I. ECRITS ASCETIQUES
I. Guide spirituel, ou le Miroir des âmes religieuses, trad. du latin du B. Louis de Blois (par M. F. de La Mennais). Paris, Société typographique, 1809, petit in-13. — Autre édition, avec une Préface du traducteur ; suivi de deux opuscules de sainte Thérèse : le Chemin de la perfection, trad. par*** (de Saint -Victor); les Elévations d'une âme à Dieu, traduites par E. de Genoude, avec préface, avertissement et une Vie abrégée de la sainte. Paris, de Vimpr. de Didot aîné. — A la librairie grecquelatine-allemande, 1820, in-32 avec 6 grav., 5fr.
La dernière édition fait partie de la t Bibliothèque des Dames chrétiennes. ■
Ce livre, si remarquable, et pourtant si peu connu avant que M. de La Mennais en eût donné une traduction, est un des produits les plus purs de cette littérature ascétique dont l'Imitation de Jésus-Christ est le chef-d'œuvre.
II. L'Imitation de Jésus-Christ, traduction nouvelle, avec des Réflexions à chaque chapitre. Paris, Margueritte, 1824, in- 18.
Antres éditions :
Paris, rue du Paon, n° 8V4823, in-8 avec 5 pi., 20 fr., et snr papier fin, 30 fr.
Paris, Lamezu, 4825, in-8, sur papier vélin superfin, dit cavalier, et orné de 5 gravures, 20 fr.; grand-Jésus vélin, épreuves avant la lettre (tiré à 100), 35 fr., et même papier, sur format in-4 (tiré à 50), 65 fr.
Édition précédée de prières pendant la messe, par le P. Sanadon, de la compagnie de Jésus. Paru, Lasneau, 4826, in-48, 3 fr., et sur pap. vélin, 4 fr.— Deux éditions dans la même année, l'une de 13 feuilles avec une gravure.
Avec les prières du P. Sanadon. Paris, Bclin-Mandar et Devaux, 1827, in- 18 de 44 feuilles 8/0, 3fr.
Paris, les mêmes, 1828, in-32 de 2 feuilles 7/8 avec une gravure.
VU" édition. Paru, Delin-Mandar, 1832, in-32,
Vm« édition. Paris, Daubrée, 4836, in-32.
Autre édition. Paris, Delloye, Lecou, 4837, in-48, 2 fr. 60 c.
— Paris, Picard, 4839, 4841, 4842, n-48, 2fr. 60. c.
X0 édition. Paris, Picard. 4843, in-32, 2 fr. 60 c.
XU« édition. Paris, Fume, 4844, gr. in-8 avec
6 grav. sur acier et des vignettes dans le texte, 42 fr. 50 c. — Édition publiée en 25 livraisons à 50 c.
XIV* édition. Paris, Pagnerre, Perrotin, Fume, 4845, in-18, 2 fr. 60 c.
L'un des libraires dépositaires de M. de La Mennais, car il faut qu'on le sache bien, M. de La Mennais est le propre éditeur de tous ses ouvrages, sauf de l'Imitation, dont il a plusieurs fois aliéné la propriété pour quelques années, l'un des libraires dépositaires de M. de La Mennais, disons-nous, a imprimé sur son Catalogne, à l'occasion de limitation, la note suivante :
« Ce livre, admiré par les plus beaux génies, atten- « dait encore un génie pour le traduire. M. de La Men- « nais a fait disparaître la différence qui existait entre « l'original et les traductions antérieures. Il a joint a « chaque chapitre des réflexions qui semblent des « post-teriptum de l'auteur ».
Or, l'un des plus savants bibliographes de la France, A.-A. Barbier, qui s'est occupé de recherches particulières sur les traductions de l'Imitation de Jésus-Cbrist, et qui a publié le résultat de ses recherches sous le titre de « Dissertation sur soixante traductions françaises de l'Imitation de Jésus-Christ » {Paris, 1812, in-42et in-8), A.-A. Barbier nous apprend, dans son Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, 2* édit, oo 24,863, que les traductions de ce livre célèbre par MM. de Genoude et de La Mennais ne sont que des espèces de contrefaçons de celle du P. LaUement, jésuite.
Quant aux Réflexions dont parle le libraire dépositaire des livres de M. de La Mennais, Préface et Réflexions avaient déjà paru, en 4820, à la tête de la traduction de l'Imitation de Jésus-Christ par M. de Genoude, qui forme le premier volume de la « Bibliothèque des Dames chrétiennes ». (Voy. plus bas le chapitre des éditions dues à M. de La Mennais).
Inédite ou rebadigeonnée, cette traduction de l'Imitation de Jésus-Christ renferme un passage traduit ou adopté alors par M. de La Mennais, qui, plus tard, a été relevé pour être jeté à la face du prêtre devenu fougueux démagogue. Voici en quels termes est rappelé ce passage dans un journal de septembre 4848 (le c Canon d'alarme »)•
Note à l'adresse du citoyen La Mennais. — tous recommandons à l'ex-rédacteur du • Peuple constituant » f extrait suivant, emprunté à une traduction de « l'Imitation » , publiée par un certain abbé de La Mennais, qui est, je crois, de sa très-intime connaissance.
« La paix, c'est l'ordre parfait; et le trouble, les dissensions, la discorde, la guerre, ne sont entrés dans le monde que par la violation de l'ordre ou par le péché. Aussi point de paix où règne le péché ; pont de paix dans l'homme dont les pensées, les affections, les vol qp Lés, ne sont pas en tout conformes à l'ordre ou à la vérité et à la volonté de Dieu ; point de paix dans la société dont les doctrines et les lois s'écartent de la loi et des doctrines révélées de Dieu ».
« Ei quiconque, homme ou peuple , brise cette ki et ces doctrines, ne fût-ce qu'en un seul point, cet homme, ce peuple rebelle à Dieu, subit à l'instant le châtiment de son crime ; un malaise inconnu s'empara de lui ; je ne sais quelle force désordonnée le pousse et le repousse en tout sens, et nulle part il ne trouve de repos. Comme Gain après son meurtre, il a peur. Non. la paix n'est en effet que pour les ennnts de Diea : « Ils la goûtent en eux-mêmes, et la répandent sur tes autres ».
(IMTT. II. 3.)
LA MENNAIS
M. Danger du monde dans le premier âge. Nouvelle édition. Paris, Jf1' Carié de la Charie, 4827, in-18, 36 pag., 30 c, ou in-64.
Nouvelle édition d'an opuscule qui a été imprimé d'abord dans le t. V. de la « Bibliothèque des Dames chrétiennes» (4820) sons le titre de ■ Dialogue sur les ,dinfers dn monde dans le premier âge ».
Cet opnscnle, augmenté de cinq chapitres nouveaux, a encore été réimprimé sons le titre suivant :
■ Le Guide du premier âge »
Paris, Bclin-Mandar, 1828, îu-18, 2 fr.; in-24. 1 fr. 80 c; et in-46, 1 fr. 50 c.
Parit, Pagnerre, 1844, in-32, 4 fr.
On aime à lire ce petit ouvrage, où le grand écrivain descend des hautes sphères de l'intelligence pour prendre le ton de la plus ravissante simplicité, et reproduire, dans toute leur vérité, les entretiens de l'âme d'un enfant avec le Dieu qui Ta créée.