‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 591 sur 1082 · LAUZUN · texte numérisé non relu

LAUZUN

leurs de la Société du magnétisme à Paris.

I. Éléments du magnétisme animal, ou Exposition succincte des procédés, des phénomènes et de l'emploi du magnétisme animal. Paris, Dentu, 1818, in-8, 68 pag.

II. Des Principes et des procédés du magnétisme animal et de leurs rapports avec les lois de la physique et de la physiologie. Paris, Dentu, 1819, 2 vol. m-8.

Cet ouvrage est extrait en grande partie de celai qui a été composé par feu H. Bruno, introducteur des ambassadeurs et savant physiologiste. Ce manuscrit fut remis à l'éditeur par M. de Gombanlt, à qui il appartenait. L'Avertissement est aux trois quarts formé do discours qoe M. Perreau, professeur, prononça, à l'ou- Tertore des cours sur le magnétisme, qu'il avait entrepris, en 4785, à la Société de l' Harmonie, sous la direction de Mesmer. ( « Archives du Magnétisme animal », tome vm, pag. 266 etsuiv.)

+ III. Annales du Magnétisme animal, par —, et la Société du Magnétisme de Paris. Paris, Dentu, 1814-16, in -8.

Cet ouvrage a para par numéros de 48 p., depuis le !«• juillet 1844 jusqu'au 31 décembre 4816. La collection entière, composée de 48 numéros, forme 8 vol. in-8 de 288 p. chacun. 0. B.

LAUTERBACH ( Wilh.) , professeur de langues orientales, /h. [J. Klaproth, né à Berlin , le 1 1 octobre 1 783, mort à Paris, le 20 avril 1835].

Wilhelm Schott's vorgebliche Uebersetzung der Werke des Confucius aus der Ursprache, eine litterarische Betruegcrei dargestellt von — ; mit fûnf lithogr. Tafeln chinesischer texte. Leipzig und Paris, Ponthieu, Michelsen und C°, 1828, in-8, 69 pag., 5 pi.

Cet écrit a été imprimé en Allemagne.

LAUZUN (Armand-Louis Gontaut, duc de), plus tard, en 1788, duc de Biron, apocr. [Lew. Golosmitii et P.-Fr. Tisser].

Mémoires de M. le duc de Lauzun (jusqu'en 1783). Paris, Barrois Vaine, 1821, in-8, — ou 1821, 2 vol. in-18.

Les c Mémoires de Lausun » sont un pamphlet contre Marie-Antoinette. L'homme qui est censé les avoir écrits est l'un des trois ou quatre favoris sérieux qu'on ait donnés à cette malheureuse reine.

Cette publication est, par ordre de date, Tune des premières faussetés littéraires de ce siècle, car elle avait été tentée sons le gouvernement impérial.

A l'époque impériale, la liberté de la presse illimitée comme on la réclame aujourd'hui, n'existait aucunement.

Catalogne de la Bibliothèque dramatique de M. de Soleine{1845, in-8), a vouln voir dans M. Auguste- Théodore de Lauzanne de Vauxrouscel le même écrivain que celui à qui l'on doit les deux ouvrages sur le magnétisme que nous citons. Il y a ici une grave erreur, car M. Sarrasin de Montferrier ne s'est point occupé de littérature, mais exclusivement de sciences.

Etait-ce un mal? II fallait pour bien des publications ohtenir au préalable l'autorisation du gouvernement. Les auteurs de ce livre durent donc adresser les manuscrit au ministère de la police.

Celui-ci ayant trouvé le manuscrit trop inconvenant, il en référa au maître, qui, l'ayant lu, en fut indigné. « Quoi, dit-il, ce n'est pas assez qne ces misérables aient fait monter celte malheureuse femme sur l'échafaud ; il faut encore qu'ils salissent sa mémoire 1 Que veulent les auteurs de ce pamphlet? de l'argent : qu'on leur donne de l'argent, et que cette saleté ne voie pas le jour. » Nous avons entendu dire que les auteurs furent largement désintéressés.

Mais vint la Restauration. Alors nos auteurs se posèrent en victimes du despotisme impérial ; ils firent des démarches pour que leur livre pût être imprimé, et, à la honte du gouvernement de cette époque, ils trouvèrent un grand seigneur de la Cour, qui non seulement s'intéressa à eux, mais encore leur fit obtenir de l'argent. Ainsi, Louis XV111 eut la lâcheté de favoriser la publication d'un pamphlet contre sa belle-sœur, tandis que Napoléon avait eu la générosité de la défendre.

Le principal auteur de ces Mémoires est un homme qui s'est attaché plus d'une fois à salir les noms les plus éminents de la France, le juif et libellisle Lewis Goldsmith (voy. son article dans notre « France littéraire »). Son complice est un M. Tissot, qu'on nous a assuré être l'académicien; mais pour l'honneur de celui-ci, nous aimons à croire qu'il y a erreur par suite de l'homonymie. L'éditeur littéraire et le libraire-éditeur sont une seule et même personne : M. Ch.-J. Barrois.

-f- L'authenticité de ces « Mémoires » a été contestée par M. de Talleyrand (« Moniteur » du 27 mars 1818), par M. de Choiseul (« Moniteur » du 22 décembre 1825), par MBa de Genlis et Mm« Campan, et enfin plus récemment par Quérard, qui n'hésitait pas à les attribuer au misérable libelliste Lewis Golsdmith, (Le Quérard, II, p. 404) et par la t Revue contemporaine ».

-j- L'opinion qui prévaut aujourd'hui est qu'ils sont en réalité de Lauzun ; cependant nous ne croyons pas qu'on en ait trouvé l'original autographe.

-4- Les retranchements maladroits faits dans les éditions de 1822, devaient laisser supposer que ces ■ Mémoires », faux ou vrais, étaient beaucoup plus fâcheux pour l'honneur de la reine Marie-Antomciie qu'ils ne le sont en réalité. A les prendre an sérieux (ce que personne n'oserait faire), ils n'établiraient qu'un peu de coquetterie à la charge de la reine et beaucoup de fatuité à celle de Laucun.

-j- Le* passages retranchés furent publiés dans la « Revue rétrospective ». 1™ série, tome I, p. 84-101.

-H II a paru en 1858 une nouvelle édition des «Mémoires de Lauzun », sous ce titre : « Mémoires de Lauzun » (1783-1787), publiés entièrement conformes au manuscrit. Paris, Poulct-Malattit et de Broise, in-12, 4 fr. ; avec une introduction par M. Louis t Lacour.

-+- L'ouvrage fut saisi , puis la saisie abandonnée.

-j-Il en fut donné une seconde édition, dans la même année, mêmes éditeurs et même format, LXVIIet 411 p. 4 fr., avec une préface nouvelle et des notes nouvelles par M. Louis Lacour, lesquelles provoquèrent des poursuites, tant contre lui que contre les éditeurs libraires. Un jugement du tribunal correctionnel de la Seine, confirmé par arrêt de la Cour impériale de Paris, les condamna pour diffamation à l'amende et à la prison.

LAUZUT

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