‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 176 sur 1082 · GEORGEL · texte numérisé non relu

GEORGEL

GÉRARD

Martin Hylacomylus Waltzmtiller, ses ouvrages et ses collaborateurs..., par— Paris, Challamel, 1867, in-8, vi et 176 p.

C'est un tirage à ptrt des t Annales des voyages » de 1866.

-t- GEORGEL (l'abbé) [Ant. Béraud].

Mémoires pour servir à l'histoire des événements de la fin du dix-huitième siècle, depuis 1760 jusqu'en 1806. Paris, Eymery, 1817, 6 vol. in-8.

M. Antony Béraud a écrit en totalité le dernier volume, et il a en part aux antres. On prétend que divers littérateurs ont travaillé à ces Mémoires; on dit que M. Giraud a écrit la préface, que M. Desrenandes a reaunié l'article des Girondins, que M. Baudoin le père, a fourni des notes et adouci l'article de Raynal.

GEORGES, pseudon. commun à deux auteurs dramatiques : MM. A.-L.-Gervais Gerdret et de Saint-Georges. Voyez ces noms dans « la France littéraire. »

GEORGES, ouf . déa. [Georges Ozaneatjx, inspecteur général des études].

I. Avec M. T. Sauvage: Newgate, ou les Voleurs de Londres y mélodrame en quatre actes, représenté sur le théâtre de la Gaité, le 20 novembre 1829. Paris, Bexou, 1829, in-8.

II. Avec le même : le Bigame, drame en trois actes, représenté sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin le 17 mai 1830. Paris, Bezou, 1830, in-8.

III. Avec le même : le Gentilhomme de la chambre, ou Dix jours après, à-propos national en vaudevilles, représenté sur le théâtre de i'Odéon le 19 août 1830. Paris, Barba, 1830, in-8.

IV. Avec le même : l'Ivrogne, drame grivois, mêlé de couplets, en deux actes, représenté sur le théâtre des Variétés, le 26 août 1830. Paris, Barba, 1830, in-8.

H- GEORGES m, roi d'Angleterre, aut.

dég. [J. F. André].

Les Souvenirs de — pendant sa maladie, trad. de l'anglais sur la 13" édition. Paris, an IX, in-8.

L'ouvrage anglais, le nombre des éditions, tout est sapposé.

GEORGIN (Jeannot) , ps. [Ant.-Urbain Coustelikr].

Lettres de Montmartre. Londres (Paris), 1730, in-12, -KM pag.

Suivant une note déposée par Jamet le jeune sur nn exemplaire de ces Lettres, Nicolas Jouin, auteur des « Sarcelades », a eu part à cette polissonnerie. Elle aie mérite d'avoir fait rire le fameux Voltaire. « J'ai vu, ajonte-t-il, le bon abbé LeBeuf en rire aux larmes. » Ces lettres, an nombre de SI, sont écrites en style rustique des environs de Paris. A. A. B — r.

GÉRANDO (le baron de), nom anobli par

la particule [le baron Joseph-Marie Dégerando(I)].

Pour la liste de ses ouvrages, voyez les tom. II et XI de « la France littéraire, » à

DÉGERANDO.

GÉRARD (l'abbé), apocr. [J.-Ch.-Vinc.

Bette-d'Etien ville] .

Les Infortunes delà marquise de Ben***, ou la Vertu malheureuse, par l'auteur du « Comte de Valmont ». Spa, 1789, 2 vol. in-12.

Ce titre est nne imposture littéraire. L'ouvrage dont il s'agit est intitulé « La marquise de Ben *** ». Spa et Paris, Buisson, 1788, 2 vol. in-12. A. A. B — r.

GÉRARD (le père François), laboureur bas-breton, député à l'Assemblée nationale, aut. supp.

1. Motion du —, député de Bretagne, déposée sur le bureau , à l'assemblée des Jacobins, le 27 avril 1790 (par un inconnu]. Paris, les march. de novv., 1790, in-8 ae 28 pag.

Ce pamphlet put servir de joujou aux aristocrates, qui y trouvèrent leur parti soutenu asses plaisamment au nom du député dont on avait emprunté le nom. Ses conclusions tendaient : 1° à ce qu'on laissât le roi libre; 2° qu'on lui rendît toute l'autorité due à sa place, 3° qu'on gardât la religion de nos pères, vu qu'elle en vaut bien une autre ; 4° qu'on acceptât les 400 millions que le clergé avait offerts à l'Etat; 5° qu'on restituât i la noblesse ses droits utiles et honorifiques ; 6° statuer sur tout ce que le Roi avait proposé le 23 juin 1790, et enfin « s'en aller chacun chez soi planter des fèves » . Note du temps.

IL Almanach du — , pour Tannée 1792, 3e de la liberté (par J.-M. Collot-d'Herbois). Paris, 1791, in-32, avec fig.

Réimprimé en divers formats, et aussi sous le titre v d'Etrennes aux amis de la constitution française, ou Entretiens du père Gérard avec ses concitoyens ».

Il en existe une Réfutation sons le titre « d" Almanach de l'abbé llaury ».

Une Imitation a aussi paru sous le titre » d' Almanach de la mère Gérard », 1792. L'auteur propose un prix de 100,000 fr. à celui qui exterminera la gent jacobine.

III. Discours prononcé par — (électeur de Saint-Martin) devant tes électeurs de sa commune et un grand nombre d'assistants jeunes et vieux. (Composé par M.

Joseph Bernard, après 1830 préfet du Var, aujourd'hui l'un des conservateurs de la bibliothèque de Sainte-Geneviève).

Paris, de Vimp. de Gœtschy, juin 1830, in-8 de 4 pag.

Ce Discours, qui fait partie des publications de la Société « Aide-toi, le ciel t'aidera », rappelle et la verve et

(1) C'esr ainsi que sont signés les premiers écrits de ce philanthrope.

GÉRARD

GÉRARD

le style de P.-L. Courier : il a été réimprimé dans la mtme année par Cardon, à Troyes.

Le père Fr. Gérard n'est point nn nom imaginaire : c'est celui d'un honorable paysan breton qui Tut député à l'une des premières législatures de la Révolution.

Un anonyme lui dédia un ouvrage intitulé : < l'Horloge du laboureur, ou Méthode très-facile de connaître l'heure de la nuit, à l'aspect des étoiles ». Parié, 1791, in-4 de 15 pag. avec 2 pi.

GÉRARD, ps. [Charles-Yves Cousin, d'Avalon],

Vies et Campagnes des plus célèbres marins français, depuis François 1er jusqu'à nos jours. Paris, Corbet aîné, 1825, in-12, flg.

GÉRARD (le P.), patriote de 1789. Voy.

le n° XI. de l'article ci-après.

GÉRARD, nom abrév. [Gérard Labrume de Nerval, littérateur, l'ami et l'un des collaborateurs ordinaires de M. Alexandre Dumas].

I. Napoléon et la France guerrière, élégies nationales. Paris, Ladvocat, 1826, in- 8, 32 pag..

II. La Mort de Talma, élégie nationale. Paris, Touquet, 1826, in-8. 4 pag.

III. Napoléon et Talma, élégies nationales nouvelles (en vers libres). Paris, le même, 1826, in-12, 12 pag.

IV. L'Académie, ou les Membres introuvables, comédie satirique en vers. Paris, Touquet, 1826, in-8, 52 pag.

Réimpr. dans la même année, in-8 de 44 pag.

V. La France guerrière, élégies nationales (lre livraison). Sec. édit. corr. et augm. de pièces nouvelles. Paris, Touquet, 1827, m-8 de 32 pag.

VI. Élégies nationales et Satires politiques. Paris, impr. de David, 1827, in-8.

On trouve dans ce volume la comédie satirique que nous avons citée t. I, col. 521 f, < 11. Dentscourl, ou le Cuisinier d'un grand homme ».

11 a été fait, dans la même année, un nouveau frontispice pour ce volume, portant seconde édition ; mais il n'y en a en qu'une seule.

VIL Faust, tragédie de Goethe, nouvelle traduction complète en prose et en vers. Paris, Dondey-Dupré fils, 1828, in-18, avec une fig. — Deuxième édition. Paris, le même, in-18.

— Le môme, suivi du second Faust.

Choix de ballades et de poésies de Goethe, Schiller, Burger, Klopstock, Schubert, Kœrner, Uhland, etc. Paris, Ch. Gosselin, 1840, in-18 form. angl.

Voy. le n° IX ci-après.

Le second « Faust » n'avait pas encore été traduit. M. Gérard n'a pas osé en donner une traduction complète ; il a pensé qu'une analyse, accompagnée des trois on quatre principales scènes, en ferait suffisamment comprendre la marche logique. Dans cette seconde partie,

Gœthe est tout à fait sorti des limites de la réalité humaine ; il a voulu créer une sorte de vraisemblance fantastique aux yeux même de l'imagination, et pour ainsi dire personnifier et mettre en scène l'immortalité de l'âme.

La traduction de M. Gérard est d'une rare élégance et d'une fidélité scrupuleuse. Il n'a pas cherché à inventer un sens nouveau aux phrases trop abstraites de 1 l'original ; il ne s'est pas soucié, comme certains de ses confrères, de refaire Gœthe quand la pensée do célèbre écrivain lui semblait douteuse ou inintelligible. C'est ce louable motif qui l'a engagé à analyser les scènes du second « Faust », qu'une traduction littérale eût laissées obscures et qu'une traduction libre eût dénaturées. M. Gérard, qui a une connaissance approfondie de la littérature tudesque et qui a fréquenté, dans ses voyages, les meilleurs écrivains de l'Allemagne, n'a pas oublié d'enrichir son ouvrage d'une excellente Introduction critique et d'un Choix des plus célèbres ballades, odes, etc., de Schiller, Burger, Uhland, Kœrner et Schubert, bouquet de fleurs poétiques qui couronne à merveille ce vieux et sombre monument littéraire, le « Faust » de Gœthe.

Page 1