‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 140 sur 1082 · GAETAN · texte numérisé non relu

GAETAN

Faut-il qu'au meurtre en vain son père ait échappé? j ^ Des brigands l'ont absous -, des juges l'ont frappé.

Après avoir raconté succinctement, et sous un voile assex transparent néanmoins, la catastrophe de Lavalette, l'auteur termine par cette strophe, empreinte d'une amère ironie :

Ah I si Louis alors eût possédé son trône. 11 se serait montré digne de sa couronne ; Profitant du plus doux, du plus beau de ses droits, Son auguste clémence eût élevé la voix. Un courage héroïque, un dévoûment sublime, Aux yeux des bons esprits rachètent même un crime; Et ce que n'ont pas fait les prières, les pleurs, Une belle action l'obtient sur les grands cœurs.

L'auguste clémence ne trouva rien de plus clément que de faire saisir, par sa police, l'opuscule d'un impertinent écrivain susceptible de lui supposer une noble générosité. Dix-huit exemplaires seulement échappèrent à la saisie.

4© Le « Mérite des femmes travesti », poème burlesque (en un chant et en vers, suivi de notes étendues et d'un Traité du burlesque); par J.-B. Simonnin. Paria, F. Louis, 1825, in-18, xij et 214 pag., avec 2 gravures.

La dédicace, en vers, de ce volume est adressée à la femme de l'auteur. Vient ensuite une préface dialoguée entre un avocat, un docteur et l'auteur. Le poème remplit les 50 premières pages; les notes, les pages 51 à 168; puis vient le « Traité du burlesque », qui termine le volume.

5° Enfin, un poète hollandais, Spandaw, s'occupait depuis longtemps d'un poème sur le même sujet que Legouvé, et le premier chant était achevé lorsque parut, chez lmmerzel, libraire à La Haye, une traduction hollandaise du c Mérite des femmes » de Legouvé, par M. B. Nieuwehhuizen (vraisemblablement le père du littérateur connu à Paris sous le nom de Gustave Vaez). Spandaw fut découragé, et pendant deux ans il ne s'occupa plus de son poème. Cependant il le reprit a la sollicitation de quelques littérateurs, et, non-seulement il le publia, mais encore nous en avons une traduction française, sous ce litre : « les Femmes », poème en iv chants, traduit de Spandaw (en vers), par Auguste Clavareau. Uaestricht, F. Bury-Lefebvre, 1830, in-18, 10 et 152 pag. Ce petit volume est terminé par des « Notes biographiques sur les personnages cités dans le poème ».

Si les deux poètes, français et hollandais, se sont rencontrés pour le sujet, il n'en est pas ainsi pour le plan de leurs poèmes. Dans celui de Spandaw, le premier chant est consacré à l'influence des femmes dans le monde, sous le rapport de leurs charmes, de leurs talents, de leurs vertus et de leur courage ; le deuxième célèbre leur héroïsme ; le troisième, leurs succès dans les beaux-arts ; et le quatrième nous déroule le délicieux tableau du bonheur domestique sous leur doux empire.

-j- A la suite de cet article, Quérard avait intercalé dans son exempl. des « Supercheries » les détails sui- 1 vants :

Nous avons cru devoir rappeler, à l'occasion d'une imitation du c Mérite des femmes », poème de Legouvé, publiée sous ce nom d'emprunt, les diverses imitations et parodies qui existent du charmant poème de Legouvé, mais notre liste a besoin d'être complétée, et c'est ce que nous allons faire ici.

Le Mérite des femmes, par Charles Malo (en prose). Parti, Janet, 1816, in-18, avec gravures.

Voy. sur l'introduction de ce petit ouvrage l'article des « Supercheries littéraires.... » intitulé : « l'Hermite de Russie à celui de la Guyane *.

Le Démérite des femmes, par Auguste ImberL Paris. Terry, 1838, in-18 de 216 p., avec un frontispice gravé et une flg. lithogr.

La gravure représente une infanticide près de mouler les degrés de l'échafaud. Le frontispice porte une vignette représentant un carcan où trois femmes sont attachées ; au-dessus de leurs poteaux, on lit : assit* sinat, infanticide, vol.

Dès 1801, M. F.-L. Pelletier de Saint-Julien a bit imprimer un poème sous le même titre.

Le Mérite des femmes, par Apollon. 1849.

Imprimé à la fin d'un petit volume intitulé « Cathéchisme des Amants, on l'Art défaire l'amour », etc.. par le même auteur. Paris , Lcbailly, 1849, in-18.

GAFFET, parfumeur-distillateur de Paris, ps. [Ch.-Yves Cousik, d'A vallon].

Le Parfumeur royal, contenant..., terminé par diverses recettes et procédés relatifs à la toilette. Paris. Moronval, 1818, in-18.

GAFFORI (François-Antoine) [André- Jérôme AndreucciI.

Traité contre l'ooservation des songes, où Ton montre que les songes ne prédisent rien, et qu'il est superstitieux, criminel et dangereux d'en tirer des conséquences.

Rome, 1740, in-12.

GAILLARD, prêtre, secrétaire, ps. [François-Ant. Arbauo, mort évoque de Gap].

Complément de la circulaire du 26 décembre 1826, relative aux conférences ecclésiastiques de la ville de Gap. Gap, J. Allier, 1828, in-4, 36 pages.

Cet opuscule, signé Gaillard, prêtre, secrétaire, est réellement l'œuvre de M. Arnaud. Il est divisé en denx parties. Dans ht première, l'auteur réfute, en dix propositions, la brochure de M. de Lamennais, intitulée : v Doctrine du sens commun » . La seconde partie a pour titre : « Courtes observations sur l'écrit intitulé ; c Des Progrès de la Révolution ». M. de Lamennais y a répondu, je crois dans c l'Ami de la Religion ».

(Note de feu M. Lerouge.)

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