JOURNALISTE
Subliées par —, avec des Fragments de T. Royer-Collard, et une introduction de l'éditeur. Paris, Sautelet, 1828 et années suiv., 6 vol. in-8.
La traduction tout entière est de M. Garnier. Ce qu'a lait Th. Jouffroy pour celte édition se réduit à l'Introduction. Voy. la c France littéraire » à l'article Reid.
JOUIN (Nicolas), apocr. [les frères Quesnel, de Dieppe].
Le Véritable Almanach nouveau pour Tannée 1733, ou le nouveau Calendrier jésuitique, extrait de leur martyrologe, ménologe et nécrologe. Trévoux, pour la plus grande gloire de la Société, in-2i.
La » France littéraire » de il 69 donne cet opuscule à Nicolas Jouin; mais j'ai pins de confiance dans nue note écrite à la main dn médecin Falconet, qui l'attribue aux frères Quesnel , de Dieppe , sons le titre de < Etrennes jansénistes », son faux titre.
La même note attribue aux mêmes auteurs un « Abrégé chronologique et Calendrier ». Falconet a Toula sans doute parler des ouvrages suivants, qui semblent sortis de la même imprimerie.
4° « Abrégé historique et chronologique *, dans lequel on démontre par les faits , depuis le commencement dn monde jusqu'en l'année 4733, que la vraie religion a toujours été et sera toujours combattue, etc. Francfort, 4732, in-24.
2° « Etrennes jansénistes, i ou « Journal des principaux laits de l'histoire du prétendu jansénisme , depuis son origine, et des miracles opérés par l'intercession dn B. D. Pans, en forme d'almanach pour l'année 4733. 4733. in-24.
3° t Le Calendrier ecclésiastique pour l'année 473(1.» avec le nécrologe des personnes qui, depuis un siècle, te sont le pins distinguées par leur piété, leur attachement à Port-Royal, etc. Virecht, 4736, in-24.
Un semblable calendrier parut en 4758.
La note manuscrite de Falconet, dont il est ici question, m'a donné des détails neufs sur les deux frères Quesuel, dont l'un, auteur de « l' Almanach du Diable » (voyez I, 655 b), mourut à la Bastille vers 4739, tandis que l'autre se retira en Hollande , oh il termina sa vie en 4773. L'un de ces deux frères, suivant Falconet, est auteur de « l'Histoire admirable de don Inigo de Gnipuscoa » (dont Charles déviera été seulement l'éditeur), la Haye, 4736, 2 vol. in-42.
-f- Voir aussi lei Manuel dn bibliographe Normand », par M. E. Frère, t. H, p. 429. Il se pourrait qu'il n'y ait eu qu'un senl écrivain Dieppois dn nom de Quesnel.
-h JODOT (E.) [Damase Jouaust, actuellement imprimeur à Paris].
Des articles dans a 1er Théâtre ».
d'Evreux » . Voir le * Manuel du biblographe normand * . par M. E. Frère, t. Il, p. 444.
-h JOURDAIN père et fils [Brechillet].
A.-L.-B. Jourdain, mort en 4846, a été un célèbre dentiste à Paris; son fils A. -M. -M. Jourdain, mort en 4848, s'est fait connaître d'une manière avantageuse comme orientaliste. L'un et l'autre ont laissé des écrits qu'indique la * France littéraire » ; leur véritable nom de famille était Brechillet.
su
JOURDAIN (Eliacin) [Séraphin Pélican, romancier et auteur dramatique, né en 1819, mort en 1865].
Le « Catalogne général » de M. Otto Lorenz, t. m, p. 445, indique trente ouvrages différents de ce littérateur. Le plus important de tous est la « Comédie normande (histoire te/rible et merveilleuse de Robert le Diable) », mystère en 23 actes, en prose et envers. Au Quttnoy, Victor Priseau, 4858, in-42, vi, et 668p.
Eu 1854* M. Eliacin Jourdain rédigeait te c Mémorial ]
-h JOURDAN (Louis), né en 1810, auL \pp.
L'Hermaphrodite. Paris, Dentu, 1861, in-I2.
Des circonstances assez singulières existent au sujet de cet ouvrage. 11 n'est point de l'écrivain dont il porte le nom, et il offre un plagiat continuel.
De longs détails se trouvent à cet égard dans les « Mémoires sur la chevalière d'Eon », par M.Frédéric. Gaillardet (Paris), 4865, in-8.
« L'Hermaphrodite » offre la reproduction complète, dans le fond et dans la forme, des « Mémoires » en question ; la partie fictive est surtout transcrite textuellement; sur 302 pages, qui composent « l'Hermaphrodite », 222 sont une copie fidèle; le reste est un abrégé.
Dans une lettre du 26 octobre 4866, M. Jourdan dit que, pour rendre service à un jeune homme alors inconnu, il revit un travail manuscrit qui lui fut présenté comme une œuvre originale, basée sur des recherches personnelles, le signa et le céda à l'éditeur Dentu .
Une lettre de M. E. D. (Debriges) confirme ces faits.
Divers journaux rendirent compte de cet incident. Un article de M. Paul de Cassagnac, dans le ■ Pays », fut au moment d'amener un duel entre ce jeune écrivain et M. Debriges.
Transcrivons le passage suivant :
f Le fait que j'ai mis en lumière n'est malheureusement pas isolé ; la voix publique a dénoncé plus d'une œuvre auxquelles ceux qui les avaient signées étaient restés complètement étrangers, et les noms qui, par contrebande ou par cupidité, servent de patrons à cette contrebande littéraire, sont toujours pris parmi les plus élevés. Mais les dangers de cette fraude ont été révélés par ce qui est arrivé à « l'Hermaphrodite », dont les aventures seront un exemple et une leçon ! *
-f- JOURDAN (Louis) [Léopold Amail].
lia note suivante a paru dans un numéro du « Siècle j» : « Nous sommes priés d'insérer la note suivante :
* L'article intitulé la c Spéculation », qui a paru dans le t Journal des actionnaires » du 28 février, devait porter la signature de M. Léopold Amail et non celle de M. Louis Jourdan ».
Emile de la Bédollière. (Siècle, 3 mars 4857.)
+ JOURNALISTE (Un), etc., aut. dég.
[Fabien Pillet et autres].
La Lorgnette des Spectacles. Paris, Hollier, an VII, in-18, 292 pag.
-f- JOURNALISTE (Un) [Vincbns Saint- Laubent].
Epître d'un journaliste (Geoffroy) à l'Empereur, par — . 1805, in-8.
JOURNALISTE (Un), auteur déguisé [L.
COUAILHACJ.
JOUSSOUF-CHEREBI
Physiologie du théâtre, avec des vignettes de MM. Eray et Birouste. Paris, J. Latine,
JOUSSOUF-CHEREBI, ps. [Voltaire].
Dé l'horrible danger de la lecture, 1765.
Mandement facétieux de Joussouf-Cherebi. Il à été imprimé pour la première fois à la page 159 dn tome in des t Nouveaux mélanges », qui porte le millésime de
JOUY (Victor-Joseph Etienne, dit de), membre ae F Académie française. Ouvrages apocryphes :
[. L Hermite en province, ou Observations sur les mœurs et les usages français au commencement du dix-neuvième siècle.
(Par MM. Amoudru, Duthillœul, La Mothe- Langon, Lefebvre-Duruflé, J. F. L'Héritier (de l'Ain), Pierquin et plusieurs autres). Paris, Pillet aîné, 1818 et années suiv., 18 vol in-12 et in-8 ornés de gravures et de vignettes.
Voyez sur cet outrage et les critiques auquelles il a donné lieu les col. 260 à 271 de ce volume. Jouy n'a écrit pour ces quatorze volumes que le dernier chapitre, intitulé : « Conclusion »
'II. La Morale appliquée à la politique, pour servir d'Introduction aux Observations sur les mœurs françaises au dixneuvième siècle. (Par Antoine Année).
Paris, Pillet aine, 1822, 2 vol. in-12. avec le portrait de Jouy.
III. Avec Jay : les Hermites en prison, ou Consolations de Sainte-Pélagie. (Par MM. A. Barginet et Magallon}. Paris, Ladvocat, 1823, 2 vol. in-12 et m-8, ornés de deux portraits et de six vignettes.
Voyez II, 275 à.
IV. Cécile, ou les Passions. (Par M. Philarète Chasles, alors secrétaire de Jouy). Paris, l'Editeur, rue Garanciére, 1827, 5 vol. in-12.
On voit que Jouy, avant M. Alex. Dumas, s'entendait à exploiter la plume d' autrui. Et pourtant nous ne citons pas tout. Qui dira le nombre des pages écrites par H. Merle pour « l'Hermite de la Chaos aée-d' An lia » et t Guillaume le Franc- Parleur »? Quant à la * Biographie nouvelle des Contemporains > , publiée sous les noms de MM. Jay, Jouy, Aroault, etc., la rédaction en avait été abandonnée à des gâcheurs littéraires, qui n'avaient pas toujours l'intelligence de changer l'esprit d'une notice copiée textuellement dans une biographie royaliste, quand celle à laquelle ils travaillaient était libérale.
JOVIS, ps. fJoiGNY, auteur dramatique].
D'après M. Goizet, il existerait une pièce de cet écrivain, jouée à l'Odéon et imprimée sous ce nom d'emprunt.
-h JOYEUSE (Léon) [Fortuné Calmkls].
ries articles dans « la Vie Parisienne »•.
JOYEUX (M.), ex-professeur d'arithmétique [Auguste- Alexandre Loisbl, exprofesseur au collège de l'Union belge à Bruxelles].
L'Utilité publique, ou Pythagore raisonné, par — . Paris, impr. de Renou et Maulde, 1859, in-8.
JOYEUX (Le). Voy. Le Joyeux.