : opiacés, bismuth, Kaolin. Mais le véritable traitement étiologique consistera à rééduquer le sphincter d’Oddi. A l’aide de tubages duodénaux répétés.

2° LA COLITE GENERALISEE sera soignée selon son étiologie. Une amibiase, une lambiase donnerait lieu à une thérapeutique antiparasitaire qui suflira généralement. En cas de colite sans étiologie précise, un régime léger, l’emploi de bismuth, de Kaolin combiné aux mucilages et à l'huile de paratfine améneront la guérison.

Ces malades bénéficieront d’une cure à Chatel-Guyon, surtout si la stase colique est importante.

3° LA COLITE DROITE si souvent associée à la cholécystite (typhlo cholécystite de DuRaAND et BINET) persiste souvent après l’ablation de la vésicule. C’est même une des causes les

plus fréquentes de douleur de l’hypochondre droit. On fera disparaître ces troubles.

1) Par un régime pauvre en hydraies de carbones (farineux, pommes de terre, pain), assez riche en cellulose (légumes verts).

2) Par une désinfection intestinale légère potion à l’argent colloïdal, ferments lactiques par prises courtes et massives (Duranp et BINET).

= 3) Par l'emploi de mucilages et d'huile de paraffine pour éviter la stase cœcale.

4) Par la physiothérapie en cas de formes douloureuses : diathermie, ondes courtes, photothérapie.

5) Par des cures thermales : double cure de Vichy et de Chatel-Guyon.

4 L’'ENTEROCOLITE MUCO-MEMBRANEUSE

Sera traitée essentiellement par des sédatifs du système neuro-végétatif :

a) Médicamenteux : bromure, barbiturique.

b) Physio-thérapiques : applications chaudes, diathermie, photothérapie.

c) Crénothérapiques : cure de Plombières.

5° LE DOLICHOCOLON

Le dolichocolon que l’on observe avec une extrême fréquence chez ces malades cède bientôt au traitement suivant préconisé par CHrray et ses collaborateurs :

1° Régime à base de cellulose (légumes verts), avec peu d'hydrates de carbone (farineux, pain, pomme de terre).

2° Mucilage et huile de paraffine chaque jour.

3° Une semaine sur deux, le matin à jeun, un verre à Bordeaux de liqueur de Bourget.

4° Une fois par semaine, un grand lavage intestinal de 2 litres, additionné de sel ou de glycérine, administré à faible pression.

Les troubles regressent avec une rapidité telle que l’on peut

presque considérer cette thérapeutique comme un traitement épreuve.

TRAITEMENT DES STENOSES ET PERIVISCERITES

En cas de sténose à manifestation clinique, il faut intervenir, par gastro-entérostomie généralement. Mais il ne faut tenir aucun compte des sténoses purement radiologiques du bulbe duodénal ou de la seconde partie du duodénum, ce sont des déformations qui ne comportent aucune importance. Tant qu’elles ne s’accompagnent pas de troubles du transit gastro-duodénal.

Au cas de crise douloureuse par périviscérite la physiothérapie donnera de bons résultats (ondes courtes, diathermie), mais qui nécessitent un traitement prolongé.

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