‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 222 sur 1082 · GRENIER (Léon) [Noël Picard · texte numérisé non relu

GRENIER (Léon) [Noël Picard

Les Leçons de province, par—. Âbbeville, 1861, in-32.

-h GRENIER A SEL (le) [Voltaire].

Remontrances du—, In-8, 14 p.

Pièce en laveur do parlement Maopeou. Voltaire a composé quelques antres écrits tsar le même sujet et dans le même sens (Note de M. Beuchot). A. A. B— r.

GRESSET, apocr. [Michel de Cubieres- Palmézbaux].

Voy. I, 654 b, article Castelvadra.

GREVÉ (Victor), trad. pseud. [Ant.

Fusi].

Le Mastigophore, ou le Précurseur du zodiaque, contre Juvain Solanicque (Nie, Vivian) ; trad. du latin. 1609. in-8.

Voyez ce que dit de cet ouvrage le P. Niceron, t. xxxiv, p. 310.

-)- Consulter sur cet écrit « l'Analecta Biblion », de M. Du Roure, t. Il, p. 428.

Antoine Fusi, après avoir été curé à Paris, fut poursuivi comme magicien et débauché ; après cinq ans de prison, il parvint à s'enfuir à Genève, et s'y maria. Un de ses fils passa en Turquie et se fit musulman. Le « Mastigophore * est un libelle rabelaisien trop long, mais rempli de verve et de gai té mordante, où toutes les langues vivantes ou mortes, tous les patois français, tous les argots populaires viennent servir la colère de l'auteur contre son critique.

Après l'avoir qualifié ^e frelon, de punaise, de bédouin, après l'avoir appelé épi sans grain, chandelle sans suif, potage sans sel, cervelle composée de têtes de lièvre et de malel, Fnsi termine ainsi sa longue et furieuse diatribe : ■ Va donc, et regarde de tirer mieux une autre fois, sods peine d'une rechute qui te coûtera davantage ; pardonne à la nativité si tu n'es servi si poliment; adieu, jusqu'au retour. »

GRIBEAUVAL, nomabrêv. [Jean-Baptiste Vaquette Frechencoitrt de (jribeauvalI.

Pour la liste de ses ouvrages, voy. « la France littéraire » à Gribeauval.

GRIGOU (Un), psetid. [Dlancy].

Système des divagations peu économiques du citoyen Proudhon, par — . Paris Violât, 1849, in-8, 24 pag. L. A. B

GRILLOT (le bedeau), pseud. [Fougère, de Montbron].

Discours (en vers) prononcé au Roi par un paysan de Ghaillot. 1744, in-4, 8 pag.

Catalogue manuscrit de l'abbé Gonjel.

GRIMAREST, père et fils, wm abrn.

[Le Gallois, sieurs de Grimaret].

Pour la liste de leurs ouvrages, voy.

« la France littéraire », à Grimarkst.

-h G. R. I. M... DE LA R. E. Y. N., pseudonyme [RivAROLet Champcenetz].

Le Songe d'Athalie. 1787, in-8, 20 p.

GRIMM (le baron Frédéric Melchior de), envoyé du duc de Saxe-Gotha à la Cour de France et ministre plénipotentiaire de r?mpératrice de Russie près des États du cercle de la Basse-Saxe.

I. Correspondance littéraire, philosophique et critique, adressée à un souverain d'Allemagne. Par le baron Grimm et Diderot. Paris, 1813-14, 17 vol. in-8; Uni..

Pour des détails sur les différentes éditions de cette Correspondance, voy. l'article Grimm de « la Franc? littéraire », t. m, 479.

« Grimm n'est pas l'auteur de la Correspondance littéraire qu'il a plu ï quelques éditeurs ignorants de lai attribuer ; il n'avait ni le loisir ni le talent de la composer. C'est l'ouvrage de Diderot, de madame d'E^prau et de leurs faiseflrs. Il ne faudrait pas avoir lu ce que Grimm a bien évidemment écrit, pour lui faire rhonnrar d'une correspondance dans laquelle on trouve tout ce qni manquait «au baron : de vastes connaîssaores littéraires, un goût souvent très pur, un talent d'obsenalions, un tact qui n'a rien de germanique, et un style dont aucnn de ceci d'outre-Rhin ne s' é lait jamais avisé. Toute la part que Grimm peut avoir eue à cet ouvrage, a donc été de la faire faire pour des souverains et même pour des princes subalternes, dont la protection lui était d'autant plus précieuse que c'était à elle qu'il devait ra fortune diplomatique. Rien ne contraste mieux avec cette correspondance, que celle qu'il entrelient avec Catherine et avec Frédéric : c'est là que Grimm s» montre ce qu'il est, un pauvre courtisan qui se creuse l'esprit pour trouver de nouvelles flagorneries. U épuise la coupe de la flatterie à chaque phrase qu'il écrit; le* formes les plus basses sont celles qu'il emploie de préférence. Le nain, il croit agrandir ses héros ea s* rapetissant encore ! 11 semble qu'il ne pu'sse en mesurer la hauteur qu'en se mettant sous leurs pieds. Ce souverain littéraire qui aurait parlé avec tant de morgue de Rou3seau, ne veut pas, comme ce philosophe, que l'homme redescendu à l'état de nature, marche à quatre pattes; il trouve encore dans cette attitude quelque chose de trop allier ; c'est sur le ventre qu'il rampe au pied des trônes. Nous avons lu de quelle manière il recommandait il y a cinquante ans, à M. le prince de Nassau-Siegen, le jeune et depuis si infortuné comte de Sombreuil. On ne sait en lisant cette lettre si la langue n'a pas encore plus de reproches à faire au baron de Grimm que le goût et les convenances. Quoi qu'il eu soit, il ne nous manque que de connaître l'histoire secrète de la littérature du temps, pour dire positivement de qui il avait acheté ses « Lettres » sur la littérature allemande, et sur « Omphale», tragédie lyrique de Lamothe-Houdard (1752), « le Petit Prophète de BœmistBbroda » (1753), et la dissertation « sur le poème lyrique » , insérée dans l'Encyclopédie, et pour révéler le nom de celui qui lui écrivait ses lettres an grand Frédéric. Tandis que d'autres faisaient pour lui la litté-

Page 1