JEHAN DE SAINT-CLAVIEN (M. L
R.), plagiaire [Louis-François Jehan, né à Saint-Clavien (Côtes-du-Nord) en 1803].
Dictionnaire de linguistique et de philologie comparée. Paris, Mignt, 1858, gr.
in-8, 1447 col.
* La t Correspondance littéraire » (t. m, p. 163) rappelle, à l'égard de ce livre, ce que disait C. Nodier dans ses « Questions de littérature légale ». « Les dictionnaires sont en général des plagiats par ordre alphabétique », et elle continue en ces termes :
t J'oa\re ce dictionnaire à l'article Sanscrit, et je troure que sur les 22 colonnes dont il se compose, il y en a plus de 20 copiée» textuellement dans la Grammaire sanscrite, publiée en 1853 par M. F. Baudry, dont le nom n'est pas prononcée une seule fois ; le reste est emprunté à on article de M. Léon Valsse dans « l'Encyclopédie Didot ». Ce dernier outrage a été, pour M. Jehan, une mine qu'il a exploitée sans aucun scrupule. On trouve la trace des emprunts forcés qu'il a faits as même M. Vaïsse dans treize articles, où des passages entiers sont reproduits intégralement, sans guillemets et sans mention aucune de l'auteur ».
Et plus loin, p. 195 : v M. Jehan a appliqué son procédé si commode aux travaux de M. Renan. Ce qu'il a emprunté textuellement à « l'Histoire générale des langues sémitiques », et ce qu'il y a calqué, ne laisse pas d'être assez considérable (Voy. , entre autres, p. 46-63, 309-341. 537-38, 1023-1024, 1128 et suit., 1179-82, 1393-96 et soi y.), mais ici il y a des circonstances aggravantes, car le jeune académicien a été de sa part l'objet de vives attaques ».
y. Jehan a fourni un assex grand nombre de dictionnaires à la collection Migne, et il a publié d'autres ouvrages, dont on trouvera les titres dans le « Catalogne général » de M. Otto Lorenz, t. m, p. 29.
4- JENNA (Marie) [M™ Céline Renard, née à Bourbonne-lcs-Bains en 1834) .
Elévations politiques et religieuses. Paris, A. Le Clére, 1864, in-12.
JENNEVAL, p*. [ Louis -Hippolyte- Alexandre Dechez, artiste dramatique, né Lyon, mort à Bruxelles en 1831 ou 1832].
Etudes poétiques. Bruxelles, 1831, in-S.
JEOFFROY (Clara), ps. [Charles Baltard, auteur aarticles qui, sous ce nom d'emprunt, ont paru dans un petit journal intitulé le « Petit-Poucet» (1832 et ann suiv., gr. in-18)].
Voy. Gotthelf, H, 198 c.
JÉRÔME, râpeur de tabac, ps. [Ch.-Nic.
Cochin].
Réponse de M.— à M. Raphaël, etc. Paris, fombert fils, 1769, in-8, 33 pag.
T. Iî.
JÉRÔME (le frère), ps. [Gabriel Peignot].
I. Opuscules philosophiques et poétiques du frère Jérôme, mises (sic) au iour par son cousin Gabriel P. Paris, de l impr. de Mercier, an iv [1796], in-18 de vj et 443 p., avec une gravure.
Ce petit volume ayant été imprimé chez Mercier, de Compiëgne, A. A. Barbier a été conduit a l'attribuer a son imprimeur; mais c'est une erreur (1) : il est bien de M. Gabr. Peignot, et c'est son premier ouvrage.
Les six pages préliminaires sont remplies par le titre que nous venons de donner, et au verso des approbations, un Avis au lecteur et la Profession de foi du frère Jérôme. Après quoi vient un autre titre, ainsi conçu : « Songe systéma-physi-comico-moral de M. Jérôme », mis au jour par sa tante Barba-Catherine-Charlette Amidon, des confréries du Sacré-Cœur de Jésus et dn Saint-Rosaire, avec cette épigraphe : Un vil atome retourné dans son néant. Aretin, Réf. des églises. A l'hôtel de la tolérance et de la liberté, 30 novembre 1 790, et amplifié le 25 mai 1792. A la suite, une épltre dédicatoire à M. Thomas Bon..., maire d'un chef-lien de canton, et un avis de Barba-Charlette Amidon, etc. Le « Songe systéma-physi-comico-moral » (en prose), est une plaisanterie sur les systèmes des naturalistes : il y a eu des exemplaires tirés à part. — « L'Histoire de l'Ame d'Ivriel » (en prose). — Discours en vers sur la Révolution française. — Deux Odes, dont l'une snr le départ de Beauchaups, consul de Mascate, ode qui a été réimprimée dans les Opuscules poétiques de l'auteur. — < Poésies libres », par G. P., à Arc, 1793 et 1794,— Le « Bailly cabaleur », comédie en prose, en un acte, le 3 février 1793. Représentée le 3 mars, même année.
Ces « Opuscules philosophiques et poétiques», aussi bien que d'antres « Opuscules en vers », publiés en 1801, in-8' de 72 p. (Voy. la « France littéraire », t. MI, p. 11), ne sont point compris dans la Notice qu'a publiée M. Peignot de ses propres ouvrages, d'où il faudrait en conclure qu'ils sont du nombre de ceux qu'on lui a attribués à tort; mais ce serait nne erreur. Les t Opuscules en vers » portent des iniUales qui désignent bien clairement M. Peignot: ce livre porte pour adresses de vendeurs les mêmes noms que les premiers ouvrages bibliographiques de l'auteur ; au verso du titre on trouve l'indication de quelques livres qui se trouvent chez les mêmes libraires, et ce sont des livres de M. Peignot : nne autre circonstance plus concluante encore, c'est que sur les dix épltres en vers, adressées à diverses personnes, qui font partie de ce volume, plusieurs sont adressées à Jos. Beauchamps, célèbre astronome, ami de M. Peignot, et, entre autres, une intitulée : c Épltre au Grand-Turc, pour lui redemander mon ami Beauchamps, envoyé, en 1795, consul à Mascate», etc., pièce imprimée d'abord dans la Décade philosophique, en 1798, et que, page 20 de sa Notice, M. Peignot avoue pour être de lui. Quant aux « Opuscules philosophiques et poétiques du frère Jérôme », il n'y a pas plus de doute que pour le premier ouvrage, que ces Opuscules sont de M. Peignot : outre l'Ode & Jos. Beauchamps et les Poésies libres, signées de : G. P., à Arc, n'y trouve-t-on pas c le Bailli amoureux », corn, dont M. Peignot parle dans une note de ses < Bagatelles dramatiques » comme ayant été imprimée en 1796? Note de la c France littéraire, VII, 11 ».
+ (1) Cette erreur se trouve aussi répétée ci-devant, n, 90 d. 01. B-r.