‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 57 sur 1082 · I. Contra papa tu m romanum à diabolo inventum. 1545, in · texte numérisé non relu

I. Contra papa tu m romanum à diabolo inventum. 1545, in

IL Brèves summœ religionis Jesu Christi et Anti-Chrisli. Magdeburgi, 1530, in-8, U feuill.

III. Catalogus testium veritatis, qui antè nostram œtatem pontifici romano reclamarunt. Basileœ, 1550, in-4. — In postremà hâc editione emendatior et duplô auctior redditus, ordine dispositus, m iibri XX tributus atque ità renovatus, ut plané novus videri possit à S. G. S. (Simone Goulart). Lugduni, 1597, 2 vol. m-i; Genevœ, 1608, in-fol. — Nova editio, cum notis Jo. Conr. Dieterici. Franco f., 1672, 2 vol. in-4.

IV. Missa latina, quae olim antè romanam circà annum Domini 700, in usu fuit, ex vetusto authenticoque codice descripta ; édita verô à Flaccio Illyrico. Argenttnœ, 1557, in-8.

V. Ecclesiastica historia intcgram ecclesiae Christi ideam, quantum ad locum, propagationem, etc. , attinet , secundùm singulas centurias complectens, per aliquot viros in urbe Magdeburgicâ, etc.

(Math. Francowitz, vulgô Flaccium Illyricumetalios). Basileœ, 1561-1369, là vol.

in-fol.

-{-Voir dans le « Manuel du libraire », t. II, col. 1276, des détails sur ces ou?rages de Francowitz et sur plusieurs autres. Un d'eux a été traduit en français :« Contre la principauté rde l'evesque romain ». Lyon, 4564, in-8. Consulter aussi l'article que M. Michel Nicolas a consacré à ce théologien dans la * Nouvelle Biographie générale » , tome XML

FLACHAT SAINT-SAUVEUR, ps. [l'abbé Anthelme Tricaud et Du Perrier].

Pièces fugitives d'Histoire et de Littérature anciennes et modernes, avec les Nouvelles historiques de France et des pays étrangers sur les ouvrages du temps, et les nouvelles découvertes dans les arts et les sciences; pour servir à l' histoire-anecdote des gens de lettres. Paris, 1701-1700, 5 parties in- 12.

Les trois premières parties ont paru en 4704 chez Jean Cot, et les deux dernières en 1706 chez Pierre Giffart. La dédicace en tète du premier volume est signée D. P., et le privilège des trois premières parties est accordé au sieur Flachat de Saint-Sauveur, et celui des quatrième et cinquième au sieur d'Aiglemont.

La quatrième partie, de 98 pages, est rarissime, parce qu'elle fut supprimée dès qu'elle parut.

Elle renferme . 1° « Lettre du P. Fronteau sur l'ancien usage de se saluer à table et de s'exciter à boire, avec des remarques curieuses sur la sainte Eucharistie » ; 2° du même, « de l'Origine des paroisses, et de l'obligation d'y assister » ; 3° « Critique sur la vie de saint Castor, évêque d'Apt (par de Saint-Quen-

tin) » ; 4° i Dissertation critique sur les Albices et les Albiciens , ancien peuple de Provence , pour servir d'éclaircissement à plusieurs endroits de l'Histoire de Pline, mal entendus jusqu'aujourd'hui par ses commentateurs (par Saint-Quentin) ».

Cette quatrième partie n'est dans aucune de nos bibliothèques publiques de Paris. M. Bouilliot l'a vue dans le cabinet curieux de M. Pons de Verdun. J'en possède un exemplaire.

Bernard, dans ses * Nouvelles de la république des Lettres », juillet 1704, p. 109, dit de cet ouvrage : « On voit depuis peu une brochure in-12, en forme « de journal, qui a pour titre : < Pièces fugitives ». « Cette brochure parle des ouvrages anciens et modernes.

* Quelques-uns ont attribué cet ouvrage à l'auteur des » Essais de littérature (l'abbé Anthelme de Tricaud, «f alors jeune bachelier de Sorbonne) ; mais ceux qui* t savent mieux la carte du pays littéraire l'attribuent « à un garçon libraire, qui a demeuré autrefois chez « Anisson, et qui, faute de pratique dans sa profesv s ion, s'occupe à écrire présentement. »

On lit dans < l'Histoire des ouvrages des savants » par Basnage, mars 1 705, p. 132, « que l'auteur s'ap- ■' pelle M. Du Perrier; que ce livre est assez curieux,

* et contient des choses assez particulières. •

On voit au surplas dans le tom. XII, fol. 95, du « Catalogue manuscrit de la bibliothèque de la Doctrine chrétienne », rédigé par le P. Baizl, mort en 1740 ,

* que ce Du Perrier éloit garçon libraire chez Anisson,

* et il a eu réellement quelque part a ce journal; mais « le principal auteur éloit l'abbé Tricaud, ainsi qu'on « l'a su d'un témoin très-sûr. C'est le même qui a » donné les « Pièces fugitives » et les « Essais Me « littérature», dit expressément l'abbé Faydit, Sup- « plément de ces Essais, p. 57 et ailleurs. »

Le P. Baizé ajoute qu'il n'a paru que quatre parties de ce recueil. Il ne connaissait point la cinquième.

Du reste, le « Journal de Trévoux », octobre 1705, p. 1818, dit que ces « Pièces fugitives recommençoient a parottre » , et qu'on se proposait d'en donner un nouveau tome de deux mois en deux mois ; ce qu'on ne peut concilier avec ce que les mêmes journalistes avancent, février 1712, p. 224, que < l'an 1704 a vu naître et finir ce Recueil, dout il n'a paru que quatre volumes ».

L'abbé Tricaud a avoué lui-même avoir coopéré aux trois premières parties du recueil de < Pièces fugitives », dans une lettre datée de Paris le 27 mars 1705. Voici comment il s'exprime dans cette lettre, imprimée page 173 du <r Journal littéraire » (du P. Hugo, prémontré), Soleure, 1705, in-12 : c A l'égard des

* Pièces fugitives », j'y avois, je vous l'avoue, quelque r part ; mais les méchantes pièces que l'on y intro- « duisit à mon insçu, me firent perdre l'envie d'y donr ner désormais mes soins, avant qu'une lettre de ca-

* chet m'eût éloigné de Paris. »

De tous ces éclaircissements, on doit conclure que le nom de Flachat Saint-Sauveur est un masque sous lequel se sont cachés Du Perrier et l'abbé Tricaud, en mettant au jour les trois premières parties des * Pièces fngilives »; il est encore permis d'inférer que le i.om de d'Aiglemont est peut-être un nom supposé sous lequel Du Perrier a continué, après la retraite de l'abbé Tricaud, de publier les quatrième et cinquième parties de ces mêmes « Pièces fugitives » .

Je dois à M. Bouilliot plusieurs parties de note. A. A. B— r.

cette

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