‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 367 sur 1082 · IX. Epitre à M. Grille, ancien bibliothécaire. 8 p · texte numérisé non relu

IX. Epitre à M. Grille, ancien bibliothécaire. 8 p

Tous ces opuscules n'ont été tirés qu'à 25 exemplaires non destinés au commerce.

Voy. J. R.

-4- JEAN SANS PEUR [Hippolyte Ba- Boul.

L'homme à la lanterne. Paris, Théiard, 1868, in-32.

JEAN SECOND, ps. [J. Everts, célèbre poe'te latin de la Hollande, au seizième siècle, plus connu sous le premier de ces noms].

Pour les diverses traductions et éditions que nous possédons de ses ouvrages, voy. la a France littéraire » à Jean Second.

JEAN XXII, pape, apocr. Voy. JULIEN DE S. ACHEUL.

JEANNE (la reine), de Naples, auteur supposé.

Au nom de cette femme belle, savante et criminelle, se rattache une imposture singulière et fort peu connue. On a dit et répété cent fois, on redira encore longtemps, qu'elle avait rédigé les règlements relatifs à on établissement situé à Avignon et destiné à recevoir les femme* folles de leur corps. En réalité, il n'y a la qu'une mystification faite au célèbre J. Astruc, médecin du roi et premier médecin du roi de Pologne. Ce docteur, ayant entendu parler de règlements de ce genre, écrivit à un de ses amis, à Avignon, afin de lui en demander communication ; son perûde correspondant dit : c il faut les lui faire » ; on s'amusa à les composer, et, après les avoir mis en vieux provençal, on les lai envoya. Il les reçut sans méfiance, les imprima dans son grand traité c De morbis venereis » (Paris, 47*0. 8 vol. in-4» ; lib. I, c. VII, t. Ier. p. 58) ; de là ils ont passé dans la « Cacomonade » (de Linguet) et dans bien d'autres ouvrages. Un grave jurisconsulte, Merlin de Douay, les a cités, en doutant un peu, toutefois, de leur authenticité. Quiconque est familiarisé avec le dialecte provençal du quatorzième siècle reconnaîtra facilement une rédaction moderne. Les statuts sont, d'ailleurs, datés du 8 août 4 347, tandis que la reine Jeanne n'entra à Avignon que le 15 mars 1348.

Voir, d'ailleurs, dans la « Revue archéologique », t. n (1845), p. 158-164, un article de M. Jules Coartet sur celte mystification ; il se termine ainsi : « La responsabilité historique de la malheureuse Jeanne est déjà bien assez grande sans l'aggraver encore d'une pièce ausssi ridicule que barbare. »

JEANNE DE LA NATIVITÉ. Voy. FILLE RELIGIEUSE (Une).

JEANNE FESSE. Voy. F*** (M""). II, col. 3 f.

+ J. E. G. [Jean-Emmanuel Gilibert].

Les chefs-d'œuvres de M. de Sauvage, ou Recueil de dissertations, etc.; le tout commenté ou traduit du latin par — . Lyon et Paris, 1770, 2 vol. in-12.

JEHAN (D.), moine de l'abbaye de Haute- Sel ve, aut. supp. [Sindebad, Indien].

Les Sept Sages de Rome (tirés au latin de D. Jehan). Genève, 1492, 1494, in- fol. goth.

385 JEHAN DE SÀINT-CLAV1EN

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