HORACE
Des critiques modernes regardent comme supposées et interpolées quelques-unes des compositions publiées sous le nom de ce poète célèbre. Un érndit hollandais, lf. P. Hofmann Peerlkampf, a rejeté comme non authentiques ou interpolées des odes et des strophes entières du poêle. Dans l'édition qu'il a donnée des Odes {HarUmii, V. Loojes, 1834, in-8), les vers indiqués comme intercalations sont imprimés en italiques ; ils montent à plus de 600, soit an sixième environ de la totalité de ceux dont se compose cette partie des œuvres d'Horace.
Voir un article de lf. Berger de Xivrey dans le « Journal des Débats », 9 août 1838, et la « Bibliothèque universelle » de Genève, t. LVUI.
Les hypothèses du philologue hollandais ont été prises en sérieuse considération par des érudits tels que
Meineke et Linker ; Bentley avait déjà émis des idées dans le même sens.
-4- HORACE [La Harpe].
Réponse d'— à M. de V** (de Voltaire). 1772, in-8, 29 p.
L'Eptlre de Voltaire avait été imprimée la nème année.
HORACE, auteur déguisé [Horace Raisson].
La Salle nouvelle, vaudeville improvisa pour le théâtre de Sens. Sens, de Vimp. de Tarbé (décembre 1833), in-8.
-4- HORAPOLLE, auteur supposé.
Les Hiéroglyphes, dits de—, traduits du grec par Régnier. Paris. 1779, ou avec un nouveau titre daté de 1782, in-12.
Il existait déjà deux traductions françaises. Paru. 1543 et 1553, in-8.
Le texte grec fut imprimé pour la première fois a Venise, en 1505/ à la suite de l'Esope publié par Aide llanuce ; la plus ancienne édition séparée est de Paris, 1521. in- 4. Voir au c Manuel du libraire » pour ce qui concerne les éditions suivantes.
Hoffmann a enregistré dans son « Lexicon bibliographicum », Liptiœ. 1833, t. II, p. 525, les éditions et traductions d'Horapollon. Voir aussi Fabricius, * Bibliolheca grsca », t I, p. 100, édition de Harles.
L'ouvrage se présente comme écrit en égyptien par Horus Apollon ou Horapollo Niliaque et traduit en grec par un certain Philippe, resté inconnu ; la critique moderne pense qu'il y a là réellement le travail d'un égyptien qui vivait vers le commencement du cinquième siècle, et, quant au traducteur grec, il faut ls reporter au quinzième siècle. Le second livre des « Hiéroglyphes », bien inférieur au premier, a subi des remaniements et des additions. On remarque bien des idées qui semblent étrangères à l'antiquité égyptienne. Observons toutefois que Chainpollion a reconnu que ce livre fournit quelques indications précieuses (voir le « Précis du système hiéroglyphique des anciens Egyptiens », p. 347 et suiv.). Citons aussi les écrits de M. de Goulianof : Essais sur les hiéroglyphes d'Horapollon. Pari», 1827, in-4, et de Ch. Lenonnant : « Recherches sur l'origine et l'utilité actuelle des hiéroglyphes d'Horapollon », Parit, 1838, in-8, et renvoyons pour les détails qui ne sauraient trouver place ici à l'article de M. W. Brunet de Presles, inséré dans « l'Encyclopédie des gens du monde » et reproduit avec des additions dans la « Nouvelle Biographie génénérale », t.XXV, col. 160-169.
HORATIAN tQuintil), pseudon. [Charles Fontaine].
Sur la défense et illustration de la langue françoise de Joachim du Bellay. Paris, 1555, in-16.
Réimprimé dans «r l'Art poétique francots. ■ -|- Voy. ce titre aux Anonymes.
HORATIANUS (Octavius), jwetid. [Theodorus Priscianus].
Octavii Horatiani rerum medicarum libri IV. Albucasis de Cauterio, de Phle-