KRUDNER
L'édition de 1747 des « Amours de Zeokinizui » que nous avons sous les yeux, litre rouge et noir, a 306 pages, mais la pagination sautant, par suite d'une faute typographique, de la page 159 à 960, le volume n'a par le fait que 206 pages.
Presque partout ou a commencé les alinéas avec de V italique. C'est le premier livre dans lequel nous ayons trouvé cotte singularité typographique. Comme, dans l'ancienne typographie française et étrangère, on commençait les alinéas par un mol en pktites capitales, tout porte à croire que c'est la disette de ce caractère qui aura décidé l'imprimeur & se servir d'italique.
Sur les 306 (206) pages de ce petit volume, la préface en occupe six, et il est terminé par une clef qui forme quatre pages (les 303 à 306); cette clef ne nous a pas paru contenir tous les noms cités dans l'ouvrage.
Clef des noms cl anagrammes des Amours de Zeokinizui.
Alniob (l'Ile d'), d'Albion ou l'Angleterre.
Alniobiens, Anglois.
Anterol (le kara d'), le duc d'Orléans.
Bapasis (les), les Pays-Bas.
Bossa, duc.
Bileb, la Bible.
Dcrvis, prêtres et moines.
Dourtavan (le tassa), le duc de Venladour.
Duesois (les), Suédois.
Faquin, jésuites.
Chinoer (la reine de), la reine de Hongrie.
Ginarkan (la princesse de), la princesse de Carignnn.
Goilaus (les), les Gaulois.
Goplone, la Pologne.
Guernonia (les), les Norvégiens.
Hourit (les), les femmes.
Iguelean (Y), l'Évangile.
Imans, prêtres et moines.
Jestur (le mollak), le cardinal de Fleur)-.
Jerebi (le roy de), le roy d'ibérie, ou d'Espagne.
Juncs (les provinces), les Provinces-unies.
Kalontil, Chalillon.
Kam, duc et comte.
Katenos (le grand kam de); le grand-duc de Toscane.
Kerilieu (le kam de), le duc de Richelieu.
Kertras (le kam de), le duc de Chartres.
Kigenpi, Pequi^ny.
Kismar, marquis.
Kismar c, marquise.
Kofir. Paris.
Kofiraiit (le roy des), le roy de France.
Kofirancs (les troupes), les troupes françaises.
Kranfs (les), les Français.
Krinclbol, Crébillon.
Lenertoulla, madame de la Tournelle.
Leosaail, Noailles.
Leutinimil, madame de Vinlimille.
Liamil, madame de Mailli.
Lundamberk (le kam de), le duc de Cumberland.
Manoris (les), les Romains.
Marogitu (les), les Germains, ou Allemands.
Meani (le kam du), le duc du Maine.
Melhert, gentilshommes.
Mollak, cardinal. "
Nasica, mademoiselle de Jansac.
Neitilane, Italienne.
Nhir (le fleuve), le Rhin.
Nodaii (les), les Danois.
Omerifferiufs, sous-fermiers.
Pemenralt (le), le Parlement.
Pepa (le), le pape.
Reinoral (la), la Lorraine.
Sesems, messes.
Sicidem, grand kam de Katenos, Medicis, grand-duc de Toscane.
Sokans (les), les Saxons.
Sueti, Jésus.
Tctoulou (le kam de), le comte de Toulouse.
Vameric, Maurice, comte de Saxe.
Vtftr, minisire.
Vorompdap, madame de Pompadour.
Votait, Savoie.
Votaîe (le kam de), le duc de Savoie.
Zeokinizui, Louis XV.
Zeoleirixul, Louis XIII.
Zokitarezoul, Louis XIV.
Il existe des exemplaires auxquels sont jointes des clefs manuscrites plus amples que la précédente.
-+> Il existe de nombreuses éditions de cet ouvrage, Amsterdam, 1740, 1745, 1746, 1747, 1748; Conttantinople, 1770, 1779. Quelques-unes ont une clef imprimée.
-h KRITIKO-PACIFIKOUNTAS [Adolphe Mathieu, écrivain belge].
Voy. la a France littéraire», t. XI.
KRUDNER (M^de), auteur supposé.
Valérie, ou Lettres de Gustave de Linar à Ernest de G... Paris, Giguet et Michaud, 1803, 2 vol. in-12.
Première édition de ce joli roman, souvent réimprimé.
Un digne et respectable vieillard, M. Tournacbon de Monlvéran, qui fut l'amant de madame Krudner, longtemps avant qu'elle ne devint l'Égérie d'Alexandre de Russie, nous a personnellement affirmé que ■ Valérie » n'est point de cette' dame. Parmi ses relations. «Mita— Krudner comptait un oratorien.de la maison de Montmorency, trës-épris de ses charmes et de son esprit : il ne fut point heureux ; néanmoins, son admiration pour elle ne finit qu'avec sa vie. Lorsque madame Krudner quitta la France pour aller s'établir en Suisse, l'oralonen la suivit. Là, pour charmer ses loisirs, il composa ce petit roman. Mais notre oratorien fit une maladie qui l'enleva. En mourant, il laissa à madame de Krudner une somme pour faire imprimer sou livre. Il le lut bien, mais sons le nom de l'exécutrice de sa dernière volonté.
M. de Monlvéran, dont les souvenirs de son intimité avec madame de Krudner sont encore très -vifs, n'a pa se rappeler du nom de l' oratorien, le véritable autew de c Valérie ».
M. de Monlvéran se proposait, il y a quelques années, de publier des « Souvenirs de mon temps *, dans lesquels trois ou quatre feuilles d'impression eussent été consacrées à madame Krudner. 11 est à regretter q*e ces « Mémoires » n'aient pas été publiés ; ils renfermaient, dit-on, une foule de faits excessivement intéressants et curieux.
-H Le 2 septembre 1848, M. S. Poltoratzti adressait à Quérard la lettre suivante :
* Eles-vous bien sûr de votre affaire?
« Si l'ouvrage est de 1803, n'est-il pas de madasne Krudner Y car elle a quitté la France poir la Suisss bien après 1803, et vous dites que c'est es Suisse que l' Oratorien composa le roman que madame Krudner s'appropria ensuite.
« Il faut consulter, pour s'assurer de tout cela :
1° « Biogr. univ., Michaud, suppl., à Krudner ».
KRUGER
KYPSELER
Biogr.
2* « Encyclop. des gens du monde » ;
3° « Dîct. de la conversation »; ,
4° • Un long article de Sainte-Beuve, snr madame Krudner dans la c Revue des Deux Mondes, » du 4" juillet 1837;
5° « Article : t Alexandre 1er », dans la « Michand », supplément.
Je n'ai rien de tout cela sous la main dans ce moment.
-+- Voir Particle consacré à Mme de K. dans la * Nouvelle Biographie générale », t. XX VIII. « Valérie » est une des productions du commencement de ce siècle qui a le moins vieilli. Le plan du roman est faible, les personnages sont des* esquisses assez pâles, mais les idées et les sentiments offrent, avec celte mélancolie vague qu'Ossian et Werther avaient mise à la mode, un charmant mélange d'élévation et de grâce ».
Le prince de Ligne s'amusa à écrire une continuation de « Valérie » (Leijnig, 1807), et ce badinage a été Inséré dans le t. XXIX de ses Œuvre».
-f-Il existe une t Vie de Mmt de Krudner », Paris, 1849, 2 vol. in-8. M. Sainte-Beuve, dans ses « Portraits de femmes » , a apprécié cette personnalité remarquable avec sa finesse habituelle.
KRUGER, apocr. [Fr.-A. BoureauDes-
LiNDESj.
Histoire des anciennes révolutions du globe terrestre, avec l'histoire des tremblements de terre, depuis Jésus-Christ jusqu'à présent; traduit de l'allemand par Sellius, revue et augmentée par l'abbé Sépher. Paris. 1752, in-12.
Une note manuscrite de Naigeon le jeune attribue cette traduction à Deslandes. En lisant le « Journal des savants », édition de Hollande, janvier 1754, p. 182 el suivantes, on voit effectivement "que Deslandes est le véritable et seul auteur de cet ouvrage.
-j- Cet article est pris du c Dictionnaire des anonymes », n* 7812, et t. IV, Table, verbo Krûger; Qoérard loi a donné sa forme propre en en faisant une supercherie. Il reste ici comme réimpression du n* 3460 des c Supercheries » mais il faut consulter aux Anonymes le nouvel article t Histoire des anciennes révolutions du globe terrestre ». 01. B.— r.
K***S., ps. [Henri-Alexis Cahaisse].