JUVÉNAL
JUSTIN, aut. dég. [Jean-Marie-Alexandre Justin Gensoul, auteur dramatique]. Pour la liste de ses pièces, voyez « la France littéraire et ses Corrections et Additions » à Gensoul.
JUSTIN *** [F. J. Grandgagnage, conseiller à. la Cour supérieure de Liège, membre de l'Académie royale de Bruxelles, classe des lettres, élu le 7 mars 1835, actuellement premier président honoraire de la cour d'appel de Liège].
I. Voyages et Aventures de M. Alfred Nicolas au royaume de Belgique. Bruxelles, Leroux, 1835, 2 vol. in-18.
II. Alfred Nicolas, ou la Littérature monstre. Liège, 1836, in-8.
Il existe des exemplaires tirés sur papier de couleur.
III. Wallonades; par l'auteur d'Alfred Nicolas. Liège. Oudart, 1844, in-8 de 156 p.
L'auteur a publié dans la même année « Deux Wallonades nouvelles », par l'auteur « d'Alfred Nicolas », qui ont paru dans le n° du 15 novembre 1844 delà c Revue de Liège * , et voici ce que M. le baron de Reiffenberg, dans son «Bulletin du bibliophile belge», t. II, p. 85, dit à l'occasion de ces deux dernières ;
< Quoiqu'elles n'appartiennent pas précisément a la bibliographie, nous ne pouvons résister au plaisir de les mentionner en deux ou trois lignes ».
* Alfred Nicolas est un homme d'esprit et de savoir, qui fait bon marché des talents qu'il possède le mieux: c'est leWallon dans son expression la plus perfectionnée, avec sa loyauté, son bon sens, sa verve et sa malice. Dans sa causerie facile et abondante, vive et naturelle, il y a quelque chose de Montaigne et de Voltaire, et pourtant il reste toujours lui-même ; il est original par tempérament, rien n'a gâté sa bonne et franche nature belge. Dire de quels sujets se joue la plume de M. Nicolas serait difficile; guidé seulement par sa capricieuse fantaisie, il parle de tout et même de quelque autre chose, et il en parle constamment d'une manière amusante, car chez lui la philosophie est allègre et rieuse, et lorsqu'il nous fait réfléchir nous croyons n'avoir pris qu'une distraction agréable. Nous voulons pourtant lui pousser une botte à la Matlianarius, et lui montrer que nous ne sommes pas non plus tout i fait ignorant en matière de wallonisme. Il remarque quelque part que si les éditeurs de vieux textes français savaient le wallon, ils éviteraient bien des méprises, et cela est vrai. Là dessus, toujours en badinant et avec son ton aimable, ils s'en va reprocher à M. Buchon, * autre aimable érudit, qui sait à quoi s'en tenir sur les grandes prétentions de la science, il s'en va, dis-je, le gourmander d'avoir rendu le mot fel par cruel, attendu qu'en wallon, le susdit mot signifie animé, ardent. Je le veux bien, mais dans le patois dit rouchi, ou du Hainaut, il est certain que fel n'a pas perdu le sens de cruel. Il n'est pas moins sur que cette signification existait dans l'ancienne langue romane : l'auteur du t Roman de Mahomet • ne dit-il pas à propos de Néron (p. 15 de l'édition de MM. F. Michel et Reynaud) :
Et de Noiron le fel homme.
Le c Roman de la Rose * ne contient-il pas ces vers (2118*19) :
Villain est fel et sans pitié, Sans service et sans amytié.
Enfin, la langue anglaise, qui garde encore tant de vestiges du roman, n'a-t-elle pas le mot fell qu'on induit rigoureusement par cruel, farouche f
M. Nicolas doit nous remercier de nous abstenir de lui citer le sanscrit, que nous ne savons pas, et le grec, que nous savons peu. Il nous suffit de lui avoir prouvé que nous sommes presque digne d'être membre de Y Académie d'archéologie.... wallone. Nous n'en demandons pas davantage. »
Les portes de l'Académie de Bruxelles ont été oivertes à M. Grandgagnage avant la publication de ces trois ouvrages, par suite de deux lectures et plus sérieuses et plus savantes. En 1830, il a obtenu un prix de l'Académie de Bruxelles pour sa réponse à la question : t De l'Influence de la législation française sur celle des Pays-Bas pendant tes seizième et dix-septième siècles », 1830 (vol. 8 des Mémoires couronnés). Il a aussi donné une « Notice sur un ancien manuscrit concernant Pierre l'Hermite », lue à la séance du 1er mars 1834.
IV. Le Congrès de Spa. Nouveaux voyages et aventures de M. Alfred Nicolas au royaume de Belgique, par — . Liège, 1858-1866, 3 vol. in-18.
JUSTIN G.... (le C.) [Justin Gbnsoul].
Mon premier pas, par — . Paris, Goujon fils, an XI (1803), in-8.
+ JUSTINE [Jean-Baptiste Michel de Magny, né à Pans].
Mémoires de— ,ou les Confessions d'une fille du monde qui s'est retirée en province. Londres {Paris), 1754, in-12.
-f- JUVAIN SOLANIQUE [Nie. Vivian].
Voy. Grevé, II, 215 c.
JUVÉNAL (L.-C.), ps. [Léon Guillemln], écrivain satirique.
I. La France à Barthélémy. Réponse à Archiloque (M. Almire Gandonnière), guizophile. Paris , Pilout , 1843 , in-8 de 16 pages.
En réponse à la première livraison du recueil de satires publié par Archiloque (M. Gandonnière), sons k litre de c A toi, Barthélémy 1 *
II. Lettre d'un Anglais de Londres à Guizot, Anglais de Paris. Réponse à l'Angleterre, de Barthélémy. (En vers.) Paris, Pilout, 1844, in-8 de 16 pages.
La seconde livraison de la c Nouvelle Némésii » est sur l'Angleterre.
III. Vérité sur l'épée d'honneur du contre-amiral Dupetit-Thouars. Réponse à Archiloque, poète guizotin. (En vers.) Paris, galeries de tOdèon^ 1845, in-8 de 16 pages.
IV. La Guerre des portefeuilles, ou le Diable au bal du ministre, intrigue en un