M. DE LA MENNAIS LIBRAIRE
CLXVIU. Bibliothèque des Dames chrétiennes (1). Paris, de ïimpr. de P. Didot aîné. — A la librairie grecque-latine-allemande, puis Lesage, rue du Paon, n. £, 1820-24, 20 vol. in-32, ornés de gravures d'après les dessins de Bouillon, 100 fr.
M. de La Mennais a fourni à cette collection plusieurs des traductions d'opuscules qui en font partie; des préfaces, et quelques morceaux originaux, entre autres : « Un dialogue sur le danger du monde dans le premier âge » , lequel a été depuis réimprimé à part. La plus grande partie de tout ce qui lui appartient en propre a été reproduite dans l'un ou l'antre volume de ses « Mélanges » .
Voici, du reste, comment est composée cette collection :
1. L'Imitation de Jésus - Christ , traduction nouvelle, par E. de Genoude ; augmentée d'une Préface et de Réflexions à la fin de chaque chapitre, par M. F. de La Mennais, 1820, 1 volume avec 6 gravures.
2. Le Combat spirituel ; par le révérend père D . Laurent Scupoli, clerc religieux théatin; suivi d'un Traité de la prière de l'âme, par le même auteur, traduction nouvelle par **" (de SaintrVictor) ; augmenté de Prières tirées des paraphrases de Massillon et d'un morceau inédit du P. Bourdaione. 1820, 1 yoI. avec 6 grav.
(1) Un écrivain si haineux, a dit M. Madrolle, ne saurait être auteur ascétique. 11 a mis son nom, mais pas son âme, ni même sa plume, â la plus grande partie des ouvrages cités par nous sous les numéros I à VI , à la Bibliothèque des Dames chrétiennes, etc. Pour nous, nous croyons que la publication de ces petits ouvrages avait moins un but pieux, que la création d'un fonds de librairie. On se rappelle qu'à l'exemple de l'abbé Ganilh, éditeur de la « Bibliothèque catholique », et de quelques autres abbés qui s'étaient faits marchands, M. de La Mennais, vers 1820, se fil libraire, en société avec M. R. de Saint-Victor, d'abord sous la raison Lesage, ensuite sous celle de Belin-Mandar et De vaux, * L'abbé de La Mennais est entré en pure perte dans toutes^ sortes de spéculations, indignes, je ne dirai pas, dit M. Madrolle, dn sacerdoce et de la pure philosophie, mais de la noblesse bretonne, à laquelle il prétend appartenir. » M. de La Mennais éprouva peu après un malheur plus grand et une peine plus sensible par la rupture de ses liaisons avec l'homme de lettres qui, après l'avoir entraîné dans une entreprise littéraire et de librairie, abusa de sa confiance, et compromit sa signature pour une somme qui représentait la valeur de toute la fortune de son généreux associé. La perte fut si énorme, que M. de La Mennais dut souscrire à M. Belin-Mandar des billets de commerce une seule fois pour 60,000 francs, qui ont entraîné sa condamnation, même par corps, à la requête de M. de La Bouillerie, et par contre-coup, la cessation de t l'Avenir», et la fuite à Rome. (Voy. «l'Ami de la Religion» dn 20 décembre 1831.)
LA MENNAIS
LA MENNAIS
Le morceau inédit de Bourdaloue est c l'Instruction pastorale » donnée le 30 octobre 4688 à madame de Maintenon, et dont une première édition a été publiée séparément en 4819.