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II — RETENTISSEMENT DE LA CHOLECYSTECTOMIE SUR LES FONCTIONS HEPATIQUES, GASTRIQUES, PANCREATIQUES ET INTESTINALES

Nous serons extrêmement brefs sur la question des retentissements fonctionnels de la cholécystectomie chez l’homme. Non point que le sujet manque d'intérêt, c’est au contraire le fond de la question. Mais il est presque impossible de tirer des conclusions solides de la plupart des examens : les malades ont déjà un lourd passé pathologique qui a modifié la plupart de leurs fonctions organiques.

L'intervention lorsque les indications ont été posées judicieusement n’est venue qu’entériner l’exclusion fonctionnelle du cholécyste.

Chez l’animal nous avons vu combien étaient parfois divergents, les résultats obtenus avec un minimum de causes d’erreurs.

A. — RETENTISSEMENT HEPATIQUE.

Le retentissement hépatique de la cholésystectomie a été récemment étudié par A. CANTAROW, E. GRATMANN et R. RICCHINITE, chez 41 sujets dépourvus de tare hépatique, apparut une augmentation temporaire de la bilirubinémie dans 63,4 % des cas. La fonction chromagogue était troublée dans 39 %.

Les malades qui avant l’intervention présentaient une réten-

PAR her

tion de bilirubine ont vu en augmenter l'importance dans la proportion de 57,9 %.

Il est difficile d'interpréter justement ces résultats. Les troubles qu’ils signalent sont passagers et ne surviennent peu de temps après la cholécystectomie. Les auteurs expliquent euxmêmes que ces perturbations ne sont pas forcément en rapport avec la nature et la durée de l’anesthésie, mais qu’ils relèveraient de la diminution du flux biliaire après intervention.

Une de leurs statistiques paraît plus intéressante qui met en parallèle les malades opérés avec vésicule exclue ou non.

Lorsque le cystique était imperméable et que par conséquent la cholécystectomie ne changeaït rien au rythme biliaire l’augmentation de la bilirubinémie n’apparaissait que dans 31 % des cas, les troubles de la fonction chromagoque dans 17 %.

Si, au contraire, la vésicule communiquait aisément avec le cholédoque, la perturbation apportée par la cholécystectomie se traduisait par 79 % de cas d’hyperbilirubinémie et 73 % de troubles chromagogues.

Mais il ne s’agit que de troubles passagers et il reste difficile, sinon impossible, de préciser quelle peut être l’action de la cholécystectomie sur les fonctions hépatiques. Les atteintes antérieures du foie et de tout le système neuro-végétatif, la méconnaissance actuelle des fonctions hépatiques viennent obscurcir un problème dont nous manquent la plupart des données.

On ne peut attribuer à l’intervention les poussées d’hépatite que l’on observe si souvent et qui jouent un rôle primordial dans les crises douloureuses.

Un an plus tôt, CHABROL et BUSssoN ont tiré d’une étude semblable des conclusions plus précises, et plus intéressantes. Ils avaient déjà noté la poussée de bilirubinémie qui « 6 fois sur 8 « s’éleva lorsque l’ablation de la vésicule ne fut point complétée « par le drainage de Kehr ». Par contre si l’on établit un drainage la bilirubinémie tombe en deux jours 4 fois sur 5.

D'ailleurs l’hyperbilirubinémie post-opératoire n’est que passagère et chez les 9 malades observés par CHABROL et BUSSON virent le taux des pigments rejoindre la normale dès la 1" ou la 2 semaine. Ces auteurs pensent que c’est ce taux pigmentaire

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qui caractériserait l’infection hépato-biliaire. Sa diminution après cholécystectomie traduirait la disparition du foyer infectieux.

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