‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 290 sur 1082 · HOMME COMME IL FAUT · texte numérisé non relu

HOMME COMME IL FAUT

toutes ses critiques de théâtre, qu'il a publiées ensuite en volume, en y joignant celles de MM. de Concourt, ses cousins et collaborateurs. Ce Tolome : « 4852, Mystères des théâtres » , par Edmond de Concourt, Joies de Goncourt et Cornélius Holff (Librairie nouvelle, 4863, gr. in-8, prix 5 fr.), a fait attribuer aux deux frères un pseudonyme qu'ils n'ont jamais pris.

HOLLANDAIS (Un), ps. [François Brodel, prêtre du diocèse de Turin].

Observations df— sur le texte de M. Bossuet, rapporté dans la réclamation de rassemblée au clergé de 1760. In-12.

HOLSTEIN (le vicomte d'),ps. [Charles- Maxime DE ViLLEMAREST].

Saint-Cloud et Fontainebleau. Paris, Vimont, 1832, gr. in-18.

HOMÈRE

^ L'existence de ce poète célèbre a été contestée, et l'unité décomposition de « l'Iliade » et de « l'Odyssée » a été fortement combattue. Vico, Hédelin d'Aubignac, Bentley, Wood, Avaient émis quelques doutes, mais sans provoquer grande attention ; ce fut nn érudit allemand, Wolf, qui, dans ses « Prolegomena ad Homerum » (Halle, 4795, in-8), posa la question avec une vigueur, un savoir, une portée d'arguments qui produisirent la pins vive impression. Ce fut le signal d'une controverse qui dure encore et à l'égard de laquelle les écrits se sont multipliés. Il ne saurait s'agir ici de l'aborder ; renvoyons seulement à l'article Homère, par M. Léo Joubert. dans la • Nouvelle biographie générale », t. XXV (voir roi. 31 et sniv.) Les critiques allemands les plus autorisés, William Moeller, Thiersch, Lachmann, etc., ont adopté les idées de Wolf; ils regardent les poèmes homériques comme nn assemblage de chants exécutés d'abord séparément et sans aucune vue d'ensemble. M. Sainte-Beuve a récemment esquissé les données de «problème. Voir les « Causeries du lundi », t. XIII.

S'il y a des contestations au sujet des deux grandes épopées homériques, il n'en existe point à l'égard de la * Batrachomyomachie » si souvent réimprimée et traduite sons le nom d'Homère. Les anciens n'élevaient pas de doutes sur celle attribution , mais la critique est aujourd'hui unanime, et c'est à Pigrès, frère d'Artémise, et contemporain des guerres médiques, qu'on assigne celte parodie de « l'Iliade » .

Un célèbre auteur italien, Giacomo Léopardi, a écrit ■n « Discours sur la Balracbemyomachie », qui, après avoir été inséré en 1817 dans le « Speclatore » de Milan, a reparu dans ses * Studi filologici (Fircnze, 4845, in-43, p. 49-65), accompagné d'une traduction en vers. Le même volume contient (p. 259-271), la f Batracomiomachia rifatta », écrite en 4896.

Quant aux divers hymnes qui portent le nom d'Homère et qui sont au nombre de trente-quatre, ils ne lui appartiennent que pour avoir été liés à la récitation de ses poèmes.

On les attribue aux rapsodes, qui les chantaient comme préludes de leur récitation épique. Ces productions offrent une telle diversité de ton et de langage qu'il faut y voir des débris d'hymnes composé* dans un laps de plusieurs siècles. Indiquons le travail de M. H. Mignard ; « Des Hymnes homériques ». Paris, 4864, in-8. La t Revue archéologique » (1865, p. 26 i) en rend un compte favorable, et constate que l'érudition a reconnu dans ces épopées en miniature des

T. II

q I documents du premier ordre pour l'étude comparée des religions.

La * Batrachomyomachie », ce poème badin qu'on ne cesse de placer sous le grand nom d'Homère, est regardé par les critiques modernes comme appartenant en effet à la poésie homérique ; mais il en marque l'extrême décadence.

Il existe de nombreuses éditions séparées, parmi lesquelles il s'en trouve de fort rares et précieuses. Voir le * Manuel du libraire », t. ni, col. 485.

Parmi les traductions françaises, on distingue celle de M. Berger de Xivrey.

On a publié au xvi« siècle sous le nom « d'Homerus, vates naturalissimus », une c Galéomyomacbia, de mnrium felisque bello », qualifiée tantôt de tragœdia, tantôt de comœdia (voir le « Manuel » au mot Galéomyomachia). Villoison a montré, par des raisons plausibles, que l'auteur de cette épopée badine est Théodorus Prodromus. Voir les « Méninges » de Chardon de La Rochelle, t. I, p. 620.

HOMME (Un), auteur déguisé rGuy-Jean- Bapt. Target].

Lettre d*— à un autre homme, sur Textinction de l'ancien parlement et la création du nouveau.— Réflexions sur la destitution de l'universalité des offices du parlement de Paris, par voie de suppression. (1771), in-12. La première pièce de 16 pag., la seconde de 32.

Celte lettre a été précédée de huit autres, qui parurent en une seule fois.

« Je ne sais si vous connaissez les « Lettres d'un homme à un homme », écrivait Mirabeau i Chamfort, le meilleur des écrits polémiques qui parurent au temps de Maupeou ; cela est de lui (Target). » Voyex « Lettres de Mirabeau à Chamfort », p. 81. A. A. B— r.

. HOMME (Un) TSimon-Pierre ErnstJ.

Trois lettres d' — a trois grands vicaires, pour les prêtres... nommés fidèles, relativement au serment de haine, à la promesse de fidélité et au schisme. Maestricht, an VIH (1800), in-8, 100 p.

-f- HOMME AUX GROS SOULIERS (Y) [E. d'Hervilly], Des Echos de Paris, au « Diogène»(1860).

Il a également signé « Gil-Blas ». Parfois aussi, il signe simplement Ernest d'H. M. d'Hervilly est un descendant du héros de Quiberon.

. HOMME CHRÉTIEN (Un) aut. dég. [Florent Chrestien].

Apologie ou Défense d'— , pour imposer silence aux répréhensions de Pierre Ronsard. 1564, in-8.

Niceron, t. XXXIV, p. 426. A. A. B— r.

HOMME CIVIL (!'), pseudonyme [Fr.- Louis-Cl. Marin].

Lettre de 1'— a l'homme sauvage (J.-J.

Rousseau). Amsterdam, 1763, in-12.

HOMME COMME IL FAUT (Un), ps.

[Jacques-Gilbert Ymbert].

L'Art de faire des dettes et de pro-

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